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Brésil : dernières nouvelles du front

 

Crise sanitaire : Des villes ont par exemple ordonné le confinement strict pour le week-end dernier et les deux à venir. Pendant ce temps-là d’autres déconfinent. Par exemple, les deux villes de Teresina et Timon ne sont séparées que par un fleuve. L’une (Timon) est dans le Maranhão ; l’autre (Teresina) est dans le Piauí. Les deux ponts et la passerelle sont fermées la nuit. Le jour c’est quasi impossible ou alors c’est le chômage technique pour tout le monde. De toute façon, des barques et petits bateaux traversent. Ces deux villes créent un bassin démographique d’un million d’habitants… parfois ce sont des agglomérations voisines ! Le nombre de cas s’envole. 26.051 nouveaux cas de contamination au coronavirus et 602 décès supplémentaires au cours des dernières vingt-quatre heures, selon les chiffres communiqués par le ministère de la Santé (dimanche soir). Mais selon d’autres sources, notamment scientifiques, 𝐢𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐪𝐮𝐚𝐬𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐦𝐩𝐨𝐬𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧𝐞𝐫 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐩𝐫𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐥𝐞 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐜𝐭𝐢𝐦𝐞𝐬. Sans doute bien plus que 1000 morts par tranche de 24 heures depuis le 1er juillet ! Dans certaines municipalités, Fortaleza ou Manaus par exemple, les cimetières sont saturés et le nombre de décès a été multiplié par quatre (par rapport à 2018 ou 2019) à la même période. La gestion de la crise sanitaire n’est pas coordonnée.

Crise gouvernementale : L’étau judiciaire se resserre autour du clan Bolsonaro. La famille du président est cernée par les enquêtes policières. Le fait que Bolsonaro a viré le chef de la police fédérale n’y a rien changé. À la corruption s’ajoutent des liens supposés avec les milices paramilitaires de Rio de Janeiro auteurs de nombreux assassinats dont probablement celui de Marielle Franco, une conseillère municipale de la capitale culturelle. Au cœur des investigations, l’ancien homme à tout faire des Bolsonaro, Fabricio Queiroz, qui a été interpellé récemment (voir ICI sur le site) après une longue cavale. S’il faisait des révélations, cela pourrait être fatal à la majorité gouvernementale déjà fragile. Fabricio Queiroz serait coupable de détournement de fonds publics au sein du cabinet de Flavio Bolsonaro, le fils du président, lorsqu’il était député de Rio. Actuellement sénateur, Flavio Bolsonaro a été appelé à témoigner et doit de nouveau l’être dans les heures qui viennent. Les juges en charge de l’enquête estiment que le fils de Jair Bolsonaro a dirigé au sein de son cabinet le mécanisme que les Brésiliens ont surnommé rachadinha. C’est un détournement de fonds publics avec des emplois fictifs.

Garimpeiros : La police fédérale et l’armée brésilienne ferment une mine d’or très rentable près d’Oiapoque, à la frontière avec la Guyane française. La « mine Duca », dans la région de la commune d’Oiapoque, à la frontière avec la Guyane française dans le nord de l’Amapá, a été de nouveau fermée par l’armée brésilienne et la police fédérale. C’est le même endroit qui, en 2018, a extrait plus de 19 millions de reais d’or, selon des enquêtes. Environ : 3 200 0000 €.

La nouvelle fermeture a eu lieu pendant les deux jours de « l’Opération Orange VI » de l’armée. L’opération a duré 4 jours en débutant dimanche dernier. Des appareils de communication radio, des tronçonneuses, des armes à feu, entre autres objets utilisés dans l’exploitation minière, ont été saisis. La mine se trouve dans une zone très difficile d’accès, sur la rivière Cricou.

Source : DPF Brasil