Mexique : un nouveau plan sécuritaire

Et 26 000 cadavres à identifier

 

Le gouvernement mexicain (de centre gauche) a annoncé qu’il allait déployer plus de 10 000 agents de la police militaire et de la police fédérale dans 17 régions et agglomérations particulièrement touchées par la vague de violence qui submerge le pays depuis des années. Une politique sécuritaire qui pourrait se renforcer dans les mois à venir si les résultats escomptés, notamment contre les narcotrafiquants, ne sont pas obtenus. Ces nouvelles unités sont déjà arrivées à Ciudad Juárez, ville frontalière avec les États-Unis où le taux de criminalité est l’un des plus élevés. Une ville qui doit gérer en plus un flot d’immigrés sans précédent depuis que les États-Unis ont décidé de bloquer la frontière suite à l’arrivée de caravanes de migrants en provenance d’Amérique centrale.

 Par ailleurs, le président López Obrador propose de créer un institut médicolégal spécialement pour identifier 26 000 corps. Cet organisme fédéral serait chargé de coordonner les travaux des experts dans les 32 États du pays.

En fait, le gouvernement lance un programme visant à élucider la disparition de 40 000 personnes et à identifier quelque 26 000 corps qui ont été retrouvés dans 1 100 sépultures clandestines au cours de ces dernières années de guerre contre et au sein du crime organisé. Parmi les mesures annoncées figure donc la création de cet Institut fédéral de la police scientifique chargé de centraliser une grande partie de la charge de travail qui incombait jusqu’à présent aux États.

Le Président Andrés Manuel López Obrador,

dit AMLO est en fonction depuis le 1er décembre 2018