Guyane : Une entreprise aurait embauché des clandestins brésiliens pour les faire travailler à la reconstruction de l’île de Saint-Martin

Une entreprise de Cayenne spécialisée dans le bois et la construction aurait recruté des travailleurs brésiliens en situation irrégulière pour les envoyer à Saint-Martin. Ils ont travaillé à la reconstruction de l’île sans couverture sociale, sans aucun respect des normes françaises à l’embauche, sans emploi du temps et payés au lance-pierre ! Certains se sont tournés vers les prud’hommes. Contactée, l’entreprise en question n’a toujours pas répondu. Ces ressortissants brésiliens, une douzaine, auraient été embauchés à des dates différentes par le patron ou des cadres de ladite société. Ils ont travaillé de quatre à onze mois selon les cas.

Dans une vidéo tournée dans les locaux des Prud’hommes de Saint-Martin, certains se plaignent de ne pas avoir été payés depuis plus de deux mois, d’autres de n’avoir reçu que 300 € au lieu de plus des 2500 prévus, d’autres encore d’avoir été logés dans des locaux insalubres.

L’île de Sain-Martin avait été dévastée par un ouragan les 5 et 6 septembre 2017 faisant 11 morts et endommageant 95% des maisons et immeubles. La reconstruction se poursuit. Elle a été beaucoup freinée essentiellement à cause du retard des assurances. Expertises et contre-expertises n’ont cessé de se succéder. Quant au secteur du BTP (bâtiment, génie civil), il a rapidement été débordé.

Par ailleurs, toujours en Guyane française:

Un gendarme condamné à de la prison pour orpaillage clandestin

L’ancien commandant de la brigade de Régina condamné à cinq ans de prison dont six mois ferme. Régina est une petite commune isolée non loin de l’embouchure du fleuve Approuague à quelques dizaines de kilomètres de la frontière brésilienne. L’ancien commandant de la brigade de gendarmerie donc a été condamné ce jeudi (22/02) à cinq ans de prison, dont six mois ferme par le tribunal correctionnel de Cayenne pour orpaillage clandestin. Plus exactement pour « complicité d’exploitation d’une mine sans titre ». Deux autres chefs d’inculpation : aide à l’entrée sur le territoire de travailleurs clandestins et détournements de pièces saisies.

Trois autres prévenus, tous de nationalité brésilienne, ont également été condamnés : un couple (quatre ans avec sursis et 5 000 euros d’amende) pour « complicité d’activité aurifère illicite et d’aide au séjour », et une Brésilienne de 57 ans (deux ans avec sursis et 3 000 euros d’amende) pour « complicité d’exploitation d’une mine sans titre ».

Pour sa défense, le militaire a affirmé avoir agi pour obtenir des renseignements… On se demande toujours s’ils avait vraiment cru qu’on allait le croire ?!

Ce n’est pas la première fois que des fonctionnaires ou des commerçants sont condamnés de la sorte en Guyane où on n’aime pas les immigrés, sauf quand ils travaillent pour des roupies de sansonnet.