Des nouvelles du Venezuela

 Dans le noir

Des pannes d’électricité plongent le Venezuela dans le noir depuis jeudi soir (07/03). Plusieurs quartiers du centre de la capitale, Caracas, étaient, jeudi après 17 heures, dépourvus de service électrique, selon El Nacional. Le métro était suspendu et « des centaines d’usagers ont été contraints de marcher le long des rues et des avenues pour atteindre leur destination », ajoute le quotidien vénézuélien. Corpoelec, la compagnie nationale d’électricité (publique), a affirmé que ces pannes étaient dues à un « sabotage dans le cadre de la guerre électrique contre l’État ».

Des centaines d’utilisateurs ont été contraints de quitter le métro et de parcourir les rues et les avenues pour se rendre à destination. Les habitants ont également dénoncé la chute des lignes téléphoniques dans différentes zones du territoire national.

La panne électrique est également enregistrée dans divers états du pays tels que Tachira, Zulia, Tachira, Vargas, Lara, Cojedes, Nueva Esparta et Miranda.

Les écoles demeurent fermées aujourd’hui vendredi ainsi que beaucoup de commerces et l’ensemble des administrations sur tout le territoire vénézuélien.

 Expulsion de Daniel Kriener : l’UE pas d’accord

Le gouvernement du président Nicolas Maduro a rejeté jeudi l’appel de l’UE à réexaminer l’expulsion de l’ambassadeur d’Allemagne à Caracas, Daniel Kriener, accusé d’ingérence dans les affaires intérieures du Venezuela. Kriener « a été déclaré persona non grata, en stricte application de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques », a écrit sur son compte Twitter le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza, en réponse à la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini qui demandait à Caracas de revenir sur cette mesure.

 États-Unis : des démocrates opposés à la politique trumpiste vis-à-vis de Maduro

Un groupe de 16 élus démocrates, dont la jeune progressiste et figure montante du parti Alexandria Ocasio-Cortez, a critiqué la stratégie américaine dans la crise au Venezuela, dans une lettre envoyée à Mike Pompeo, chef de la diplomatie des États-Unis : « Nous vous écrivons pour vous faire part de notre profonde préoccupation au regard de la gestion par l’administration Trump des relations avec le Venezuela, en particulier ses suggestions d’une intervention militaire et le fait d’imposer d’importantes sanctions unilatérales », ont écrit ces membres du Congrès américain.

Ils dénoncent également la reconnaissance par Washington de Juan Guaido, leader de l’opposition, « comme président par intérim sans avoir un plan clair en place pour tenir des élections démocratiques et éviter une escalade de la violence ».

Si ces élus démocrates « condamnent fermement » les actions du gouvernement Maduro, qui « a tué des manifestants sans armes » et « bloqué l’entrée dans le pays de l’aide humanitaire », ils estiment que les « menaces d’intervention militaire » américaines sont « juste inacceptables ».

 Parmi les signataires de ce courrier adressé au secrétaire d’État américain, figurent deux membres de l’aile gauche du parti démocrate, Ilhan Omar et Rashida Tlaib, mais également Tulsi Gabbard, l’un des nombreux candidats déclarés à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle de 2020. Les États-Unis ont augmenté leur pression sur le régime du président vénézuélien Nicolas Maduro, en interdisant de visas américains des dizaines de Vénézuéliens proches du régime de Nicolás Maduro, dont des diplomates et des affairistes.