C’est le 79e journaliste assassiné depuis 2001

Edgar Joel Aguilar « a été abattu » chez un barbier dans la ville de Copán, à environ 200 km au nord de la capitale Tegucigalpa.

Il travaillait comme correspondant de la chaîne de télévision HCH et Channel 6. Il dirigeait également un programme d’informations sur la station CableMar de La Entrada. En avril 2012, il avait déjà échappé de justesse à un attentat. On lui avait tiré dessus avec des fusils d’assaut AR-15.

Depuis le meurtre du journaliste sportif Aristides Soto à San Pedro Sula en 2001, EJ Aguilar est le 79e journaliste à être assassiné au Honduras.

91 % des crimes commis contre des journalistes, employés et patrons de médias restent « impunis ». « Chaque fois que meurt un journaliste, le droit à la vie et le droit à la liberté d’expression sont violés », a déploré le Commissaire Roberto Herrera Cáceres.

Il n’avait pas identifié les auteurs de ces menaces sous forme de messages.

Le directeur du Système national de protection, Danilo Morales, responsable d’une organisation de protection des agents de justice, défenseurs des droits de l’homme et journalistes, a déclaré quant à lui que l’organisme n’avait reçu aucune de demande de protection de la part d’Edgar Joël Aguilar.

Pour le moment, le porte-parole de la police a déclaré qu’il n’était pas possible de donner plus de détails sur la mort du journaliste dans le but de ne pas faire obstruction aux enquêtes menées par les forces de sécurité de l’État.

En mars de cette année, un autre journaliste et acteur social hondurien, Leonardo Gabriel Hernández, âgé de 54 ans, avait été tué par six coups de feu dans le quartier de La Ceiba, dans le sud de la ville de Nacaóme, dans le département de Valle.

Le Honduras est considéré, avec le Mexique, comme l’un des pays parmi les plus dangereux au monde pour exercer le métier de journaliste.

Au Mexique, depuis 2012, les autorités ont créé un « Mécanisme de protection des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes », dépendant du ministère de l’Intérieur. 900 Mexicains bénéficient de ce mécanisme de protection. Ils devraient être plus de 1 100 à la fin de cette année.

Toujours au Mexique, trois journalistes ont été assassinés ce mois d’août.