Brésil

Bolsonaro annonce un projet qui permettra l’exploitation minière dans les zones indigènes

Il propose de… « confiner les écologistes » !

Et nomme un… évangélique à la tête de la FUNAI !

Le président brésilien, Jair Bolsonaro, a annoncé ce jeudi (06/02) qu’il enverrait au Congrès national un projet de loi qui autorisera l’exploration minière, pétrolière et gazière, en plus de la production d’électricité sur les terres indigènes. Les 619 zones indigènes situées dans le pays, principalement dans la région amazonienne, sont concernées. Cette exploitation économique envisagée est redoutée par les populations autochtones et les militants écologiques et des droits de l’Homme, qui prévoient davantage de déforestation et de déséquilibre social dans ces régions.

Le gouvernement ignore les critiques et nomme un ex-missionnaire évangélique pour protéger les peuples autochtones isolés à travers la Funai ! Du jamais vu…

Il affaiblit considérablement cet agence gouvernementale chargée, normalement, de protéger les Amérindiens.

 

« Il y a un risque de dommages irréparables », disent les responsables de la Funai…

Le projet prévoit également que l’exploitation des territoires indigènes pour le tourisme, l’agriculture, l’élevage ou l’exploitation forestière sera autorisée. L’autorisation d’utilisation des terres sera accordée par l’Assemblée législative et les peuples autochtones vivant dans ces communautés seront entendus, mais n’auront pas le droit de veto. Le principal argument contre l’exploitation économique des zones protégées jusqu’à présent est que les activités déséquilibreront les communautés, accéléreront la dévastation des forêts et la disparition des peuples indigènes.

Lors de l’annonce, lors d’une cérémonie au Palais Planalto au cours de laquelle l’administration a célébré ses 400 jours, le président a fait pression sur le pouvoir législatif pour approuver sa proposition et a déclaré que s’il le pouvait, il confinerait les écologistes en Amazonie. « Si un jour je le peux, je les confinerais en Amazonie, car ils aiment tellement l’environnement… »

Depuis le début de son mandat, Bolsonaro est la cible de protestations des écologistes. Les critiques sont devenues plus intenses après la série d’incendies de forêt en Amazonie, qui a subi en 2019 une augmentation de 30 % de la superficie brûlée par rapport à l’année 2018.

 Le projet d’exploitation économique des zones indigènes n’est pas le seul problème qui concerne les populations autochtones du gouvernement de Bolsonaro. Ces dernières semaines, l’administration a été la cible de plusieurs critiques pour avoir choisi l’ex-missionnaire évangélique Ricardo Lopes Dias comme nouveau coordinateur des peuples autochtones isolés.

Dans une déclaration, le Conseil missionnaire indigène a dit que le président ne respectait pas la libre existence des peuples autochtones et encourageait le génocide de cette population.