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Coronavirus : deux touristes français hospitalisés au Brésil (et ils se sont ridiculisés)

Les deux touristes qui séjournaient dans la station balnéaire de Paraty (non loin de Rio de Janeiro) ont été hospitalisés sur décision judiciaire le 28 février à la demande des autorités municipales. Ils ont été confinés dans un hôpital public. Suspectés d’être contaminés ils ont dû attendre les résultats des tests.

Le tribunal de l’État de Rio a confirmé avoir donné gain de cause à la municipalité, sans toutefois fournir de détails sur la décision, évoquant le secret médical. La mairie de Paraty a expliqué au site d’informations G1 que le couple de Français était arrivé à Rio en provenance de Barcelone le 20 février, avant de se rendre dans la cité balnéaire lundi 24 février. Ils ont été admis jeudi 27 février à l’hôpital municipal après avoir présenté des symptômes de grippe. Après avoir été soumis à des examens, ils ont été déclarés officiellement comme des cas suspects du coronavirus. Selon les protocoles du ministère de la Santé du Brésil, où un premier cas a été confirmé mercredi 26 février, l’hospitalisation de cas suspects n’est pas automatique, mais dépend de l’état de santé du patient.

 Le fait que les deux Français aient manifesté à plusieurs reprises leur volonté de sortir a motivé la demande d’une décision judiciaire autorisant le prolongement de leur hospitalisation, selon la municipalité. Une hospitalisation qui n’a toutefois pas excédé 48 heures.

Ce qui, au passage, a été suffisant pour que l’AFP en fasse quasiment une affaire d’État pour solliciter une réaction de la part de la municipalité de Paraty et… des autorités consulaires françaises !

En fait, si le tribunal local a dû prendre une telle décision c’est tout simplement parce que les deux Français commençaient à faire un peu de grabuge expliquant à qui voulait les entendre qu’ils étaient pris en… otage !

L’épidémie de rougeole bien plus dangereuse que celle du Covid-19

Plus sérieusement, les autorités sanitaires brésiliennes ont, dans un communiqué dimanche soir, fait savoir que 252 cas suspects étaient suivis sur tout le territoire de l’Union. En plus des deux cas (avérés) de São Paulo. Le bulletin national de situation sanitaire souligne également que 89 autres soupçons ont été écartés depuis le début de la surveillance.

Les deux cas confirmés sont des patients de São Paulo qui se trouvaient en Italie. Le premier cas a été confirmé mercredi dernier. C’est un homme de 61 ans qui a été placé en quarantaine à la maison et dont l’état n’inspirerait aucune inquiétude.

Par contre, le Brésil fait face à une épidémie autrement plus sérieuse : celle de la rougeole. Cette maladie avait été totalement éradiquée il y a une quinzaine d’années, mais elle est revenue sous l’effet de deux facteurs. Celui de la méfiance de certaines familles vis-à-vis des vaccins (à cause il faut bien le dire de fausses infos répandues notamment sur WhatsApp très populaire au Brésil) et de l’abandon depuis l’arrivée de Bolsonaro des campagnes obligatoires de dépistage et de vaccination. En 2019 on a déploré plusieurs décès dont une dizaine dans le nord du pays.