Le pays de Neymar et Bolsonaro de plus en plus pauvre !

Bolsonaro se moque (devant des journalistes atterrés) des difficultés économiques des Brésiliens !

Le Brésil est encore plus pauvre qu’au cours de la dernière décennie. En raison de la récession ou de la stagnation de l’économie depuis quatre ans (ères Temer et Bolsonaro) le PIB par habitant est de 7,4 % inférieur à celui de 2013. Ce qui veut dire en gros que les revenus médians des Brésiliens n’ont absolument pas évolué depuis plus de 11 ans !

Pour aggraver les choses, les inégalités ont augmenté. Les économistes brésiliens, toutes tendances confondues, font le constat alarmant que compte tenu des perspectives actuelles, le PIB par habitant ne retrouverait son niveau d’avant la récession, en 2013, qu’en 2024. La baisse des performances de l’économie en fin d’année (2019) et l’impact du coronavirus devraient entraîner une croissance du PIB d’environ 1,6 % cette année, selon les premières estimations. Comme le PIB n’a augmenté que de 1,1 % en 2019, si le Brésil croît de 1,6 % en 2020, la croissance moyenne du premier exercice biennal sous le gouvernement de Jair Bolsonaro devrait être pratiquement la même que celle de l’exercice biennal de Michel Temer (2017-2018).

Le Brésil n’a jamais connu une aussi mauvaise croissance (en fait, une baisse) du PIB par habitant, depuis qu’il existe des statistiques sur le PIB (1901).

En 1992, le président Fernando Collor avait été destitué dans le cadre d’une récession provoquée par l’échec d’un plan du contrôle de l’inflation (en plus des effets de l’hyperinflation de José Sarney à la fin des années 1985-1990). La chute de la période de récession majeure de 1981-1983 a été plus importante qu’entre 2014 et 2016. Mais il y a eu une reprise rapide de la croissance en 1985 et 1986. Ce qui ne semble pas être le cas à l’aube de la deuxième décennie du XXIe siècle. D’autre part, la monnaie brésilienne (le réal – R$ —) atteint ses plus bas depuis au moins 20 ans…

L’Institut brésilien de géographie et de statistique (IBGE) montre que le PIB est passé de zéro au premier trimestre 2019 à 0,5 % au deuxième ; 0,6 % au troisième et 0,5 % au quatrième, toujours par rapport au trimestre précédent.

Interrogé sur cette déconfiture économique et financière, Bolsonaro n’a pas répondu. Ou plus exactement a demandé à un… humoriste sans talent de répondre à sa place. Après un quart d’heure totalement surréaliste, les journalistes sont partis.