LE FIL VERT

Une étude révolutionnaire montre comment les plantes perçoivent le monde

Si les processus sensoriels des plantes restent complexes et mystérieux, une nouvelle étude cartographiant les interactions entre protéines nous permet aujourd’hui d’y voir un peu plus clair. Plutôt que de s’appuyer sur des organes sensoriels comme les mammifères, les plantes utilisent de leur côté des protéines situées sur les membranes externes de leurs cellules pour détecter les produits chimiques environnants, ou autres protéines provenant d’agents pathogènes. Ces détections déclencheront alors un signal d’avertissement dans la cellule.

Il existe des centaines de variétés de protéines membranaires qui contribuent au développement, à la croissance et à l’immunité de la plante, ainsi qu’à sa capacité à répondre à différents stress. Notre compréhension de la façon dont toutes ces protéines travaillent ensemble est néanmoins très limitée. D’où l’importance de cette nouvelle recherche menée par Shahid Mukhtar, professeur adjoint de biologie à l’Université d’Alabama à Birmingham (États-Unis), qui a retracé et cartographié avec son équipe les interactions de 200 de ces protéines.

Tesla au secours de Porto Rico

Fin septembre, la tempête Maria frappait l’île de Porto Rico et les dégâts, tant humains que matériels, ont été considérables. Immeubles et maisons détruits, réseau routier effondré, mais surtout une gigantesque coupure d’électricité qui a freiné les secours et stoppé l’activité dans les différents hôpitaux de l’île. Mais pour faire face à la tempête la plus dévastatrice du siècle, Porto Rico s’est trouvé un allié : Elon Musk, le patron de Tesla, s’est engagé à aider le gouvernement local à construire un réseau électrique solaire dans les plus brefs délais en faisant appel aux dernières technologies en matière d’énergie solaire. Plus qu’une simple opération caritative, le projet de Tesla à Porto Rico est désormais suivi par tous les observateurs du secteur des énergies vertes. Véritable laboratoire à ciel ouvert, Porto Rico pourrait devenir, dans les mois qui viennent, le premier état à être alimenter à 100% par un réseau électrique solaire.

Tout va très vite avec Elon Musk, et le patron de Tesla est notamment connu pour être très réactif sur les réseaux sociaux. C’est déjà sur Twitter qu’il avait passé un marché en direct pour installer une ferme de batteries solaires en Australie, alors que le pays faisait face à un important risque de coupures électriques. La même chose s’est reproduite début octobre : en seulement quelques tweets, Elon Musk est entré en contact avec Ricardo Rossello, le gouverneur de l’état de Porto Rico, et s’est proposé de reconstruire le réseau électrique en s’appuyant sur la technologie solaire de Tesla. Une offre que le gouverneur s’est empressé d’accepter étant donné l’urgence humanitaire dans laquelle se trouvait l’île.

Lire la suite sur le site l’EnerGEEK

Tchernobyl passe au solaire !

3800 panneaux photovoltaïques ont été placés à cent mètres du réacteur qui a causé la catastrophe nucléaire.

Une centrale solaire est actuellement en construction sur le site de Tchernobyl en Ukraine – une manière de redonner un semblant de vie à ce lieu dévasté par la catastrophe nucléaire de 1986.

Solar Tchernobyl, la société germano-ukrainienne en charge du projet de centrale solaire, vient d’installer environ 3800 panneaux photovoltaïques à cent mètres du réacteur en cause de la catastrophe. Cette première étape du projet devrait permettre de fournir de l’électricité propre à plus de 2000 appartements. Dans le futur, la société espère augmenter la production d’énergie sur ce site par cent, comme le rapporte le site Futurism.

La route solaire normande produit deux fois moins d’électricité que prévu

409 et non pas 767 kWh par jour en moyenne. Les experts se sont donc trompés dans leurs estimations. Un problème de joints serait notamment à l’origine de cette défaillance. Cette route (340 kW) très médiatisée a produit concrètement 409 kWh par jour en moyenne durant l’année 2017, soit 149,4 MWh pendant les 365 jours en question rapporte Le Moniteur dans un article mis en ligne le 22 décembre 2017, soit exactement un an après celui du Monde. 

Il existe une alternative biologique au glyphosate de Monsanto, mais celle-ci n’est pas homologuée !

Un agronome breton, Jacques Le Verger, découvre une puissante alternative bio au glyphosate… mais l’administration lui fait barrage depuis des années. Il a mis au point une alternative biologique au glyphosate du géant Monsanto : le Croq’Mousse. Malgré son investissement en temps, en argent et les tests réalisés par l’Ineris, l’homme ne parvient pas à obtenir l’homologation de l’Anses (l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation). Jacques Le Verger est un agronome breton ayant investi un million d’euros dans l’élaboration de son Croq’mousse, un herbicide anti-mousse également décliné en engrais dans une gamme de produits dédiée. Composé d’algues marines et entièrement écologique, l’anti-mousse serait aussi efficace que le glyphosate et ceci aurait été certifié par lInstitut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris). En effet,  il a conclu: « Votre produit mérite naturellement d’être mis sur le marché, pas de toxicité aigüe ni de danger avéré pour l’environnement ». La direction des routes bretonnes, après essai, a confirmé que le Croq’Mousse s’avérait aussi efficace que le Roundup ! Cependant, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation refuse d’homologuer le Croq’mousse…  Jacques Le Verger a également travaillé avec les responsables de diverses communes, comme à Nantes ou Paris. La gamme de produits qu’il a développé avec sa société, Osmobio, a présenté des résultats positifs contre toute attente. « Nos produits ont été comparés avec les produits classiques de la chimie de synthèse, et je dois vous dire que selon l’expression de ces responsables, les résultats ont été bluffants ». Cependant, les autorités lui refusent encore et toujours l’autorisation de vendre son produit !

Sources: Epoch TimesPositivRLe Monde

La « cli-fi », une nouvelle façon de parler du changement climatique

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À quoi ressemble un monde ravagé par la hausse des températures ? Kevin Rheese/Flickr, CC BY
Claire Perrin, Université de Perpignan

Au tournant des années 2010, la presse américaine relatait l’apparition d’un nouveau genre littéraire, la « cli-fi » (pour climate fiction), terme inventé en 2008 par l’écrivain et blogueur Dan Bloom. Les romans de « fiction climatique » prennent généralement la forme de récits post-apocalyptiques où des personnages évoluent dans un monde ravagé par les effets du changement climatique.

Si les romans de cli-fi sont encensés par la presse américaine aux sympathies écologistes, ils restent cantonnés en France à un public de niche.

Du « nature writing » à la « climate fiction »

Aux États-Unis, la popularité et le nombre des romans de cli-fi s’expliquent d’abord par l’importance culturelle de la nature dans ce pays. Citons ici le poète Walt Whitman et les philosophes Henry David Thoreau et Ralph Waldo Emerson, qui ont parmi les premiers contribué à faire de la nature le personnage principal du roman national américain.

Par contraste, la littérature française s’est passionnée pour la ville : chez Victor Hugo, Honoré de Balzac ou Charles Baudelaire, c’est Paris, les intérieurs, les arts, bref tout ce qui relève de la « culture » et de la « civilisation » qui semble digne de fiction. La nature et la campagne – que ce soit dans Aux Champs de Guy de Maupassant ou bien dans Madame Bovary de Gustave Flaubert – sont le théâtre de l’avilissement moral.

Si la nature redevient un sujet d’intérêt pour les lecteurs français, ce dont témoigne le retour en vogue des œuvres de Henry David Thoreau, le sujet semble rester cantonné à la littérature d’essai ou aux récits de voyage comme chez Sylvain Tesson.

L’arrivée tardive de la cli-fi en France peut aussi s’expliquer par un certain élitisme littéraire dédaignant encore largement la science-fiction, dont se rapproche tout naturellement ce nouveau genre.

DR

La question des dangers d’une surexploitation de la nature et du rêve de terraformation d’autres planètes est en effet au cœur de nombreux romans de science-fiction, à l’image de Dune (1965) de Frank Herbert. Citons aussi J.G. Ballard qui publia un an avant le classique d’Herbert Sécheresse, le troisième volet de sa quadrilogie des mondes dévastés ; il y dépeint une apocalypse provoquée par la disparition des eaux terrestres sous l’effet de la pollution industrielle des océans.

Mais il est possible de faire remonter la fiction climatique encore plus loin. Avec Les Raisins de la colère de John Steinbeck (1939), par exemple. On y découvre les conséquences sociales de l’épisode climatique du « Dust Bowl » des années 1930 au cours duquel des tempêtes de poussière s’abattirent sur les Grandes Plaines américaines. Climatologues et historiens de l’environnement s’accordent aujourd’hui pour dire que le Dust Bowl fut la conséquence directe de techniques agricoles délétères.

Contre les rêves fous de la géo-ingénierie

Une autre caractéristique de la science-fiction consiste à dénoncer des sociétés grisées par leurs capacités d’innovation, de contrôle de la nature, de progrès scientifique et technologique. Dérivée de la Sci-Fi, la cli-fi n’échappe pas à la règle.

L’un des exemples les plus frappants se trouve chez l’Américain Paolo Bacigalupi. Couronné en 2010 par les prix Nebula et Hugo pour son premier ouvrage La Fille automate, Paolo Bacigalupi fut longtemps journaliste au sein de la revue écologiste High Country News. L’auteur dépeint dans son roman un monde frappé par une pénurie des ressources pétrolières et une montée des niveaux des océans due au réchauffement climatique.

En 2015, Paolo Bacigalupi publie un second roman de cli-fi, The Water Knife. Il y décrit, dans un contexte de sécheresse apocalyptique liée aux activités humaines, la lutte qui oppose les États du Sud-Ouest américain pour l’accès à l’eau de la rivière Colorado. Sous le soleil écrasant du désert de l’Arizona, les habitants de Phoenix en sont réduits à boire leur urine recyclée…

Les plus fortunés, quant à eux, survivent confortablement sous des dômes recréant artificiellement des écosystèmes paradisiaques. Ce type de construction, en projet dans plusieurs grandes villes du monde pose pour Bacigalupi plusieurs questions essentielles : qui y aura accès ? Et quid de la nature à l’extérieur de ces structures ?

Dénonçant à la fois le capitalisme et les rêves de géo-ingénierie des firmes multinationales, les romans de Paolo Bacigalupi illustrent la frange de la cli-fi la plus politisée et la plus investie par la question des responsabilités humaines dans les dérèglements climatiques.

Rencontre avec Paolo Bacigalupi (Laurence Honnorat/YouTube, 2016).

Une réponse au climatoscepticisme

Dans un contexte où des personnalités climatosceptiques occupent aux États-Unis les plus hautes fonctions, un genre littéraire tel que la cli-fi peut véritablement faire œuvre de résistance.

En cherchant à éveiller les consciences à l’aide de récits apocalyptiques, la cli-fi rejoint ainsi la rhétorique des écologistes américains et européens dénonçant la surexploitation de la nature et l’absence de réaction adaptée face aux changements climatiques.

Ces accents eschatologiques exposent toutefois les romanciers à la critique d’écologistes plus modérés : représenter le réchauffement climatique comme un phénomène apocalyptique revient à se couper l’herbe sous le pied en risquant de désintéresser le public de la question, convaincu par ces œuvres qu’il n’y a plus rien à faire.

Des histoires plutôt que des courbes de CO2

Si la cli-fi est bien souvent catastrophiste, elle ne se limite pas à des récits d’apocalypses préfabriquées.

En 2017, paraît en français Les Sables de l’Amargosa de la Californienne Claire Vaye Watkins. Alors que les changements climatiques composaient le sujet central du roman de Paolo Bacigalupi, ils figurent ici comme un arrière-plan réaliste du récit mettant en scène un couple de Californiens tentant de survivre à la sécheresse en se ralliant aux adeptes d’un gourou sourcier et manipulateur.

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Autre aspect étonnant, Claire Vaye Watkins répertorie, dans des chapitres pastichant les grands naturalistes et explorateurs américains, les nouvelles espèces animales apparues avec les changements climatiques.

Pour ce qui est de la cli-fi française, on peut citer le roman Terre Lointaine de Pierre-Yves Touzot. Post-apocalyptique sans verser dans le sensationnalisme, ce roman débute sur l’éveil d’un personnage, ne connaissant ni son identité ni son passé, dans un environnement peuplé de créatures étranges et familières à la fois, dans lequel il tentera de survivre et de comprendre ce qui s’est passé durant son sommeil. Sur 300 pages, Pierre-Yves Touzot présente de façon précise et accessible toutes les théories et données scientifiques permettant de prendre la mesure de la crise environnementale.

Atteindre les imaginaires

C’est là tout l’enjeu de la fiction climatique : exposer l’ampleur de la crise environnementale et civilisationnelle pour mobiliser les consciences. Le point commun entre les œuvres de cli-fi n’est pas tant la place accordée à l’environnement que ce lien direct qu’ils tracent entre activités humaines et changements climatiques.

La fiction climatique peut aujourd’hui constituer une arme efficace pour les défenseurs de l’environnement : après avoir entendu les multiples cris d’alarme des chercheurs, lu avec effroi les rapports du GIEC et suivi toutes les campagnes de sensibilisation à la question du climat, on peut s’étonner – avec Bruno Latour (Face à Gaïa), Clive Hamilton (Requiem pour l’espèce humaine) et tous les autres penseurs de la question environnementale – que rien n’ait encore été fait qui soit à la mesure du problème. En utilisant le médium du récit et celui de la littérature, il faut espérer que les auteurs de cli-fi apporteront leur pierre à cette nécessaire prise de conscience.

S’il est fort possible que ceux qui lisent de la cli-fi soient déjà sensibles à ces questions, on peut espérer que des lecteurs de science-fiction encore peu réceptifs aux dangers du changement climatique changeront d’avis en se plongeant dans un roman de Paolo Bacigalupi, Claire Vaye Watkins ou Pierre-Yves Touzot.

The ConversationQuoi qu’il en soit, on doit se réjouir de la présence grandissante de la question climatique dans toutes formes d’art. En peuplant désormais les imaginaires, elle devient de plus en plus difficile à ignorer.

Claire Perrin, Doctorante en littérature américaine, Université de Perpignan

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Hulot veut changer d’échelle dans la transition énergétique

En visite dans la Sarthe sur des installations éolienne et solaire, le ministre de la transition écologique et solidaire a précisé et rappelé les mesures décidées pour permettre à la France d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés en matière d’énergies renouvelables dans le cadre du Plan climat, de la loi de transition énergétique et de la stratégie nationale bas carbone.  

“Avec Bruno Le Maire, nous sommes en train de préparer un accélérateur de la transition écologique, et notamment de la transition énergétique, pour changer d’échelle”, a déclaré Nicolas Hulot.

“On va changer d’échelle dans les appels d’offres, que l’on va quasiment multiplier par deux sur le solaire. On va changer d’échelle en essayant de rendre acceptable tous ces projets et de sortir d’une position conflictuelle”, a-t-il ajouté. 

Lire l’article de Dominique Pialot dans la Tribune

Une plongée pleine d’enseignement dans deux siècles d’inondations

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Crue de la ravine Blanche au Tampon pendant le cyclone Hyacinthe à La Réunion, en 1980. Jean-Claude Hanon/Wikipédia, CC BY-SA
Michel Lang, Irstea

Face au retour régulier des inondations, qui constitue le premier risque naturel en France, tirer les leçons des événements passés apparaît comme une évidence. Un travail d’inventaire des « inondations remarquables en France », réalisé en 2011, a fait l’objet d’un recueil qui rassemble des informations sur près de 175 événements. Il complète le précédent inventaire national (1858-1864) réalisé par Maurice Champion et couvre une période de plus de deux cents ans, de 1770 à 2011.

On retiendra que la France, de par la diversité des influences climatiques (perturbations d’origine océanique, méditerranéenne, continentale ; cyclones, orages), connaît une grande variété de types d’inondation : crues pluviales, nivales, par remontée de nappe, submersion marine, crues et laves torrentielles.

Les cumuls pluviométriques, mesurés antérieurement à l’aide de pluviomètres (relevé manuel de la quantité d’eau précipitée dans un récipient gradué) et, depuis plusieurs décennies, à l’aide de pluviographes (relevé automatisé des intensités de pluie à pas de temps fin) sont spécifiques aux familles d’événement.

Des records de pluie et de débit

Parmi les précipitations record observées par le passé en France, on peut citer quelques événements remarquables : 792 mm en 21 heures à Joyeuse (crue de l’Ardèche du 9 octobre 1827), 687 mm en 21 heures à Anduze (crue des Gardons du 8 et 9 septembre 2002), 950 mm en 24 heures à Valleraugue (crue du Tarn du 28 et 29 septembre 1900), 1 000 mm en 24 heures et 1 930 mm en 5 jours à Saint-Laurent-de-Cerdans (crue du Tech du 16 au 21 octobre 1940).

L’île de la Réunion constitue un cas à part, avec les plus forts relevés pluviométriques mondiaux, pour des cumuls de 12 heures à 15 jours : 1 144 mm en 12 heures et 1 825 mm en 24 heures (cyclone Denise, 1966), 2 467 mm en 48 heures (cyclone du 8-10 avril 1958), 3 929 mm en 72 heures (cyclone Gamède, 2007), 6 083 mm en 15 jours (cyclone Hyacinthe 1980).

Des événements anciens plus meurtriers

Le travail d’enquête a identifié, sur les deux derniers siècles, sept événements ayant fait plus de 100 victimes : 1 200 morts lors du cyclone de 1928 (Guadeloupe), 500 morts en juin 1875 (crue de la Garonne), 423 morts en décembre 1959 (rupture du barrage de Malpasset), 230 morts en mars 1930 (crue du Tarn et de la Garonne), 175 morts en juillet 1982 (rupture de poche glaciaire à Saint-Gervais), 165 morts lors du cyclone de 1948 (La Réunion), 125 morts en septembre 1875 (lave torrentielle sur l’Orb et le Vernazobres).

On peut noter qu’il s’agit ici d’événements anciens : les progrès réalisés en matière de gestion de crise (prévision-alerte-évacuation) et de génie civil (habitations, barrages) ont depuis permis de réduire les conséquences de tels événements catastrophiques.

Ceci étant, les événements récents de septembre 1992 sur l’Ouvèze (41 morts), de novembre 1999 sur l’Aude (35 morts) et de la tempête Xynthia en février 2010 (35 morts) nous rappellent que la vigilance est de mise vis-à-vis des phénomènes rapides de submersion, avec des inondations brutales à bien analyser lorsque les ouvrages de protection sont submergés.


Le 22 septembre 1992, la rivière l’Ouvèze submergeait Vaison-la-Romaine (Vaucluse). Retour sur les lieux de la catastrophe.

Des événements récents coûteux

En termes de dommages liés aux inondations, on peut retenir que les événements pour lesquels les estimations dépassent le milliard d’euros (valeur 2011) sont en général assez récents : 3,5 milliards (crue de l’Aude, novembre 1999), 2,5 milliards (tempête Xynthia, février 2010), 1,6 milliard (crue de la Seine, janvier 1910), 1,4 milliard (crue des Gardons, septembre 2002), 1,4 milliard (crue des Gardons, septembre-octobre 1958), 1,1 milliard (crue du Rhône, décembre 2003), 1 milliard (crue de l’Argens et la Nartuby, juin 2010), 1 milliard (crue en Bretagne, hiver 2000-2001).

Cela traduit assez bien l’augmentation importante des enjeux et de la vulnérabilité en zone inondable ces dernières années. On notera également que les crues lentes comme les crues rapides sont susceptibles de générer des dommages très importants. Rappelons ici que les dernières estimations sur les conséquences possibles du retour d’une inondation type 1910 en région parisienne sont maintenant de l’ordre de 30 milliards d’euros, à comparer avec les 1,6 milliard de l’époque.

Où trouver des informations ?

Une grande variété de supports donne accès à des informations, des descriptions sur des inondations : marques de crue, plaquettes d’information, expositions, rapports techniques, documents réglementaires sur les risques, bases de données locales, photographies, vidéo, reportages…

Sur georisques.gouv.fr.

À l’échelle nationale, un travail est en cours depuis plusieurs années pour mettre à disposition du public les informations sur le risque d’inondation. On peut citer le portail Géorisques du ministère de l’Environnement sur les risques naturels et technologiques, le site Pluies extrêmes de Météo-France sur les pluies remarquables en France métropolitaine et dans les DOM, la base de données historiques sur les inondations du ministère de l’Environnement ; un nouveau site sur les repères de crue en France devrait être mis en ligne courant 2016, toujours par le ministère.

Ces différentes informations ont pour but de sensibiliser la population au risque d’inondation, et de faciliter l’accès aux données anciennes. C’est en connaissant mieux les aléas que l’on peut se préparer efficacement au retour de nouvelles catastrophes et proposer des solutions qui relèvent aussi bien de l’anticipation et de la gestion de crise, que des travaux de protection ou de la prévention des risques pour une réduction de la vulnérabilité et un aménagement raisonné du territoire.

   

Michel Lang, Ingénieur chercheur en hydrologie, Irstea

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Vraie voiture solaire

Eoliennes des fermiers de Loué : Nicolas Hulot salue l’intelligence du projet

” Des projets aussi consensuels et aussi participatifs, c’est plutôt rare. Nous sommes les premiers en France à nous être lancés dans cette aventure” . En prononçant ces mots, le directeur général des Fermiers de Loué, Yves de la Fouchardière, ne boude pas son plaisir.  Indéniablement pour lui et son groupe volailler, la venue du ministre est une reconnaissance du travail acompli. Un gros coup de pouce pour booster le développement des énergies renouvelables.

Lire sur le site de France 3 l’article de Thierry Bercault ICI

Les Pyrénées-Orientales passent le cap des 100 chaufferies automatiques au bois

Dans la continuité d’une dynamique engagée depuis plusieurs années, l’association Bois Energie 66 se félicité des résultats obtenus en 2017 ! Avec six nouvelles chaufferies automatiques au bois collectives, le total s’élève donc à cent unités en fonctionnement sur le territoire départemental, soit plus de 56 MW bois et une consommation potentielle de 51 000 tonnes par an, tous combustibles confondus (bois déchiqueté et granulés). C’est à lire ICI

Tesla a commencé à fabriquer des tuiles solaires

Tesla a commencé à fabriquer ses tuiles solaires dans la Gigafactory 2 de Buffalo, à New York. Les premières installations chez les clients commenceront dans les prochains mois.
Ces derniers mois, plusieurs observations d’installations de tuiles solaires (Tesla Roof) ont été signalées par la communauté Tesla mais il s’était révélé qu’elles étaient exclusives à certains employés du constructeur californien.
Peu d’informations filtraient également, si ce n’est le partenariat entre Tesla et le géant Panasonic qui d’ailleurs, dans ces dernières semaines, intensifiait son recrutement.

Canada

Agriculture raisonnée. Sur un hectare, il génère un C.A. de plus de 100 000 €

On nous a longtemps fait croire que les réalités économiques rendaient l’agriculture bio totalement utopique. Pourtant, de plus en plus d’exemples tendent désormais à prouver le contraire : une petite ferme à taille humaine peut parfaitement cultiver une nourriture saine et sans pesticides tout en gagnant l’argent nécessaire à sa survie. Démonstration dans le sud du Québec où, sur moins d’un hectare, une micro-ferme parvient à générer 150 000$ canadiens de chiffre d’affaires annuel (environ 102 000€)…

Lire la suite ICI

Une éolienne capable de fabriquer de l’eau potable

Cette éolienne, appelée Water Seer, permettrait de collecter jusqu’à 37 litres d’eau par jour grâce à … l’air !

Pour faire simple, la Water Seer est composée d’un grand tube verticale avec au bout une éolienne. L’air aspiré par l’éolienne est ensuite propulsé sous terre. L’air se transforme alors en eau par simple réaction physique. En effet, le tube étant coupé de toute lumière et chaleur, la température de ce tube est basse et favorise la condensation. Il n’y a plus qu’à pomper dans la citerne pour récupérer l’eau. Lire sur le site piwee.net

Du solaire flottant sur des plans d’eau

Il y a quelques années, nous vous présentions Ciel & Terre, une PME lilloise qui depuis 2006 développe des centrales photovoltaïques d’un genre particulier : elles flottent sur l’eau. Le Japon est particulièrement friand de ce procédé qui permet d’éviter l’emprise au sol et les conflits d’usage. Ci-dessus en photo, la centrale installée par Ciel & Terre à Okegawa en 2013 affiche une puissance d’1,2 MWc !

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Une centrale solaire programmée pour 2019 en Sarthe

Un terrain appartenant à la SNCF accueillera 17 856 modules photovoltaïques répartis sur 744 tables à Lavenay, en Sarthe.

La société Nexity property management est mandatée par la SNCF afin de développer une centrale photovoltaïque au sol, sur l’un de ses terrains situé à Lavenay (commune déléguée de Loir-en-Vallée), en limite du Loir-et-Cher.

Arkolia Energies, installateur et producteur d’énergies renouvelables (EnR) sera en charge de la construction et de l’exploitation de la future ferme solaire.

« On a été mis devant le fait accompli. Des techniciens sont venus nous présenter un projet déjà bien avancé, constate le maire Michel Guillonneau. Même si on avait bien remarqué que la friche où se trouvait l’ancienne gare de Pont-de-Braye avait été nettoyée il y a deux ans ». Un lieu exempt de toute activité « depuis au moins dix ans. »

L’Inde installe des panneaux solaires sur les toits de 250 trains !

L’Indian Railways, l’entreprise publique qui exploite le réseau ferroviaire d’Inde, a pris l’initiative d’installer des panneaux solaires sur 250 de ses trains, afin de respecter les normes gouvernementales en vigueur et de réduire drastiquement les coûts du carburant ainsi que les émissions polluantes. L’installation n’a pas encore commencé mais l’entreprise a déjà réussi à mobiliser la somme nécessaire à l’installation des systèmes qui seront utilisés pour les lumières et la climatisation. Installée sur six trains pour une période d’essai de deux mois avant de la déployer à l’ensemble du réseau, cette initiative devrait relancer le pays dans sa course à l’écologie. Lire la suite ICI

Maroc : le premier village solaire autonome s’éveille

La région d’Essaouira n’est pas seulement célèbre pour ses spots de surf ou son festival de musique Gnaoua. Ici, on produit l’un des meilleurs vins du Maroc et… de l’huile d’argan. Une matière première très recherchée des gastronomes et par l’industrie cosmétique. L’arganier ne pousse qu’ici dans cette région qui compte la plus grande arganeraie du royaume chérifien. Des tentatives de plantations au Mexique (qui a la même latitude que le Maroc) ont toutes échouées. A Ounagha, à une quinzaine de kilomètres de la « grande » ville blanche, 200 personnes vivent sans raccordement au réseau électrique. Trop excentré, le douar (ndlr : village en arabe) sera le premier village solaire autonome d’Afrique. Lire l’article d’ Amelle Nebia sur le site ekopo.fr

Une maison étonnante avec vue sur la cime des arbres

Cette maison nichée en plein coeur de la forêt en est déjà à sa troisième vie. Construite en un premier temps comme petit bâtiment d’entreposage par l’exploitant en charge de la forêt, elle a ensuite été transformée en refuge. Son dernière métamorphose, opérée par le cabinet d’architecture canadien YH2, lui apporte davantage de hauteur. Baptisée la Colombière, cette maison a hérité d’un étage supplémentaire. Un dernier niveau conçu comme un perchoir par ses propriétaires, d’où son petit nom. Lire la suite ICI

Ethiopie : Dongfang Electric construira une centrale éolienne de 120 MW

L’énergéticien chinois Dongfang Electric construira une centrale éolienne de 120 MW, dans l’état régional de Somali en Ethiopie. Le gouvernement espère que les travaux démarreront dès juillet prochain, les travaux de pré-construction étant déjà en cours.

« Le projet de centrale éolienne est prévu pour durer 18 mois et coûter environ 257 millions $. 85% de ce financement sera fourni par l’Export-Import Bank de Chine, le solde sera mobilisé par le gouvernement éthiopien.», a affirmé Bizuneh Tolcha… Lire la suite

Chili: l’énergie est si abondante qu’elle est… gratuite !

Ces dernières années, le Chili a tellement investi sur les énergies renouvelables… que l’électricité est devenue gratuite ! Une situation ubuesque et inattendue qui, on s’en doute, ravit les habitants !

En quelques mois, 29 fermes solaires ont ouvert leurs portes au nord du Chili. Et, apparemment, elles sont toutes très performantes : la production excède largement la demande locale ! Résultat ? Un prix de vente qui s’écroule. Voilà 118 jours que l’électricité est même carrément gratuite au nord du pays ! Lire la suite

contact@diogenedarc.com

Oiapoque, une ville innovante pour la production électrique au Brésil

Articles sur ce site

Jardin : ce parasol tournesol suit le soleil et recharge vos batteries

Le “SunFlower” pivote pour mieux capter l’énergie du soleil. Grâce à l’électricité produite, il recharge votre portable et vous permet même de contrôler vos objets connectés.

Inde: les énergies solaires sont désormais moins chères que les énergies fossiles

Les observateurs n’avaient pas tablé sur une progression aussi fulgurante. Et pourtant, en Inde, deuxième pays le plus peuplé du monde après la Chine (qui bat régulièrement des records de pollution), les énergies renouvelables solaires coupent l’herbe sous le pied aux énergies fossiles, et plus vite que prévu. Ce qui rend le pays de plus en plus susceptible de tenir les engagements fixés lors de l’accord de Paris sur le climat en décembre 2015.

L’Inde avait en effet ratifié en octobre dernier le traité issu de la COP21, destiné à contenir le réchauffement climatique sous le seuil de deux degrés par rapport au niveau préindustriel. Une contribution qui passe par un investissement massif dans l’énergie solaire. Et un espoir pour le pays, troisième pays le plus pollueur du monde après la Chine et les États-Unis, dont 60 % de l’électricité dépend de ses (très polluantes) centrales de charbon. Sa capitale, New Delhi, se retrouve fréquemment en tête des villes les plus polluées du monde… La suite sur le site de konbini.com ( Jeanne Pouget)

eTree, le premier arbre aux feuilles photovoltaïques inauguré à Nevers

Cet arbre étrange a été inauguré le 29 mai 2017 dans la Nièvre. Inspiré de l’acacia du désert israélien, il permet notamment de charger son téléphone ou vélo électrique et de s’éclairer lorsque la nuit approche. Ces arbres photovoltaïques sont implantés dans plus d’une dizaine de villes dans le monde, principalement aux États-Unis, en Israël et prochainement au Kazakhstan. Toutefois, c’est une première en Europe… La suite sur le site consoglobe.com (Nathalie Jouet)

L’outre-mer, laboratoire des énergies renouvelables

Cap sur l’outre-mer, où le vent, le soleil et la houle sont autant d’atouts pour développer les énergies propres de demain.

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La ville Zéro déchets, une utopie ou un objectif ?

En association avec leurs habitants, des villes ont déjà commencé à anticiper cette situation catastrophique. La plus connut d’entre elles, et la pionnière en la matière … San Francisco en Californie. Avec ses 850 000 habitants, la ville c’est donné pour objectif d’atteindre le zero déchet d’ici à 2020. Pour tenir ces objectifs les acteurs du territoire, grandes entreprises et habitants sont associés à cette démarches au travers de compagnes de sensibilisation, mais également avec la mise en place de solutions tel que la mise en place de trois poubelles pour faciliter le tri, suppression des sacs plastiques, développement des solutions de compostage qui sont réutilisées par les agriculteurs de la région qui s’en servent pour fertiliser leur terre… Lire la suite ICI

France: l’absurde retard dans l’énergie solaire

La France produit moins d’électricité solaire que… l’Angleterre. Pire encore, la puissance raccordée stagne. L’auteur de cette tribune explique les raisons de ce retard français : une politique tarifaire inadaptée et des subventions qui favorisent les gros projets, alors qu’il faudrait soutenir les petites installations. Lire la suite de l’article de Jean-Louis Gaby est ingénieur, ancien artisan solaire ICI (site de reporterre)