LE FIL VERT

Des Chiliens présentent des sacs solubles dans l’eau non polluants

Des ingénieurs chiliens ont présenté mardi des sacs en plastique solubles dans l’eau non polluants. Leur secret? Remplacer le pétrole par du calcaire dans la formule chimique.

“Notre produit est un dérivé de roche calcaire qui n’a pas d’impact sur l’environnement”, a expliqué Roberto Astete, directeur de l’entreprise SoluBag lors d’une conférence de presse à Santiago.

Au côté de Cristian Olivares, également à l’origine du projet, ils espèrent commercialiser leur produit, à base d’alcool polyvinylique (PVA, soluble dans l’eau), à partir d’octobre au Chili, un des premiers pays d’Amérique latine à interdire l’utilisation des sacs en plastique traditionnels.

“C’est comme faire du pain”, a-t-il ajouté. “Pour faire du pain, il faut de la farine et d’autres ingrédients. Notre farine c’est l’alcool polyvinylique et d’autres ingrédients, approuvés par la FDA (l’agence en charge de la sécurité alimentaire et des médicaments aux Etats-Unis), qui nous ont permis de fabrique différents produits” en plastique avec ce matériel…

Lire l’article complet sur le site de TV5-Monde

Pot de yaourt électrique !

Le Microlino  est un véhicule super compact à chargement frontal de la société de mobilité suisse Micro. L’auto vient d’être homologuée pour pouvoir circuler sur les voies européennes. Ce mini véhicule électrique est plus petit qu’une Smart Car et est livré avec une batterie rechargeable qui fonctionne avec n’importe quelle prise électrique européenne standard. L’automobile est inspirée du design « Isetta » de BMW des années 1950, et partage une apparence similaire à plusieurs autres « voitures à bulles » fabriquées dans les années 1950. Le premier prototype (biplace de Micro) a été introduit en 2016, mais a subi plusieurs tests logistiques avant d’être considéré comme prêt pour la route. Cette voiture urbaine arriverait sur le marché européen en 2019

GLYPHOSATE : UNE ÉTRANGE MALADIE SEMBLE S’EMPARER DES ANIMAUX D’ÉLEVAGE

Victimes de fausses couches et de mort prématurée, les animaux sont touchés par un mal inconnu. Principal suspect : le glyphosate

L’impact du glyphosate, (cet herbicide total foliaire systémique, c’est-à-dire que ce dernier est non sélectif) sur les animaux d’élevage est mis en lumière. Morts prématurées, fausses couches et autres, autant de problèmes dont le principal suspect semble être cette substance produite par Monsanto à partir de 1974 sous la célèbre appellation RoundUp.

Les dangers du glyphosate ne laissent plus guère de doute et, pourtant, un seul pays au monde, le Sri Lanka, a interdit cet herbicide sur son territoire. Pourquoi un tel immobilisme ? Cette menace ne compterait pas ? Arte fait le point dans un documentaire d’utilité publique.

Ce documentaire, c’est Pesticide et santé : l’équation sans solution.

« Nous avons constaté que le glyphosate détruit les bactéries bénéfiques à l’organisme alors qu’il n’altère pas les bactéries pathogènes ou infectieuses. En raison de ce déséquilibre, ces dernières peuvent proliférer dans le système gastro-intestinal, par exemple », indique le documentaire à visionner ci après:

Des traces radioactives de Fukushima retrouvées dans le vin californien

À la suite de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima en 2011, des résidus radioactifs se sont répandus dans les zones environnantes. Sept ans plus tard, des traces de la catastrophe ont été trouvées à l’autre bout du monde – dans le vin californien.

La catastrophe de Fukushima, survenue en 2011, aura donc laissé des traces, aussi infimes soient-elles. Un groupe de physiciens nucléaires français a récemment testé 18 bouteilles de rosé et de cabernet sauvignon californien produites entre 2009 et 2012 dans la Napa Valley – une célèbre région viticole de Californie située au nord de San Francisco. En comparant les différents vins ils ont constaté que les vins produits après la catastrophe présentaient des niveaux de césium 137, une particule radioactive artificielle. Afin de quantifier les niveaux de césium 137, les chercheurs ont mis en œuvre une technique particulière de mesure de radioactivité : la spectrométrie gamma. En mesurant l’énergie des rayonnements gamma émis par une substance, elle permet d’identifier la nature de la source de radioactivité.

Bien qu’ils aient trouvé des niveaux assez élevés de résidus radioactifs, les experts assurent dans les colonnes du New York Times qu’il n’y a rien à craindre. Il n’y a pas de « problèmes de santé et de sécurité pour les résidents de la Californie », a déclaré sur ce point le département de la santé publique.

Tous les détails de l’étude sur Arxiv.

SolarCoin : une monnaie numérique alternative basée sur l’énergie solaire

Alesia Communications, spécialiste des relations publiques et du marketing des énergies renouvelables en France et dans le monde, a annoncé qu’elle accepterait désormais les paiements en SolarCoins en échange de ses services.

Avec cette innovation, Alesia Communications fait un grand pas en avant pour aider à développer l’écosystème du SolarCoin. Le projet de blockchain SolarCoin est une monnaie numérique alternative basée sur l’énergie solaire, qui alimente l’écosystème SolarCoin, et qui ambitionne de créer l’économie solaire intelligente de demain. Un certain nombre de grands producteurs d’électricité solaire comme ACWA Power ont déjà enregistré leurs actifs photovoltaïques sur la plate-forme SolarCoin. Lire plus

Guyane : une centrale solaire couplée à du stockage hydrogène

Installée à Mana près de Saint-Laurent du-Maroni en Guyane, la future centrale solaire de Hydrogène de France (HDF Energy) sera couplée à une unité de stockage à l’hydrogène. Mise en service prévue en 2020.

Au total, HDF Energy compte investir 90 millions d’euros dans cette centrale solaire. D’une capacité de 55 MW, le parc photovoltaïque sera couplé à une unité de stockage de 140 MWh, soit davantage que le système de stockage sur batteriesmis en place par Tesla en Australie dont la capacité s’élève à 129 MWh.

Attendue en 2020, la Centrale Electrique de l’Ouest Guyanais permettra de fournir de l’électricité verte à plus de 10.000 foyers en Guyane, le tout à un prix compétitif. Un projet soutenu par la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) et la Préfecture qui souhaitent augmenter la part de renouvelable sur le territoire. A ce jour, le solaire ne fournit que 6 % des besoins énergétiques en Guyane. Lire l’article complet de Michaël Torregrossa.

« Leon » est un jeune Brésilien qui se bat depuis des années contre la dépression. Il tient un blog anonyme en portugais, sur lequel il raconte ses difficultés à vivre au quotidien avec cette maladie mentale, qui touche environ 300 millions de personnes dans le monde selon l’Organisation mondiale de la santé.

Il fait partie des quelque 30 % de patients dont la dépression résiste aux traitements. Les antidépresseurs existants, tels que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, sont impuissants à soulager sa fatigue, son angoisse, sa mauvaise estime de lui-même et ses idées suicidaires.

Une nouvelle étude pourrait cependant lui redonner de l’espoir, ainsi qu’à tous ceux qui sont dans le même cas. Notre équipe scientifique brésilienne a en effet mené le premier essai clinique aléatoire contrôlé par placebo sur l’ayahuasca, une boisson psychotrope à base de plantes d’Amazonie.

Nos résultats, publiés récemment dans la revue spécialisée Psychological Medicine, suggèrent que l’ayahuasca peut avoir un effet positif sur les formes de dépression résistantes aux traitements.

La « liane des esprits »

En langue quechua, le mot ayahuasca signifie « liane des esprits ». Les peuples d’Amazonie, du Pérou, de Colombie et d’Équateur l’utilisent depuis des siècles à des fins thérapeutiques et spirituelles.

Les propriétés médicinales de ce breuvage viennent de deux plantes. La première est la liane Banisteriopsis caapi, qui pousse sur les rives des fleuves du Bassin amazonien et peut grimper jusqu’à la cime des arbres. Elle est bouillie avec les feuilles de l’arbuste Psychotria viridis, qui contiennent la molécule psychoactive DMT (Diméthyltryptamine).

À partir des années 1930, des cultes religieux brésiliens se sont constitués autour de l’usage de l’ayahuasca comme sacrement. Dans les années 1980, cette consommation rituelle est devenue courante dans de nombreuses villes du Brésil et du monde entier.

Au Brésil, l’usage religieux de l’ayahuasca est légal depuis 1987, année où l’agence fédérale de contrôle des drogues a conclu que les « adeptes de cultes religieux » avaient pu constater ses « remarquables » bienfaits. Certains buveurs d’ayahuasca disent se sentir en paix avec eux-mêmes, Dieu et l’univers.

Pour les besoins de notre étude, menée à l’université fédérale de Rio Grande do Norte, les chercheurs ont sélectionné vingt-neuf patients dont la dépression résistait aux traitements, et qui ne présentaient par ailleurs aucun antécédent de troubles psychotiques tels que la schizophrénie, que l’ayahuasca aurait pu aggraver.

Ces personnes ont participé de façon aléatoire à une séance au cours de laquelle on leur a donné à boire de l’ayahuasca ou un placebo (un liquide brun au goût amer composé d’eau, de levure, d’acide citrique et d’un colorant à base de caramel). Du sulfate de zinc servait à reproduire deux effets secondaires bien connus de l’ayahuasca : la nausée et les vomissements.

Les séances ont eu lieu à l’hôpital, mais dans un espace calme, décoré et meublé à la manière d’un salon confortable.

Les effets de l’ayahuasca, qui incluent des hallucinations, des vomissements et une profonde introspection, durent environ quatre heures. Pendant ce laps de temps, les chercheurs ont fait écouter aux participants deux sélections musicales, l’une instrumentale et l’autre composée de chansons en portugais.

Les patients étaient placés sous la surveillance de deux membres de l’équipe, chargés d’aider ceux qui manifestaient de l’angoisse au cours de cette expérience physique et émotionnelle très intense.

Vingt-quatre heures après la séance, nous avons observé chez 50 % des participants une amélioration de leur état, se traduisant notamment par une diminution de l’anxiété et une amélioration de l’humeur.

Une semaine plus tard, 64 % des patients qui avaient consommé de l’ayahuasca avaient toujours l’impression de se sentir mieux. Seuls 27 % de ceux qui avaient pris le placebo ressentaient la même chose.

La confirmation de résultats antérieurs

Nos conclusions rejoignent celles d’un essai clinique mené au Brésil en 2015 sur l’usage potentiel de l’ayahuasca comme antidépresseur.

L’étude en question, supervisée par le Dr James Hallak de l’Université de São Paulo, avait également montré qu’une seule prise d’ayahuasca avait un effet antidépresseur rapide. Chacun des 17 participants avait vu ses symptômes dépressifs diminuer dans les heures suivant l’ingestion d’ayahuasca. L’effet avait duré 21 jours.

Cet essai avait suscité un vif intérêt dans la communauté scientifique.. Toutefois ces résultats prometteurs restaient d’une portée limitée, car l’étude ne comportait pas de groupe témoin sous placebo. Or lors d’essais cliniques avec des patients dépressifs, jusqu’à 45 % de ceux qui prennent le placebo peuvent constater une amélioration significative de leur état. Cet effet placebo est d’ailleurs tellement important que certains scientifiques se sont demandé si les antidépresseurs étaient vraiment efficaces…

Le Dr Hallak et d’autres chercheurs ayant participé à l’étude de l’Université de São Paulo en 2015 ont aussi travaillé sur notre essai.

Quand la religion fait progresser la science

Bien que préliminaires, les résultats de ces deux études s’ajoutent au nombre croissant d’indices qui semblent désigner les psychotropes tels que l’ayahuasca, le LSD et certains champignons comme des aides possibles pour les patients dont la dépression résiste aux traitements classiques.

Toutefois, ces substances sont illégales dans beaucoup de pays, y compris aux États-Unis, ce qui rend difficile l’évaluation de leurs vertus thérapeutiques. Même au Brésil, la consommation d’ayahuasca en tant qu’antidépresseur reste marginale et informelle.

Préparation d’ayahuasca chez un particulier. L. TófoliAuthor provided

Leon, le blogueur brésilien, a découvert cette drogue sur Internet. Le jeune homme, qui cherchait « désespérément » une solution pour soigner sa maladie, a décidé de prendre part à une cérémonie du culte Santo Daime à Rio de Janeiro. Le Santo Daime est l’un des nombreux groupes religieux brésiliens utilisant l’ayahuasca comme sacrement.

Ce mouvement ne recense pas ses fidèles, mais l’União do vegetal, aux croyances similaires, compte quelques 19 000 membres dans le monde entier.

Dans toute l’Amérique, ces groupes s’inspirent de l’usage traditionnel des psychotropes naturels par les populations indigènes. Les adeptes croient que l’effet psychoactif de plantes comme l’ayahuasca et le peyotl, ou de champignons contenant de la psilocybine, permet à l’esprit d’accéder à une dimension métaphysique porteuse d’un sens existentiel profond.

Au Brésil, aux États-Unis, au Canada et ailleurs, des chercheurs commencent à soumettre ces substances à une évaluation médicale rigoureuse pour traduire ces connaissances spirituelles dans un langage scientifique.

Le pouvoir de guérison de l’expérience psychédélique

Sur son blog, Leon fait une description précise de son expérience de l’ayahuasca. Il dit avoir eu des visions, semblables à des rêves, qui lui offraient une incroyable perspective sur ses relations avec ses proches. À d’autres moments, il assure avoir éprouvé « un sentiment d’extase et une profonde sensation d’éveil à [sa] spiritualité intérieure ». Nous pensons que ces effets expliquent pourquoi l’ayahuasca influe sur l’état dépressif. Les participants à notre étude ont répondu au « Hallucinogen rating scale », un questionnaire qui permet de traduire ces expériences en chiffres. Ceux qui avaient pris de l’ayahuasca ont atteint des scores beaucoup plus élevés que ceux qui avaient bu le placebo. Par ailleurs, les patients qui avaient expérimenté les effets physiques, auditifs et visuels les plus intenses durant leur trip sous ayahuasca sont aussi ceux qui allaient le mieux au bout d’une semaine. Certe, l’ayahuasca n’est pas la panacée. Certaines personnes peuvent trouver ses effets trop perturbants physiquement et psychologiquement pour accepter de s’en servir comme traitement. De plus, certains utilisateurs réguliers continuent à souffrir de dépression. Mais quoi qu’il en soit, notre étude démontre que cette plante sacrée d’Amazonie a le potentiel nécessaire pour traiter efficacement, et sans danger, les formes de dépression les plus résistantes.

Traduit de l’anglais par Iris Le Guinio pour Fast for Word.

Luís Fernando Tófoli fait partie du conseil consultatif de la Brazilian Platform for Drug Policy. Dráulio Barros de Araújo a reçu des financements du Brazilian National Council for Scientific and Technological Development et de la Fondation CAPES, un organisme de financement du ministère brésilien de l’Éducation. Fernanda Palhano-Fontes a reçu des financements du Brazilian National Council for Scientific and Technological Development et de la Fondation CAPES, un organisme de financement du ministère brésilien de l’Éducation.

Avec The Conversation France 

Cet article est publié sous licence  Creative Commons CC

Un village du Mali se convertit au solaire

L’électrification d’un village du Mali est un bon exemple de l’impact positif que l’investissement dans des micro-réseaux alimentés en électricité renouvelable peut avoir sur le développement économique des zones rurales. Dans de nombreuses régions d’Afrique subsaharienne, l’électricité photovoltaïque est aujourd’hui moins coûteuse que les énergies fossiles.

Pays enclavé et l’un des plus étendus d’Afrique de l’Ouest, le Mali figure dans la liste des Etats les moins développés de la planète. Pour ses consommations en énergie il dépend fortement des importations de combustibles fossiles, l’exposant ainsi à la volatilité des prix et à l’insécurité de ses approvisionnements.  Plus des trois quarts de la population, essentiellement rurale, souffre d’une pénurie des ressources énergétiques et n‘a pas accès à l’électricité. Lire l’article de Bernard Deboyser.

Les cellules solaires souples alimenteront-elles un jour vos appareils ?

Des chercheurs de Montréal et de Finlande se penchent sur les défis que posent la production et la commercialisation à grande échelle de cette technologie expérimentale.

Pourrez-vous un jour recharger votre appareil mobile, votre voiture ou même vos vêtements à l’aide de cellules solaires souples? Des chercheurs de l’Université Aalto, en Finlande, et de l’Université de Montréal étudient les possibilités de produire et de commercialiser à grande échelle cette technologie expérimentaletout en travaillant sur les difficultés qui doivent être résolues au préalable, notamment son incidence sur l’environnement. Pour que les cellules électroniques soient viables à l’échelle industrielle, il faudrait les produire au moyen d’un processus rouleau à rouleau, c’est-à-dire sur des rouleaux de feuilles de plastique ou de métal flexible, selon les chercheurs. L’impression par jet d’encre permettrait l’insertion précise de la couleur et des composantes électrolytes. 

Source

Comment les calories sont-elles calculées ?

Celles et ceux qui font attention à ce qu’ils ou elles mangent se focalisent généralement sur le nombre de calories consommées. Mais quelles sont exactement les calories ? Et comment sont-elles calculées ?

Une calorie est une unité d’énergie, pas une mesure de poids ou de densité nutritive. Les calories que vous voyez sur les étiquettes de nutrition, cependant, sont réellement des kilocalories, ou kcal. L’emballage alimentaire fait toujours référence aux kcal, même si l’on parle simplement de « calories ». Pour faire simple, « Une kcal est la quantité d’énergie nécessaire pour chauffer 1 kilogramme d’eau de 1 degré Celsius », note Grace Derocha, diététicienne et coach de santé à l’association Blue Cross Blue Shield du Michigan (États-Unis).

Sources en français et en anglais

« Jour zéro » : du Cap à São Paulo, les grandes villes face à la pénurie d’eau

La deuxième ville d’Afrique du Sud à sec le 19 août prochain ? Avec l’officialisation d’un compte à rebours, la municipalité du Cap a voulu souligner l’imminence de l’interruption de la fourniture d’eau à domicile pour ses 3,7 millions d’habitants.

Et depuis que la BBC a surenchéri en publiant sur son site Internet une liste de 11 villes qui seraient condamnées à plus ou moins brève échéance au même sort, un vent de catastrophisme souffle dans les médias. On semble redécouvrir que la fourniture d’eau au robinet ne va pas de soi !

Que se passe-t-il au Cap ?

Si la ville du Cap se trouve à la pointe sud de l’Afrique, son climat est typiquement… méditerranéen. C’est ce qui explique que la vigne s’y sente si bien. Mais au-delà de convenir aux vignobles, le climat méditerranéen se caractérise par une sécheresse estivale très marquée. Et à notre fin d’hiver dans l’hémisphère Nord correspond une fin d’été dans l’hémisphère Sud : c’est traditionnellement la période de l’année où les réservoirs de stockage d’eau de la ville du Cap sont au plus bas.

Cette agglomération de plus de 3,7 millions d’habitants dispose de six barrages réservoirs au total pour stocker l’eau des rivières qui prennent leur source dans les montagnes de Cape Fold, à l’est de la ville. La capacité totale de stockage est de l’ordre de 900 millions de m3 (à titre de comparaison la capacité de stockage des Grands Lacs de Seine à l’amont de Paris est de 810 millions de m3).

Mais le problème que vit actuellement le Cap va bien au-delà d’une simple déprime saisonnière : une sécheresse prolongée qui sévit depuis 2015 n’a pas permis aux réservoirs de reconstituer leurs réserves au cours des hivers 2015, 2016 et 2017, entraînant une baisse régulière du taux de remplissage (voir le graphique ci-dessous). Seul un hiver 2018 particulièrement précoce et pluvieux pourrait à présent permettre d’éviter une coupure générale d’eau, quoiqu’il soit peu probable que l’on revienne à des taux de remplissage sécurisants en une seule saison.

L’influence du climat

Cette crise exceptionnelle a une cause clairement climatique (une succession ininterrompue d’années sèches) à laquelle viennent s’ajouter deux facteurs aggravants : une croissance de la population urbaine très soutenue – 80 % entre 1995 et 2018 – et un partage de l’eau entre la ville et les champs.

L’eau stockée dans les réservoirs d’alimentation du Cap ne sert en effet pas qu’à l’alimentation en eau potable : un tiers du volume est utilisé pour l’irrigation d’environ 15 000 hectares de vignes et de vergers situées autour du Cap.

Pourtant, la municipalité avait mis en œuvre dès la fin du XXe siècle une politique active de maîtrise de la consommation d’eau, qui a été stabilisée au niveau atteint en 1999 malgré l’augmentation considérable de la population (voir le graphique ci-dessous). Le taux de pertes par les fuites dans le réseau de distribution d’eau est bas (de l’ordre de 15 %) et la réutilisation des eaux usées (notamment pour l’irrigation des parcs et des golfs) est en fort développement.

La coupure générale est aujourd’hui une possibilité envisagée très sérieusement, dont la ville a déjà planifié les modalités : 200 sites serviront à la distribution d’eau ; les habitants pourront venir y chercher 25 litres d’eau par jour sous la surveillance de l’armée et de la police.

Comment vivre avec seulement 50 litres d’eau par jour. Ville du CapCC BY

En attendant une éventuelle pluie miraculeuse qui viendrait remplir les réservoirs, la municipalité mène un véritable combat pour faire durer les stocks disponibles autant que possible, avec pour but de réduire drastiquement la consommation, notamment avec un nouvel objectif de consommation fixé à 50 litres par jour.

Crise locale ou crise globale ?

Au-delà de cette crise qui touche actuellement l’Afrique du Sud, on peut s’interroger sur le caractère local ou global de la situation.

La BBC a publié une liste de onze villes – Sao Paulo, Bangalore, Pékin, Le Caire, Jakarta, Moscou, Istanbul, Mexico, Londres, Tokyo et Miami – qui connaissent des problèmes récurrents d’alimentation en eau ; mais on peut trouver d’autres listes publiées soit par la Banque mondiale, soit dans différentes revues scientifiques.

Le passé récent a également vu des crises d’alimentation en eau se produire en de nombreux endroits du globe. Ainsi de Barcelone, alimentée par des tankers en 2008, ou de Melbourne qui a craint de devoir couper l’eau en 2009 et 2010 suite à une sécheresse extraordinairement prolongée (1998-2010). La même sécheresse a obligé la ville de Sydney à prendre des mesures de restriction qui ont permis de diminuer de 20 % la consommation d’eau.

En France, c’est l’île de Mayotte qui a failli être ravitaillée par tanker en 2017, du fait d’un démarrage très tardif de la saison des pluies.

Si la sécheresse exceptionnelle que connaît la ville du Cap peut probablement être considérée comme un phénomène local, les prédictions démographiques des Nations unies pour les grandes agglomérations ne semblent guère encourageantes : les taux de croissance démographique actuels en Afrique, Asie, Amérique du Nord et du Sud sont tels, qu’il semble bien que l’alimentation en eau des grandes villes sera au vingt et unième siècle un défi majeur (voir le graphique ci-dessous).

Des solutions existent !

Il existe aujourd’hui une grande variété de solutions sur le long terme pour éviter ces crises d’alimentation en eau des villes ; elles vont d’une réduction des consommations à l’augmentation des stockages d’eau et à une meilleure gestion des ressources existantes.

• Changer les habitudes de consommation

Changer les habitudes des citadins est la façon la plus sûre d’éviter les crises de l’eau. Cela reste cependant un objectif difficile à atteindre, comme le souligne le sociologue Rémi Barbier. À noter qu’au cours de la dernière décennie, l’Agence française de la biodiversité a lancé un certains nombres d’études permettant de proposer des solutions pour réduire les prélèvements.

• Gérer de façon plus économe les usages de l’eau agricole

L’amélioration de l’efficience des irrigations est, à l’échelle planétaire, la voie majeure d’économie : il suffirait en effet de réduire de 10 % les quantités d’eau allouées à l’agriculture pour doubler les disponibilités en eau vouées à l’alimentation en eau potable.

Pendant de nombreuses années, l’effort a porté essentiellement sur les techniques d’irrigation (l’aspersion et le goutte à goutte, plus économes, remplaçant petit à petit l’irrigation gravitaire, où l’eau est apportée en inondant le champ). Aujourd’hui, on travaille sur les réutilisations des eaux usées urbaines pour l’irrigation.

• Améliorer l’efficacité de la distribution

En réduisant les pertes des réseaux de transport et de distribution de l’eau, on peut économiser des quantités importantes. En France, on estime ainsi que les fuites des réseaux d’adduction d’eau potable s’élèvent à 25 % en moyenne, mais peuvent monter jusqu’à 40 % par endroit.

Ce chiffre, très élevé, doit toutefois être relativisé par la taille des réseaux de distribution (près de 850 000 km) : faire la chasse aux fuites n’est donc pas aussi simple qu’il y paraît et il serait illusoire d’espérer les éliminer toutes. Des solutions existent pour réduire leur impact comme, par exemple, la modulation de la pression nocturne du réseau afin de limiter le débit des fuites existantes.

• Mieux prévoir les écoulements naturels

Pour optimiser l’utilisation des eaux de surface, une prévision des écoulements est nécessaire : prévoir (à court terme dans le cas des crues, à moyen terme ou long terme – quelques jours à quelques semaines voire mois – pour les écoulements moyens et les basses eaux), permet d’anticiper les lâchers et d’économiser de l’eau.

Ce sont essentiellement les modèles météorologiques et hydrologiques qui permettront d’améliorer la prévisibilité des phénomènes. En France, un programme de recherche sur la prévision des étiages (Premhyce) va bientôt déboucher sur un système opérationnel de prévision.

• Mieux gérer les nappes d’eau souterraine

Pour les grandes villes qui s’alimentent en exploitant des nappes d’eau souterraines, le principal danger est celui de la surexploitation. Celle-ci est difficile à contrôler, notamment parce qu’une nappe souterraine est accessible à un grand nombre d’occupants du sol et que ses multiples exploitants n’ont pas toujours conscience de ce qu’ils exploitent. Les solutions de gestion doivent donc être collectives : il faut maîtriser les prélèvements, attribuer des droits à prélever et, surtout, faire respecter ces derniers en équipant les forages de compteurs.

Quid du dessalement ?

L’une des perspectives souvent évoquées pour lutter contre le manque d’eau est la production industrielle d’eau douce par dessalement d’eau de mer (ou d’eau souterraine saumâtre).

Cette solution est actuellement en plein essor dans différents pays du Proche et Moyen-Orient et au Maghreb. En Europe méditerranéenne, le dessalement se développe en Espagne (Barcelone, îles Canaries), à Chypre et à Malte. En France, le procédé reste très rare, mais les îles de Sein, Houat (Bretagne), et de Mayotte possèdent leurs petites unités.

Le dessalement reste une solution très coûteuse (aux alentours de 0,50€/m3 pour les très grosses usines) et fortement consommatrice d’énergie (de 3,5 à 18kWh/m3 selon les techniques).

L’exemple de Melbourne est à ce titre intéressant : l’État de Victoria a construit une usine de dessalement de l’eau de mer pour alimenter la ville en eau potable. Sa construction a démarré en 2009, en pleine sécheresse alors que le niveau des réservoirs avait atteint un minimum historique ; l’usine n’a été opérationnelle qu’à la fin 2012, alors que la sécheresse avait pris fin. Elle n’a finalement reçu sa première commande d’eau qu’en 2017.

La crise que vit actuellement le Cap nous rappelle que la fourniture d’eau au robinet n’a rien d’évident. Ce privilège moderne peut être remis en question par des aléas climatiques et par la formidable croissance des villes à l’échelle planétaire. Les métropoles vont devoir aller chercher leur eau de plus en plus loin, et ne manqueront pas d’entrer en concurrence avec des utilisateurs traditionnels, comme les agriculteurs.

Jean Margat, spécialiste en hydrogéologie, a co-écrit cet article.

Je suis hydrologue, et je travaille sur la modélisation hydrologique pluie-débit depuis une vingtaine d’année. Ma thèse (2002) a concerné l’impact hydrologique de la forêt, et mon Habilitation à Diriger les Recherches (2005) la modélisation hydrologique. 
J’enseigne aussi l’hydrologie à l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC = Paris 6) et à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées (ENPC). 
J’ai reçu un prix de l’Association Internationale des Sciences Hydrologiques (Prix Tison 2010), de la Société de Géographie (Prix Charles Grad pour le livre ‘Rivières et Rivaux’ en 2012), du Festival de Géographie de St Dié (Prix Ptolémée pour le livre ‘Rivières et Rivaux’ en 2012). Je suis membre correspondant de l’Académie Royale des Sciences d’Outre-Mer (2013), et Editeur assistant des revues Journal of Hydrology et Hydrology and Earth System Sciences. 
A Irstea, je suis Directeur Scientifique Adjoint pour le domaine Hydrologie- Hydraulique. 
J’ai écrit ou co-écrit une centaine de publications scientifiques (voir http://www.irstea.fr/andreassian), ainsi que quelques livres destinés au grand public : 
. Andréassian, V. & J. Margat, 2014. Allons-nous manquer d’eau ? Editions le Pommier, 128 p. 
. Andréassian, V. & J. Margat, 2012. Rivières et Rivaux – les frontières de l’eau. Editions Quae, 136 p. 
[Prix Charles Grad de la Société de Géographie (2012) & Prix Ptolémée of the Festival de Géographie de St Dié (2012)] 
. Margat, J. & V. Andréassian, 2008. L’eau, idées reçues. Editions le Cavalier Bleu, Paris, 125 p. 
. Andréassian, V. & J. Lerat, 2007. Le surprenant cycle de l’eau. Editions le Pommier, Paris, 59 p. (pour enfants) 
. Andréassian, V. & J. Margat, 2005. Allons-nous manquer d’eau ? Editions le Pommier, Paris, 59 p. 
. Andréassian, V., 2005. Pourquoi les rivières débordent-elles ? Editions le Pommier, Paris, 63 p.

La France doit dire non à la déforestation

Dans une lettre ouverte au ministre, quatre eurodéputés de gauche appellent la France à se positionner clairement contre la déforestation liée à l’huile de palme.

Cette tribune est signée Gilles Pargneaux (S&D), vice-président de la commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire (ENVI) ; Pascal Durand, vice-président du Groupe des Verts/Alliance libre européenne ; Jo Leinen (S&D), membre de la commission ENVI ; et Michèle Rivasi (Verts/ALE), membre de la commission ENVI.

La France est sur un plan international aux avant-postes de la lutte contre les dérèglements climatiques et pour la protection de l’environnement. Nous saluons et partageons cet engagement. L’élan initié à la suite des accords de Paris mobilise pleinement les institutions européennes, qui veillent à prendre les mesures nécessaires pour assurer une transition énergétique à la hauteur de ces défis.

Dans ce cadre, le 17 janvier dernier, le Parlement européen a adopté en plénière les rapports relatifs au paquet Energie-Climat pour 2030. À l’issue des délibérations menées dans l’enceinte du Parlement européen, les parlementaires ont exprimé une volonté politique claire et responsable : l’utilisation de l’huile de palme sur le territoire de l’Union doit être régulée.

En effet, depuis quelques années, l’importation de l’huile de palme connait un essor en Europe avec son utilisation croissante comme carburant dans les transports. Près de la moitié de l’huile de palme importée a désormais vocation à alimenter la production de biodiesel, pour représenter désormais le tiers de la consommation de biodiesel dans l’Union européenne. Cet effet d’aubaine accentue pourtant considérablement les pressions foncières et les tensions environnementales observées de longue date en Asie du sud-est.

Énergie solaire à Brest : quels avantages ?

Brest métropole veut encourager et accompagner les citoyens à s’équiper pour utiliser la ressource qu’est le soleil. Avec des arguments écologiques et financiers.

Convaincre de l’utilité d’installer chez soi des capteurs d’énergie solaire est l’objectif de la réunion publique organisée le 24 mai à Gouesnou. Peu de foyers sont finalement équipés aujourd’hui. Mais Brest métropole veut accélérer en 2018…

Un accompagnement

Grâce au cadastre solaire, lancé en 2016, chacun peut analyser seul en ligne (www.brest.fr) le potentiel de sa toiture. Et avoir accès aux six entreprises référencées par la métropole.

Désormais, Tinergie passe à la vitesse supérieure avec un accompagnement pour toutes les personnes intéressées. Outre cette mise en relation et l’aide technique au projet, une vérification des travaux finis par un expert est proposée. Ce système offre un gage de sécurité face aux démarches téléphoniques abusives.

Une énergie renouvelable

Deux technologies sont accessibles. Le solaire thermique permet de produire de l’eau chaude quand le solaire photovoltaïque sert à la production d’électricité. Des outils bons pour la planète.

Alain Masson, vice-président à Brest métropole chargé des grands projets, de l’énergie et du plan climat, décrit :

Il n’y a pas vraiment de techniques d’éoliennes à disposition des particuliers. Reste le soleil pour utiliser une énergie renouvelable. Et l’ensoleillement est suffisant à Brest. Il n’y a qu’à voir en Allemagne où cette pratique est très développée et qui n’est pas mieux lotie au niveau de l’ensoleillement.

Un facteur financier

L’utilisation de l’énergie solaire ne remplacera pas totalement l’électricité mais peut servir à hauteur de 30 % de la consommation et réduire la facture. Il est possible de vendre cette énergie en partie ou en totalité à EDF.

Un ménage peut ainsi recevoir 600 euros par an. Sachant qu’une installation coûte entre 5 000 et 8 000 euros, et est garantie 25 ans, il est possible d’amortir son installation en 10 ans.

Et pour encourager le recours à cette énergie, Brest métropole propose également une aide financière : 500 euros pour les maisons d’après 1990 déjà isolées. Pour les plus anciennes, les particuliers sont d’abord orientés vers une optimisation thermique. Et peuvent recevoir 800 euros.

Infos pratiques :
Réunion d’information jeudi 24 mai à 18 h 30 à la salle Henri-Queffelec, 315 rue de Reichstett à Gousnou.

Source:  www.gouesnou.bzh

Le titanesque projet solaire de Dubaï entre dans sa 3e phase

En raison de ses importantes réserves d’hydrocarbure, le Golfe Persique a pendant longtemps couvert ses besoins énergétiques grâce aux énergies fossiles polluantes. Mais la lutte contre le réchauffement climatique dans laquelle s’est engagée la communauté internationale contraint aujourd’hui les pays du Golfe à revoir leur politique énergétique. Soucieux de préparer l’après-pétrole, ces États doivent en effet remodeler leur mix électrique à l’aide de sources d’énergies décarbonées. C’est dans ce contexte-là que Dubaï a décidé de se lancer dans une ambitieuse politique de développement de l’énergie solaire. Réputée pour ses constructions hors normes, la plus grande ville des Émirat Arabes Unis ne compte pas faillir à sa réputation : pour verdir son mix électrique, les responsables de Dubaï comptent notamment sur les 5.000 MW de puissance du pharaonique projet photovoltaïque baptisé Mohammed Ben Rached Al-Maktoum.

Ce dernier vient d’ailleurs de franchir une étape supplémentaire dans son développement : l’inauguration des premiers MW de puissance de sa troisième phase de 800 MW.

La première tranche (200 MW) de la troisième phase inaugurée

C’est en 2011, afin de réduire considérablement ses émissions de gaz à effet de serre, que Dubaï décide de se lancer dans la diversification de son mix électrique à l’aide de ressources énergétiques décarbonées (nucléaire et renouvelable).

Des taux d’ensoleillement particulièrement élevés poussent l’Émirat à s’intéresser à l’énergie solaire : la construction du parc photovoltaïque Mohammed Ben Rached Al-Maktoum devrait notamment permettre à Dubaï de couvrir 5% de ses besoins électriques grâce à l’énergie solaire d’ici l’horizon 2030.

L’ambitieux objectif du projet (5.000 MW de puissance cumulée totale) nécessite d’étaler le développement du projet sur une durée de 20 ans et à découper le chantier de construction en plusieurs phases.

Inaugurée en 2013, la première phase du projet a consisté en la construction d’une centrale solaire thermodynamique de 13 MW à 50 kilomètres au sud de Dubaï.

La seconde phase du projet, inaugurée en mars 2017, est une seconde centrale solaire de 200 MW.

La troisième phase du projet, baptisé Dewa III, vise à déployer une puissance de production photovoltaïque supplémentaire de 800 MW grâce à la construction, d’ici 2020, d’une nouvelle centrale photovoltaïque.

Cette unité de production sera livrée en 3 étapes : une première tranche de 200 MW puis une seconde et troisième tranche de 300 MW chacune.

EDF partenaire de la construction de la centrale Dewa III

La puissance de l’ambitieux projet photovoltaïque dubaïote continue de progresser.

Le Vice-Président et Premier Ministre des Émirats Arabes Unis et Souverain de Dubaï, Cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, a en effet inauguré le 30 avril dernier la première tranche de 200 MW de la centrale Dewa III.

Un événement auquel a assisté Jean-Bernard Lévy, PDG d’EDF et partenaire du projet.

Pour rappel, EDF Énergies Nouvelles a été sélectionné en mars 2017 pour participer au développement de la phase 3 du parc.

La filiale d’EDF spécialisée dans les énergies renouvelables a ainsi rejoint un consortium mené par la société Masdar, et constitué également des espagnols Fotowatio Renewable Ventures et Gransolar Group.

« Nous sommes très fiers d’accompagner la transition énergétique au Moyen-Orient, grâce à des projets d’envergure dans les énergies renouvelables, comme celui de Dewa III. Ils illustrent notre savoir-faire de leader de la croissance bas carbone et confortent le développement du Groupe dans les pays en forte croissance, dans le cadre de notre stratégie Cap 2030 », s’est félicité Jean-Bernard Lévy dans un communiqué officiel d’EDF.

Faire progresser la part d’énergie décarbonée

Le lancement de cette tranche de 200 MW devrait être suivi de deux autres mises en service : la seconde tranche (300 MW) devrait être inaugurée en 2019 puis la troisième et dernière tranche (300 MW) entrera en service en 2020.

Une fois que l’ensemble de la centrale sera fonctionnel, Dewa III devrait permettre de porter la puissance du parc solaire Al-Maktoum à plus de 1.000 MW, et d’ainsi éviter l’émission de 1,4 million de tonnes de CO2 chaque année.

À noter que le lancement de cette première tranche de 200 MW a permis de faire progresser la part de l’énergie propre de Dubaï à 4% de sa capacité installée totale.

Pour les éleveurs et les bergers de montagne, le changement climatique est déjà une réalité perceptible. La prise de conscience, assez brutale, de ce phénomène date d’une série d’années très sèches débutée en 2003. Aux prises directes avec les conséquences du réchauffement, ils doivent désormais trouver des solutions pour s’y adapter.

Dans le massif des Alpes, depuis 1900, la température a ainsi augmenté de 2 °C, provoquant des effets en cascade et impactant directement les activités humaines, et tout particulièrement les activités agricoles.

De moins en moins de neige

La diminution des chutes de neige en est la principale conséquence. Le niveau des précipitations a changé en proportion : il y a de plus en plus de précipitations liquides et de moins en moins de précipitations solides, du fait des températures plus élevées.

Par exemple, au Col de Porte en Chartreuse, la durée moyenne de l’enneigement s’est réduite de plus d’un mois en moyenne montagne depuis les années 1970 et la hauteur moyenne de neige a diminué d’environ 40 cm dans les Alpes du Nord.

Une augmentation du déficit hydrique dans les sols est également mise en évidence. Là encore, ce n’est pas dû à une baisse des précipitations mais à une augmentation des températures, causant une hausse de l’évaporation de l’eau du sol et de la transpiration d’eau par les plantes.

À Embrun, le déficit hydrique calculé sur la période de végétation (avril à septembre) a ainsi augmenté de près de 50 % entre les années 19

Les ressources fourragères impactées

En montagne, l’activité agricole dominante concerne l’élevage d’herbivores (bovins, ovins, caprins principalement). L’alimentation des animaux s’appuie sur la récolte de fourrages pour la nourriture hivernale des troupeaux (de 2 à 6 mois selon les régions), et sur le pâturage d’une diversité de milieux le reste de l’année, depuis des prairies jusqu’aux milieux embroussaillés.

L’été, les alpages assurent l’essentiel de l’alimentation des troupeaux pour les exploitations de montagne, mais aussi pour les exploitations transhumantes des plaines alentour. Ce sont des espaces d’altitude dont la ressource fourragère est exclusivement estivale.

À l’échelle du massif alpin, on recense plus de 3 000 alpages, qui permettent de nourrir, pendant 3 à 4 mois, la moitié des bovins et les trois quarts des ovins recensés dans le massif et son bassin de transhumance (correspondant à l’ensemble de la région PACA).

Pour l’élevage, l’impact du changement climatique se fait donc d’abord ressentir sur les ressources fourragères. L’impact le plus important et le plus redouté est celui des sécheresses, qui vont directement affecter la quantité de ressource produite. Mais le réchauffement climatique a aussi des conséquences sur la phénologie des plantes, c’est-à-dire la vitesse à laquelle elles vont grandir, fleurir puis mûrir.

Avec un déneigement de plus en plus précoce et des températures plus chaudes durant la période de végétation (le réchauffement est plus marqué en période estivale), le rythme de développement des plantes est de plus en plus rapide. Autrement dit, la date à laquelle une prairie va atteindre, et dépasser, un stade donné a tendance à être de plus en plus précoce. Mais cette date est surtout de moins en moins prévisible.

L’année 2017 en est une bonne illustration : avec un très faible enneigement et des températures clémentes au printemps, la pousse de l’herbe était déjà amorcée fin avril, avec un bon mois d’avance. Mais une période de froid est survenue, bloquant la croissance de cette végétation, si bien qu’à la date habituelle de montée des troupeaux, la verdure manquait parfois.

Chocs à répétition

Les inquiétudes se portent aussi sur la ressource en eau pour l’abreuvement des troupeaux, le nettoyage des installations de traite ou de transformation fromagère. Hormis le cas des alpages alimentés par la fonte des glaciers, le débit des sources et des torrents a tendance à diminuer, alors même que les besoins des animaux augmentent logiquement avec la chaleur.

Tous ces changements ne se font pas de manière progressive. Ils émergent souvent au travers de chocs, d’aléas de plus en plus marqués, tels que des sécheresses récurrentes, des printemps de plus en plus précoces… lesquels n’empêchent pas de temps en temps un été pluvieux (2014) ou un printemps très froid et tardif (2013).

Cette variabilité constitue au final la principale difficulté pour la gestion d’une saison à l’autre. Éleveurs et bergers doivent trouver des marges de manœuvre pour assurer l’alimentation de leurs troupeaux sans dégrader les végétations. Les moyens dépendent des régions et de l’intensité des aléas, des caractéristiques des alpages, comme la diversité des végétations présentes, l’étagement altitudinal, ou encore des besoins des animaux estivés et l’expérience des bergers.

Des sentinelles pour les alpages

Face à la complexité du sujet, il paraît illusoire de penser que les chercheurs vont pouvoir concevoir et proposer un éventail de solutions techniques « clés en main ». En tant que chercheurs, les problèmes posés par le changement climatique nous obligent à adopter une posture qui vise plus à comprendre les pratiques des acteurs et les accompagner ; et cela pour plusieurs raisons.

Avant tout, parce que l’on est en montagne et que les leviers techniques habituels de l’agriculture (irrigation, sélection variétale) sont très limités par les contraintes du relief et du climat.

Ensuite, parce que l’on est confronté à une grande diversité de fonctionnements : chaque alpage mettra en œuvre des stratégies bien spécifiques. Face à ces différences, les éleveurs et les bergers sont les plus expérimentés pour trouver des solutions en vue de l’adaptation.

Enfin, parce que les éleveurs doivent s’adapter dès aujourd’hui, avec une urgence incompatible avec le temps long de la recherche.

Dans ce contexte, le travail du chercheur sera d’accompagner la réflexion des éleveurs. Il consistera à observer et comprendre les stratégies à l’œuvre, pour essayer d’en dégager des logiques d’ensemble. Ce travail conduit à construire de nouveaux cadres de réflexion et de nouveaux outils méthodologiques pour accompagner l’adaptation.

Le réseau des alpages sentinelles a été conçu dans cet esprit. Sur un échantillon d’alpages et d’exploitations, des suivis permettent de comprendre les impacts du changement climatique et les stratégies d’adaptation ; ils fournissent une matière qui est mise en discussion entre des chercheurs, des gestionnaires d’espaces protégés, des techniciens agricoles et pastoraux, des éleveurs et des bergers.

Démarche participative et interdisciplinaire

L’adaptation au changement climatique oblige aussi à décloisonner les secteurs d’activité. Bien souvent, les mesures mises en œuvre en agriculture ont des conséquences sur d’autres activités ou nécessitent une coordination avec des acteurs non agricoles, et inversement.

Partant de ce constat, le projet Adamont a été initié en partenariat étroit entre des acteurs socioprofessionnels et des chercheurs dans une logique de démarche participative. Il fait le pari d’aborder la question de l’adaptation à l’échelle du territoire dans sa globalité et de regarder d’emblée l’ensemble des activités concrètes et leurs interactions.

L’exemple le plus typique analysé dans le cadre du projet sur le territoire du Parc naturel régional du Vercors est sans doute celui du partage de l’eau. À cause du réchauffement climatique, les besoins en eau pour l’abreuvement des troupeaux augmentent, alors que les ressources diminuent.

Parallèlement, les besoins augmentent aussi pour la population du Vercors, pour les touristes, et surtout pour l’enneigement des stations, fortement impactées par le réchauffement. La ressource étant limitée, il paraît indispensable de penser l’adaptation de manière conjointe pour ces différents secteurs.

Dans ce contexte, axer le travail de recherche dans l’objectif d’une approche intégrée permet de favoriser le croisement interdisciplinaire, de décaler le cadre de réflexion méthodologique et de tenir compte de l’ensemble des interactions à l’échelle du territoire.

Une autre façon de faire de la recherche

Des dispositifs de recherche tels qu’alpages sentinelles ou Adamont montrent tout l’intérêt de ce type d’approche et obligent à repenser la place et l’approche du chercheur. Celui-ci ne peut plus être un simple producteur de savoir mais doit davantage se positionner en accompagnement de la réflexion sur les territoires, en apportant méthodes, cadres de réflexion et prise de recul sur le sujet.

Le chercheur peut aussi se trouver dans le rôle de médiateur, plus ou moins externe au territoire et aux enjeux locaux. Cette posture, si elle semble tout à fait intéressante et pertinente, va à l’encontre de l’image du chercheur dans la société, notamment l’image du « savant » véhiculée par les médias. Il nous semble qu’il faille faire connaître et reconnaître cette forme de recherche en valorisant diverses formes de productions, telles que des documents de vulgarisation ou des démarches d’accompagnement.

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The Conversation

L’auteur: Delphine Piazza-Morel Ingénieur de recherche en aménagement du territoire, Irstea.

Ingénieure, spécialisée en aménagement du territoire et développement local, appliqué aux questions de l’environnement, de la gestion et la préservation des ressources naturelles en territoire de montagne, abordé par une approche interdisciplinaire. En charge de l’accompagnement et l’animation scientifique de projets de recherche pluridisciplinaires et partenariaux dans le domaine du développement durable des territoires de montagne dans un contexte de changement climatique.

Pour les ours en Europe…

Le paradis : la Slovénie !

L’enfer : les Pyrénées ?

 

Il y a quelques semaines, 1200 de l’Ariège, des Hautes-Pyrénées, des Pyrénées-Atlantiques et de la Haute-Garonne, manifestent contre la décision du ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot de réintroduire l’ours dans le Béarn Ours des Pyrénées.

Fin mars, le ministre avait annoncé qu’il allait engager la réintroduction de deux ours femelles dans les Pyrénées-Atlantiques : « J’ai décidé de passer à l’offensive parce qu’il ne reste que deux mâles dans ce département, dont Cannellito, fils de Cannelle, qui était le dernier ours 100 % pyrénéen. Je ne veux pas être le ministre qui assiste à la disparition de cette lignée ».

 Le nombre d’ours est estimé à 39 dans les Pyrénées, selon les derniers chiffres officiels (2016). Toutefois, seuls deux mâles vivraient dans les Pyrénées occidentales. Nicolas Hulot : « Je comprends les craintes. Mais on ne peut pas donner de grandes leçons aux pays qui ont sur le territoire d’emblématiques animaux sauvages menacés de disparition si l’on hésite nous-mêmes à protéger les espèces qui sont en danger en France.

Alors justement, comment font les autres pays, notamment européens ? L’exemple de la Slovénie est intéressant. Ce petit pays d’Europe centrale coincé entre l’Italie, l’Autriche et la Hongrie, au nord de la Croatie est couvert à 60 % de forêts. On estime entre 400 à 500 le nombre d’ours bruns y vivant.

Là-bas, les ursidés vivent en relative harmonie avec les hommes. Deux mois après l’annonce de Nicolas Hulot de la réintroduction prochaine de deux ours bruns slovènes dans les Pyrénées occidentales, France 2 s’est rendue dans ce pays d’Europe centrale.

Les habitants des villages ruraux ont appris à vivre avec les medved (littéralement : mangeurs de miel). Ils surgissent parfois dans leur jardin. Aleinca Kovac dirige un hôtel ou les ours pointent leur museau presque tous les mois. “Les végétaux représentent 70 % de leur alimentation, la viande seulement 30 %, ils ont donc assez à manger dans la forêt, et quand ils viennent dans les villages, ils ne causent pas de gros dégâts”, explique-t-elle. “Il peut arriver que les gens croisent une mère et ses petits, là c’est dangereux, sinon, pas de problème majeur”, renchérit un client.

Sources : France 2, France Info,

Ours en Slovénie, où les voir ? ICI

Un nouveau site internet pour promouvoir les droits de la nature

Depuis le 22 mai 2018, un nouveau site internet fait parler de lui. La page droitsdelanature.com cherche à promouvoir les initiatives, les lois et les expertises mises en place en faveur de la reconnaissance des Droits de la nature.

Le nouveau portail baptisé  droitsdelanature.com offre une nouvelle avancée philosophique et juridique pour le respect de la Terre et de ses écosystèmes.

Un pneu de vélo increvable imprimé en 3D

Une société allemande fabricant des imprimantes 3D a présenté un pneu de vélo sans air. Ces pneus de vélo imprimés en 3D pourraient idéalement équiper le Kinazo e1, le vélo électrique imprimé en 3D grâce à Volkswagen.

Le pneu développé par BigRep ne contient pas d’air, car celui-ci est doté d’une structure alvéolaire increvable. Il serait par ailleurs adapté à tout type de vélo. Le fabricant allemand explique qu’il a eu recours à l’impression 3D pour offrir davantage de personnalisation aussi bien pour les bandes de roulement que pour la taille des roues. On pourrait imaginer que le vélo puisse aussi bien rouler en ville, sur des sentiers de montagne, mais aussi s’adapter au climat avec un pneu qui adhère plus ou moins à la surface enfin BigRep a surtout voulu créer un pneu qui ne puisse pas crever. Ce nouveau pneu imprimé en 3D ne sera pas tout de suite commercialisé, il serait uniquement une application industrielle interne selon BigRep, dans le simple but d’explorer les différentes possibilités de l’impression 3D à grande échelle. Le pneu ne serait donc pas destiné à la production pour le moment.

En Arabie saoudite, les climatiseurs consomment 70 % de l’électricité nationale

Il fait constamment chaud, en Arabie saoudite. Alors, les climatiseurs ne connaissent pas de répit. Une habitude qui se ressent considérablement sur la facture énergétique du pays.

On savait déjà que face au réchauffement climatique, l’utilisation des climatiseurs allait tripler d’ici 2050, ce qui ne sera pas sans conséquence sur l’environnement. Mais dans certains pays qui ne connaissent pas de saison froide, le recours à l’air réfrigéré est encore plus important.

Ainsi, en Arabie saoudite, plus de 70 % de l’électricité part dans les climatiseurs du pays, selon une étude conduite par des chercheurs de l’université de King Abdulaziz, située dans la ville de Jeddah.

Lire l’article complet de Emilie Laystary sur France 24

L’inégalité entre pays riches et pays pauvres devrait s’accentuer face au changement climatique

Les pays pauvres qui ont  le moins participé aux émissions de gaz à effet de serre sont aussi ceux qui subissent le plus durement les effets du changement climatique qui en résulte. Une injustice climatique qui devrait aller en s’accentuant…

Un aspect important du réchauffement global est que ses conséquences dépendent fortement de l’endroit du globe où l’on se trouve. Le système atmosphère-océan est organisé suivant une structure très particulière, ce qui implique que les différentes latitudes jouissent de climats très contrastés. Ceux de la zone intertropicale sont globalement plus « violents ». On pense notamment aux vents destructeurs et aux pluies torrentielles des ouragans. Les latitudes tropicales où se situe l’essentiel des pays pauvres sont des régions vulnérables où les changements du climat deviennent très rapidement sensibles.

Une étude parue dans la revue Science (mai 2018) confirme un changement particulièrement défavorable pour ces régions. Elle s’est concentrée sur l’évolution attendue de la variabilité des températures mensuelles en analysant les projections de 37 modèles simulant un réchauffement climatique marqué. Les fluctuations de température dans les tropiques sont actuellement très corrélées à la production agricole, à l’économie et à la stabilité politique. Il inclut en outre les évolutions des extrêmes météorologiques à forts impacts sur les systèmes biologiques et la sécurité alimentaire tels que les vagues de chaleur ou les sécheresses.

Les résultats indiquent qu’en moyenne annuelle, les fluctuations de température s’accentueront sur les continents tropicaux, où se trouve la majorité des pays pauvres. Cette augmentation irait de 10 à 15 % par degré de réchauffement global. Cette hausse s’explique par l’effet de l’assèchement des sols pour les tropiques de l’hémisphère sud, et par une augmentation de la variabilité atmosphérique pour ceux de l’hémisphère nord. 

Le fait que les pays les plus pauvres ont peu participé aux émissions de gaz à effet de serre jusqu’à présent, mais ressentent plus fortement les effets néfastes du réchauffement a donné naissance au terme d’injustice climatique. L’inégalité déjà présente entre pays du nord et du sud tend à être accentuée par cette tendance.  « L’augmentation prévue de la variabilité de la température sur une grande partie des pays en voie de développement et la diminution de celle-ci sur une grande partie des pays développés pourraient avoir des conséquences sociales, économiques et écologiques substantielles s’ajoutant à l’inégalité des impacts associés au changement climatique ».

Source: Science (en anglais)

Les tropiques : une zone en première ligne face aux défis du changement climatique et du développement durable

Des changements majeurs dans la répartition des réserves mondiales d’eau douce sont en cours

En analysant les variations du champ gravitationnel de la Terre à l’aide d’une paire de satellites entre 2002 et 2016, une équipe de chercheurs pointe des changements majeurs dans la manière dont l’eau douce est stockée sur notre planète.

Une étude publiée dans la revue Nature a montré une évolution majeure concernant la distribution spatiale des réserves terrestres en eau douce au cours des 15 dernières années: les régions humides deviennent plus humides et les régions sèches le deviennent encore plus. Ainsi, les zones situées aux hautes latitudes des deux hémisphères et celles près de l’équateur connaissent une hausse des réserves en eau des sols. À l’inverse, les zones situées entre les deux – en particulier les latitudes subtropicales – subissent une diminution de celles-ci.

L’eau douce se présente sur le globe sous différents aspects : les calottes polaires, les rivières, les lacs, les surfaces enneigées… La présence de toutes ces composantes fournit au changement du cycle hydrologique une structure très riche et complexe.

Un des objectifs de l’étude était de séparer les différentes causes de ces variations. En effet, la  période étudiée contient aussi bien les effets associés à la variabilité naturelle du climat que ceux associés au changement climatique provoquées par les activités humaines. Si pour certains cas l’effet du changement climatique est évident – fonte des glaciers et calottes qui participe à la hausse du niveau des mers -, pour d’autres il est nécessaire d’obtenir des données couvrant une période plus longue afin de filtrer les oscillations naturelles du cycle hydrologique. En outre, dans certaines régions comme le nord de l’Arabie Saoudite ou le nord-ouest de la Chine, l’utilisation de l’eau pour l’agriculture se trouve être la cause principale de la diminution des réserves hydriques. 

Ces observations à grande échelle confirment et prolongent celles d’études antérieures fondées sur d’autres paramètres comme les relevés de pluviométrie au sol – avec une couverture spatiale bien plus limitée – ou la salinité des océans. Étant donné que l’accès à l’eau douce est crucial pour la survie des populations et celle des écosystèmes locaux, pour les pratiques agricoles et économiques ainsi que pour la stabilité sociopolitique, ces données doivent interpeller. Selon James Famiglietti, un coauteur de l’étude : « Ce dont nous sommes témoins est un changement hydrologique majeur ».

Source: Nature (en anglais)

Un ambitieux projet de reboisement dans le nord de Paris

Dans la plaine de Pierrelaye-Bessancourt à 25 kilomètres de Paris, plusieurs communes se sont réunies pour faire naître une forêt de 1350 hectares. En connectant la forêt de Montmorency, celle de St-Germain-en-Laye et le Parc naturel régional du Vexin, ce projet d’une ampleur inédite en France veut consolider la ceinture verte au nord-ouest de Paris et reprendre la main sur des terres polluées et inexploitables. Un projet ambitieux et résolument tourné vers l’avenir qui entend notamment limiter l’étalement urbain grâce aux arbres.

C’est à lire ICI

Un gratte-ciel fait à 90 % de bois et plus haut que la Tour Eiffel

Changer les villes en forêts. C’est l’espoir d’une entreprise japonaise pluricentenaire et spécialisée dans la construction. Pour ce faire, Sumitomo Forestry Co. veut ériger des gratte-ciels en bois. En 2041, la société célébrera ses 350 ans. Elle veut fêter l’événement en érigeant la plus haute tour en bois au monde. Un projet baptisé W350 et élaboré en partenariat avec Nikken Sekkei Ltd.  Lire la suite

Des vers géants prédateurs envahissent les jardins français. Dans l’indifférence

Cet article est publié en collaboration avec les chercheurs de l’ISYEB (Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité, Muséum national d’Histoire naturelle, Sorbonne Universités). Ils proposent chaque mois une chronique scientifique de la biodiversité, « En direct des espèces ». Objectif : comprendre l’intérêt de décrire de nouvelles espèces et de cataloguer le vivant.

Une des conséquences de la mondialisation et de l’accroissement des échanges internationaux de marchandises est l’introduction d’espèces exotiques envahissantes. En France, on a ainsi vu arriver récemment la punaise diabolique, le Frelon Asiatique et l’Écureuil de Corée, et aussi les Plathelminthes terrestres tels que Platydemus manokwari (depuis la Nouvelle-Guinée) ou Obama nungara (depuis l’Amérique du Sud).

Ces Plathelminthes terrestres, qui passent de continent à continent avec les transports de plantes, sont généralement des animaux d’une taille modeste, environ 5 cm : ils tiennent dans la main – quoique ce soit une mauvaise idée de les toucher. Parmi les Plathelminthes terrestres, il existe toutefois un groupe d’espèces géantes, qui ont toutes la tête « en marteau » : les bipaliinés, appartenant aux genres Bipalium et Diversibipalium. Les plus grands peuvent atteindre 1 m de long, et leur continent d’origine est l’Asie.

40 centimètres de long

Notre équipe vient de publier les résultats d’un travail de cinq ans basé sur la science participative. Un immense merci à tous les citoyens qui nous ont envoyé des photographies et aussi des spécimens. Plus de 700 signalements de Plathelminthes terrestres ont été reçus, et parmi ceux-ci, plus de 100 concernaient des bipaliinés. Deux des espèces présentes en France, et parfois très abondantes, peuvent atteindre 40 cm de long ! Quarante centimètres – représentez-vous cela avant de continuer la lecture : si vous lisez ceci sur un PC portable, c’est plus que la diagonale de votre écran…

Les Plathelminthes terrestres consomment des animaux de la faune du sol, et à ce titre posent une menace pour la biodiversité des sols et leur équilibre écologique. Les Bipalium sont des prédateurs de vers de terre, capable de tuer et manger des proies beaucoup plus grandes qu’eux. Pour tuer leurs proies, les Bipalium possèdent un armement chimique incluant la tétrodotoxine, un des neurotoxiques les plus puissants au monde, mille fois plus actif que le cyanure (la tétrodotoxine est le poison des fameux poissons Fugu).

Alors que cette enquête était à l’origine destinée uniquement à la France métropolitaine, nous avons reçu des témoignages de science participative des territoires français d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Saint Martin, Saint Barthélemy, Guyane française, Réunion, Mayotte, Polynésie) et aussi de Suisse, Monaco et Portugal. De manière inattendue aussi, les témoignages de science participative remontent à 20 ans en arrière, car les citoyens bénévoles nous ont envoyé des photographies et même des vidéos, le plus ancien datant de 1999.

En France métropolitaine, les deux espèces qui dominent sont Bipalium kewense et Diversibipalium multilineatum ; ces deux espèces peuvent atteindre 40 cm de long. Curieusement, Bipalium kewense a aussi été trouvé en Guadeloupe, Martinique et Guyane française. Une espèce relativement petite, Bipalium vagum, a été trouvée dans plusieurs îles des Antilles, en Guyane Française et à La Réunion, mais pas en France métropolitaine. Une espèce inconnue, Diversibipalium « noir », a été trouvée en France, dans une seule localité. Une espèce probablement nouvelle, Diversibipalium « bleu » a été trouvée seulement à Mayotte ; cette espèce est particulièrement spectaculaire par sa couleur irisée turquoise.

Les Pyrénées-Atlantiques, un petit paradis pour vers géants…

En France métropolitaine, la plupart des bipaliinés ont été trouvés dans le sud, mais très curieusement, près de la moitié des signalements proviennent d’un seul département : les Pyrénées-Atlantiques, surtout dans la partie côtière entre Bayonne et la frontière espagnole. Les Plathelminthes terrestres, qui viennent des régions semi-tropicales d’Asie, ont deux ennemis : le froid en hiver et la sécheresse en été. Il semble que les Pyrénées-Atlantiques, avec leur hiver doux et leur été jamais tout à fait sec, constituent un petit paradis pour eux !

Nos études moléculaires basées sur le gène de la Cytochrome Oxydase I montrent que les espèces trouvées dans plusieurs localités dans le monde sont parfaitement homogènes du point de vue génétique, même quand les spécimens proviennent de plusieurs continents. Ces espèces ne pratiquent pas la reproduction sexuée et chaque individu est donc un clone de son parent : un petit morceau se détache à l’arrière de l’animal et se transforme en adulte, un phénomène appelé scissiparité. La reproduction asexuée est un moyen pour une espèce invasive d’envahir rapidement un territoire. Cela signifie aussi que chaque ver est potentiellement immortel.

Les scientifiques se doivent de s’y intéresser

Quand nous avons commencé ce travail, en 2013, nous avons fait ce que fait tout scientifique au début d’une nouvelle recherche : chercher la bibliographie, c’est-à-dire les articles écrits par d’autres scientifiques sur le sujet. À notre grand étonnement, nous n’avons presque rien trouvé sur ce sujet en France, alors que l’invasion a commencé il y a plus de vingt ans. Il semble paradoxal que l’invasion d’un pays développé, en Europe, par des animaux aussi spectaculaires et bien visibles, et potentiellement dangereux pour la biodiversité, n’ait attiré l’attention d’aucun scientifique ni d’aucune institution.

Les citoyens rapportent parfois avoir amené les animaux dans des centres de recherche, ou des universités, et avoir été renvoyés gentiment avec des identifications fantaisistes (« ce sont des sangsues, aucun intérêt »). Il est clair qu’un effort d’enseignement doit être fait au sujet des Plathelminthes terrestres. Cela dit, ceux qui ne les connaissaient pas il y a 20 ans avaient une excuse – avant, ils n’étaient pas là.

L’auteur de cet article:  Professeur de parasitologie, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) – Sorbonne Universités

Déclaration d’intérêts

Jean-Lou Justine a reçu des financements du Muséum National d’Histoire Naturelle. Il est un des “Academic Editors” (bénévole) de la revue scientifique PeerJ (https://peerj.com) dans laquelle ont été publiés plusieurs travaux cités dans cet article.

Reproduisez nos articles gratuitement, sur papier ou en ligne, en utilisant notre licence Creative Commons. The Conversation France.

D’une éolienne sur la ferme familiale à la création de parcs éoliens offshore

Pionnier dans l’énergie éolienne, l’inventeur et entrepreneur danois Henrik Stiesdal a joué un rôle majeur dans la création de l’industrie éolienne moderne. Il est finaliste du Prix de l’inventeur européen 2018, dans la catégorie oeuvre d’une vie.

Le célèbre « concept danois », standard de l’industrie éolienne, c’est lui : Henrik Stiesdal. Cet inventeur danois a non seulement créé un modèle simple d’éolienne – qui a permis le décollage de l’industrie et défini la norme pendant des décennies -, mais il a aussi apporté des solutions à la création de grands parcs éoliens, contribuant au développement de l’offshore.

Lire la suite de l’article de Pascale Colisson sur le site des Echos

Rénovation énergétique, économie circulaire… l’UFC-Que Choisir s’exprime

Alors que le Gouvernement a présenté il y a peu le plan de rénovation énergétique des bâtiments et la feuille de route pour l’économie circulaire, l’UFC-Que Choisir revient sur l’essentiel des propositions. Son président, Alain Bazot, rappelle notamment l’importance de mettre en place des « règles claires » et des « mesures concrètes qui obligent les professionnels ».

L’UFC-Que Choisir s’est tout d’abord exprimé sur la feuille de route pour l’économie circulaire. Alain Bazot se satisfait de « la reprise de bon nombre de nos propositions dans ce programme qui, souhaitons-le, ne finira pas à la poubelle ». 
Il salue le renforcement de la gouvernance des éco-organismes, « notamment en objectivant les coûts de collecte et de traitement des déchets couverts par les REP et en renforçant les sanctions financières en cas de non atteinte des objectifs réglementaires ». 
Il regrette néanmoins que « la mise en place d’une Autorité administrative indépendante pourtant préconisée, comme nous, par le rapport Vernier n’ait pas eu l’oreille du gouvernement ». 

Il encourage le Gouvernement à « donner rapidement vie à cette feuille, sans passer par la case poubelle ou recyclage, et ce même si la route, face aux lobbys des fabricants et industriels, ne manquera pas d’être semée d’embûches ». 

Convaincre les consommateurs de l’intérêt de la rénovation

Concernant le plan pour la rénovation énergétique des bâtiments, Alain Bazot estime qu’il est « une évolution de l’existant ». « Il faut néanmoins souligner qu’il contient des avancées que l’UFC-Que Choisir attendait depuis longtemps ». 
L’association cite « la fiabilisation et l’opposabilité des diagnostics de performance énergétique (…). Les consommateurs doivent pouvoir mettre en responsabilité le diagnostiqueur en cas d’erreur manifeste de sa part ». 
Si le label RGE doit évoluer « avec une amélioration des formations et un renforcement des contrôles des professionnels bénéficiant du label », Alain Bazot prévient qu’il « ne faut pas crier victoire trop vite tant certaines annonces passées n’ont pas été suivies d’effets, d’où nos constats peu reluisants sur le RGE ». 
Il souligne enfin que pour dynamiser l’activité, les consommateurs devront comprendre l’intérêt de la rénovation énergétique et avoir « l’assurance de réduire réellement leur facture ». 

Il conclut : « La confiance nécessaire au bon fonctionnement et développement du marché de l’efficacité énergétique ne se décrète ni ne se gagne grâce à la seule annonce d’objectifs ambitieux. Elle doit se construire sur la base de règles claires de responsabilité et de mesures concrètes qui obligent les professionnels. A bon entendeur… ». 

Sources Que Choisir & BatiWeb

Toiture photovoltaïque : tout savoir sur les toits de demain

Les Français seraient 88 % à préférer consommer leur électricité du toit plutôt que de la vendre à l’opérateur national, selon un sondage OpinionWay pour Qualit’ENR de janvier dernier. Après une longue ère d’électricité du toit injectée dans le réseau, incitée par des tarifs de rachat juteux du kilo Watt heure, le marché se calibre en faveur de l’autoconsommation. D’abord, elle est dotée d’un cadre légal depuis le 30 avril 2017. Ensuite, un arrêté du 9 mai 2017 a fixé une nouvelle réglementation des tarifs de revente de l’électricité de surplus, aussi pour des installations photovoltaïques domestiques limitées à 3 kW. En outre, il prévoit une prime de 1 170 euros sur cinq ans pour une installation mixte avec autoconsommation et revente du surplus.

Lire l’article complet de Lauréna Valette sur ce site 

A défaut de pouvoir concrétiser ses propres projets de parcs éoliens offshore au large de l’Hexagone, la faute à des recours en justice à répétition, le groupe EDF investit dans l’éolien en mer à l’étranger. L’énergéticien a annoncé jeudi 3 mai 2018 l’acquisition d’un projet de parc éolien en mer d’une capacité de 450 mégawatts en Écosse, auprès de la société Mainstream Renewable Power.

EDF Energy Renewables, la filiale britannique du groupe français EDF EN spécialisée dans les énergies renouvelables, a validé jeudi 3 mai 2018 le rachat du projet éolien « Neart na Gaoithe1 » (« Puissance du vent » en gaélique), auprès de la compagnie Mainstream Renewable Power, un acteur international de l’éolien et du solaire, au terme d’un processus compétitif. Si le montant de la transaction n’a pas été précisé dans le communiqué, on sait néanmoins qu’un investissement total de 1,8 milliard de livres (soit 2,04 milliards d’euros) sera nécessaire à sa réalisation, et le groupe EDF devrait, comme à son habitude, rechercher de nouveaux partenaires le moment venu afin de partager ce coût. Lire plus

Une voiture 100% solaire dès 2019 ?

La société néerlandaise Lightyear assure être en mesure de faire rouler une voiture 100% solaire d’ici 2019. Un pari peut-être plus si impossible qu’il n’y parait. Lire sur le site de La Tribune

Le Mexique mise sur le solaire pour l’énergie propre

Le plus grand parc solaire d’Amérique du Sud, au Mexique, sera opérationnel d’ici fin 2018. 

A distance, on dirait un océan au milieu du désert. Il ne s’agit pourtant pas d’un mirage mais du plus grand parc solaire du continent américain, situé dans l’État de Coahuila au nord du Mexique. Les 2,3 millions de panneaux sont disposés par rangées sur le sable et suivent la trajectoire du soleil du lever du jour jusqu’à la nuit, comme des tournesols. Ils couvrent une surface équivalente à 2.200 terrains de football. Au niveau mondial, seuls des projets en Chine et en Inde le dépassent actuellement par leur taille.

Lire la suite de l’article ICI

Les prix de gros des panneaux PV continuent de baisser tous azimuts

Selon la plateforme commerciale pvXchange, les prix de gros des panneaux photovoltaïques en silicium cristallin évoluent surtout selon la loi de l’offre et de la demande à l’heure actuelle, et moins sous l’influence des prix plancher d’importation définis par Bruxelles pour les produits de source asiatique. Les modules en silicium cristallin sont disponibles en quantités suffisantes, et les prix ont commencé à chuter tous azimuts le mois dernier. Un effet saisonnier se ferait aussi ressentir sur les prix, car la demande progresserait en phase avec la hausse des températures, quoique de façon encore modérée. Parallèlement, les premières grandes centrales solaires se construisent désormais en Europe sans subventions, comme par exemple en Espagne (voir notre article).

Panneaux solaires : gare aux arnaques !

Certaines entreprises n’hésitent pas à se faire passer pour des organismes publics pour arnaquer les particuliers qui prévoient de poser des panneaux solaires sur le toit de leur maison. Voici quelques précautions à prendre. Lire la suite

Le gouvernement a installé un groupe de travail sur le solaire

Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique, a présidé le 18 avril la première réunion du groupe de travail chargé d’accélérer le développement du solaire, mis en place dans le cadre du “plan de libération des énergies renouvelables” impulsé par le gouvernement. Après ceux consacrés à l’éolien et à la méthanisation, qui ont rendu leurs conclusions au premier trimestre (lire nos articles ci-dessous), ce nouveau groupe de travail associe l’ensemble des acteurs de la filière photovoltaïque – parlementaires, associations d’élus (Association des maires de France, Assemblée des départements de France, Régions de France, Amorce, Fédération nationale des collectivités concédantes et régies), ONG (France nature environnement), représentants des professionnels du solaire et de l’électricité, des administrations du ministère de la Transition écologique et des autres ministères (Economie et Finances, Agriculture, Culture et Armées). “Les groupes de travail sur l’éolien et sur la méthanisation ont montré que le dialogue entre tous les acteurs d’une filière permet de lever les freins au déploiement des énergies renouvelables, a expliqué Sébastien Lecornu. L’énergie solaire photovoltaïque s’impose comme l’énergie renouvelable la plus populaire et est en train de devenir l’énergie renouvelable la plus compétitive et la plus acceptable sur le territoire. Ce groupe de travail doit travailler sur l’autoconsommation, qui permet aux consommateurs de s’approprier pleinement la transition énergétique ; et exploiter de nouveaux gisements dans le domaine agricole, des bâtiments publics, des entreprises, du patrimoine et auprès du grand public.”

Cinq commissions techniques

Le groupe sera organisé en commissions techniques restreintes pour analyser les enjeux liés aux procédures d’urbanisme et à la mobilisation du foncier pour le développement de projets solaires, au modèle d’autoconsommation, à la filière industrielle solaire française, au développement de projets solaires dans les zones non-interconnectées et au cas particulier du solaire thermique. “Le groupe de travail fera des propositions opérationnelles visant à accélérer l’implantation du photovoltaïque dans le monde agricole, les collectivités locales, les entreprises (enseigne de distribution, entrepôts) et le monde du patrimoine, a indiqué le ministère de la Transition écologique dans un communiqué. Il se réunira à nouveau fin mai pour examiner les propositions émanant de ces comités restreints. Les mesures seront annoncées lors de la conclusion des travaux du groupe en juin 2018.”

Nouveaux lauréats de l’appel d’offres solaire sur bâtiments

A l’occasion de la réunion de lancement du groupe de travail, Sébastien Lecornu a en outre annoncé les résultats de la quatrième période de l’appel d’offres solaire sur bâtiments, en désignant lauréats 392 nouvelles installations pour une puissance d’un peu plus de 200 MW. Les prix proposés par ces projets sont en moyenne de 80,8 euros/MWh, en baisse de 5% par rapport au prix moyen des projets lauréats de la période précédente. Les régions totalisant le plus de projets retenus sont l’Occitanie (132 pour une puissance de 61,8 MW), Nouvelle-Aquitaine (91 pour 62,1 MW) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (64 pour 33,5 MW).

Source: Groupe Caisse des Dépôts

Tesla au secours de Porto Rico

Fin septembre, la tempête Maria frappait l’île de Porto Rico et les dégâts, tant humains que matériels, ont été considérables. Immeubles et maisons détruits, réseau routier effondré, mais surtout une gigantesque coupure d’électricité qui a freiné les secours et stoppé l’activité dans les différents hôpitaux de l’île. Mais pour faire face à la tempête la plus dévastatrice du siècle, Porto Rico s’est trouvé un allié : Elon Musk, le patron de Tesla, s’est engagé à aider le gouvernement local à construire un réseau électrique solaire dans les plus brefs délais en faisant appel aux dernières technologies en matière d’énergie solaire. Plus qu’une simple opération caritative, le projet de Tesla à Porto Rico est désormais suivi par tous les observateurs du secteur des énergies vertes. Véritable laboratoire à ciel ouvert, Porto Rico pourrait devenir, dans les mois qui viennent, le premier état à être alimenter à 100% par un réseau électrique solaire.

Tout va très vite avec Elon Musk, et le patron de Tesla est notamment connu pour être très réactif sur les réseaux sociaux. C’est déjà sur Twitter qu’il avait passé un marché en direct pour installer une ferme de batteries solaires en Australie, alors que le pays faisait face à un important risque de coupures électriques. La même chose s’est reproduite début octobre : en seulement quelques tweets, Elon Musk est entré en contact avec Ricardo Rossello, le gouverneur de l’état de Porto Rico, et s’est proposé de reconstruire le réseau électrique en s’appuyant sur la technologie solaire de Tesla. Une offre que le gouverneur s’est empressé d’accepter étant donné l’urgence humanitaire dans laquelle se trouvait l’île.

Lire la suite sur le site l’EnerGEEK

Tchernobyl passe au solaire !

3800 panneaux photovoltaïques ont été placés à cent mètres du réacteur qui a causé la catastrophe nucléaire.

Une centrale solaire est actuellement en construction sur le site de Tchernobyl en Ukraine – une manière de redonner un semblant de vie à ce lieu dévasté par la catastrophe nucléaire de 1986.

Solar Tchernobyl, la société germano-ukrainienne en charge du projet de centrale solaire, vient d’installer environ 3800 panneaux photovoltaïques à cent mètres du réacteur en cause de la catastrophe. Cette première étape du projet devrait permettre de fournir de l’électricité propre à plus de 2000 appartements. Dans le futur, la société espère augmenter la production d’énergie sur ce site par cent, comme le rapporte le site Futurism.

La route solaire normande produit deux fois moins d’électricité que prévu

409 et non pas 767 kWh par jour en moyenne. Les experts se sont donc trompés dans leurs estimations. Un problème de joints serait notamment à l’origine de cette défaillance. Cette route (340 kW) très médiatisée a produit concrètement 409 kWh par jour en moyenne durant l’année 2017, soit 149,4 MWh pendant les 365 jours en question rapporte Le Moniteur dans un article mis en ligne le 22 décembre 2017, soit exactement un an après celui du Monde. 

Il existe une alternative biologique au glyphosate de Monsanto, mais celle-ci n’est pas homologuée !

Un agronome breton, Jacques Le Verger, découvre une puissante alternative bio au glyphosate… mais l’administration lui fait barrage depuis des années. Il a mis au point une alternative biologique au glyphosate du géant Monsanto : le Croq’Mousse. Malgré son investissement en temps, en argent et les tests réalisés par l’Ineris, l’homme ne parvient pas à obtenir l’homologation de l’Anses (l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation). Jacques Le Verger est un agronome breton ayant investi un million d’euros dans l’élaboration de son Croq’mousse, un herbicide anti-mousse également décliné en engrais dans une gamme de produits dédiée. Composé d’algues marines et entièrement écologique, l’anti-mousse serait aussi efficace que le glyphosate et ceci aurait été certifié par lInstitut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris). En effet,  il a conclu: « Votre produit mérite naturellement d’être mis sur le marché, pas de toxicité aigüe ni de danger avéré pour l’environnement ». La direction des routes bretonnes, après essai, a confirmé que le Croq’Mousse s’avérait aussi efficace que le Roundup ! Cependant, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation refuse d’homologuer le Croq’mousse…  Jacques Le Verger a également travaillé avec les responsables de diverses communes, comme à Nantes ou Paris. La gamme de produits qu’il a développé avec sa société, Osmobio, a présenté des résultats positifs contre toute attente. « Nos produits ont été comparés avec les produits classiques de la chimie de synthèse, et je dois vous dire que selon l’expression de ces responsables, les résultats ont été bluffants ». Cependant, les autorités lui refusent encore et toujours l’autorisation de vendre son produit !

Sources: Epoch TimesPositivRLe Monde

La « cli-fi », une nouvelle façon de parler du changement climatique

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À quoi ressemble un monde ravagé par la hausse des températures ? Kevin Rheese/Flickr, CC BY
Claire Perrin, Université de Perpignan

Au tournant des années 2010, la presse américaine relatait l’apparition d’un nouveau genre littéraire, la « cli-fi » (pour climate fiction), terme inventé en 2008 par l’écrivain et blogueur Dan Bloom. Les romans de « fiction climatique » prennent généralement la forme de récits post-apocalyptiques où des personnages évoluent dans un monde ravagé par les effets du changement climatique.

Si les romans de cli-fi sont encensés par la presse américaine aux sympathies écologistes, ils restent cantonnés en France à un public de niche.

Du « nature writing » à la « climate fiction »

Aux États-Unis, la popularité et le nombre des romans de cli-fi s’expliquent d’abord par l’importance culturelle de la nature dans ce pays. Citons ici le poète Walt Whitman et les philosophes Henry David Thoreau et Ralph Waldo Emerson, qui ont parmi les premiers contribué à faire de la nature le personnage principal du roman national américain.

Par contraste, la littérature française s’est passionnée pour la ville : chez Victor Hugo, Honoré de Balzac ou Charles Baudelaire, c’est Paris, les intérieurs, les arts, bref tout ce qui relève de la « culture » et de la « civilisation » qui semble digne de fiction. La nature et la campagne – que ce soit dans Aux Champs de Guy de Maupassant ou bien dans Madame Bovary de Gustave Flaubert – sont le théâtre de l’avilissement moral.

Si la nature redevient un sujet d’intérêt pour les lecteurs français, ce dont témoigne le retour en vogue des œuvres de Henry David Thoreau, le sujet semble rester cantonné à la littérature d’essai ou aux récits de voyage comme chez Sylvain Tesson.

L’arrivée tardive de la cli-fi en France peut aussi s’expliquer par un certain élitisme littéraire dédaignant encore largement la science-fiction, dont se rapproche tout naturellement ce nouveau genre.

DR

La question des dangers d’une surexploitation de la nature et du rêve de terraformation d’autres planètes est en effet au cœur de nombreux romans de science-fiction, à l’image de Dune (1965) de Frank Herbert. Citons aussi J.G. Ballard qui publia un an avant le classique d’Herbert Sécheresse, le troisième volet de sa quadrilogie des mondes dévastés ; il y dépeint une apocalypse provoquée par la disparition des eaux terrestres sous l’effet de la pollution industrielle des océans.

Mais il est possible de faire remonter la fiction climatique encore plus loin. Avec Les Raisins de la colère de John Steinbeck (1939), par exemple. On y découvre les conséquences sociales de l’épisode climatique du « Dust Bowl » des années 1930 au cours duquel des tempêtes de poussière s’abattirent sur les Grandes Plaines américaines. Climatologues et historiens de l’environnement s’accordent aujourd’hui pour dire que le Dust Bowl fut la conséquence directe de techniques agricoles délétères.

Contre les rêves fous de la géo-ingénierie

Une autre caractéristique de la science-fiction consiste à dénoncer des sociétés grisées par leurs capacités d’innovation, de contrôle de la nature, de progrès scientifique et technologique. Dérivée de la Sci-Fi, la cli-fi n’échappe pas à la règle.

L’un des exemples les plus frappants se trouve chez l’Américain Paolo Bacigalupi. Couronné en 2010 par les prix Nebula et Hugo pour son premier ouvrage La Fille automate, Paolo Bacigalupi fut longtemps journaliste au sein de la revue écologiste High Country News. L’auteur dépeint dans son roman un monde frappé par une pénurie des ressources pétrolières et une montée des niveaux des océans due au réchauffement climatique.

En 2015, Paolo Bacigalupi publie un second roman de cli-fi, The Water Knife. Il y décrit, dans un contexte de sécheresse apocalyptique liée aux activités humaines, la lutte qui oppose les États du Sud-Ouest américain pour l’accès à l’eau de la rivière Colorado. Sous le soleil écrasant du désert de l’Arizona, les habitants de Phoenix en sont réduits à boire leur urine recyclée…

Les plus fortunés, quant à eux, survivent confortablement sous des dômes recréant artificiellement des écosystèmes paradisiaques. Ce type de construction, en projet dans plusieurs grandes villes du monde pose pour Bacigalupi plusieurs questions essentielles : qui y aura accès ? Et quid de la nature à l’extérieur de ces structures ?

Dénonçant à la fois le capitalisme et les rêves de géo-ingénierie des firmes multinationales, les romans de Paolo Bacigalupi illustrent la frange de la cli-fi la plus politisée et la plus investie par la question des responsabilités humaines dans les dérèglements climatiques.

Rencontre avec Paolo Bacigalupi (Laurence Honnorat/YouTube, 2016).

Une réponse au climatoscepticisme

Dans un contexte où des personnalités climatosceptiques occupent aux États-Unis les plus hautes fonctions, un genre littéraire tel que la cli-fi peut véritablement faire œuvre de résistance.

En cherchant à éveiller les consciences à l’aide de récits apocalyptiques, la cli-fi rejoint ainsi la rhétorique des écologistes américains et européens dénonçant la surexploitation de la nature et l’absence de réaction adaptée face aux changements climatiques.

Ces accents eschatologiques exposent toutefois les romanciers à la critique d’écologistes plus modérés : représenter le réchauffement climatique comme un phénomène apocalyptique revient à se couper l’herbe sous le pied en risquant de désintéresser le public de la question, convaincu par ces œuvres qu’il n’y a plus rien à faire.

Des histoires plutôt que des courbes de CO2

Si la cli-fi est bien souvent catastrophiste, elle ne se limite pas à des récits d’apocalypses préfabriquées.

En 2017, paraît en français Les Sables de l’Amargosa de la Californienne Claire Vaye Watkins. Alors que les changements climatiques composaient le sujet central du roman de Paolo Bacigalupi, ils figurent ici comme un arrière-plan réaliste du récit mettant en scène un couple de Californiens tentant de survivre à la sécheresse en se ralliant aux adeptes d’un gourou sourcier et manipulateur.

DR

Autre aspect étonnant, Claire Vaye Watkins répertorie, dans des chapitres pastichant les grands naturalistes et explorateurs américains, les nouvelles espèces animales apparues avec les changements climatiques.

Pour ce qui est de la cli-fi française, on peut citer le roman Terre Lointaine de Pierre-Yves Touzot. Post-apocalyptique sans verser dans le sensationnalisme, ce roman débute sur l’éveil d’un personnage, ne connaissant ni son identité ni son passé, dans un environnement peuplé de créatures étranges et familières à la fois, dans lequel il tentera de survivre et de comprendre ce qui s’est passé durant son sommeil. Sur 300 pages, Pierre-Yves Touzot présente de façon précise et accessible toutes les théories et données scientifiques permettant de prendre la mesure de la crise environnementale.

Atteindre les imaginaires

C’est là tout l’enjeu de la fiction climatique : exposer l’ampleur de la crise environnementale et civilisationnelle pour mobiliser les consciences. Le point commun entre les œuvres de cli-fi n’est pas tant la place accordée à l’environnement que ce lien direct qu’ils tracent entre activités humaines et changements climatiques.

La fiction climatique peut aujourd’hui constituer une arme efficace pour les défenseurs de l’environnement : après avoir entendu les multiples cris d’alarme des chercheurs, lu avec effroi les rapports du GIEC et suivi toutes les campagnes de sensibilisation à la question du climat, on peut s’étonner – avec Bruno Latour (Face à Gaïa), Clive Hamilton (Requiem pour l’espèce humaine) et tous les autres penseurs de la question environnementale – que rien n’ait encore été fait qui soit à la mesure du problème. En utilisant le médium du récit et celui de la littérature, il faut espérer que les auteurs de cli-fi apporteront leur pierre à cette nécessaire prise de conscience.

S’il est fort possible que ceux qui lisent de la cli-fi soient déjà sensibles à ces questions, on peut espérer que des lecteurs de science-fiction encore peu réceptifs aux dangers du changement climatique changeront d’avis en se plongeant dans un roman de Paolo Bacigalupi, Claire Vaye Watkins ou Pierre-Yves Touzot.

The ConversationQuoi qu’il en soit, on doit se réjouir de la présence grandissante de la question climatique dans toutes formes d’art. En peuplant désormais les imaginaires, elle devient de plus en plus difficile à ignorer.

Claire Perrin, Doctorante en littérature américaine, Université de Perpignan

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Hulot veut changer d’échelle dans la transition énergétique

En visite dans la Sarthe sur des installations éolienne et solaire, le ministre de la transition écologique et solidaire a précisé et rappelé les mesures décidées pour permettre à la France d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés en matière d’énergies renouvelables dans le cadre du Plan climat, de la loi de transition énergétique et de la stratégie nationale bas carbone.  

“Avec Bruno Le Maire, nous sommes en train de préparer un accélérateur de la transition écologique, et notamment de la transition énergétique, pour changer d’échelle”, a déclaré Nicolas Hulot.

“On va changer d’échelle dans les appels d’offres, que l’on va quasiment multiplier par deux sur le solaire. On va changer d’échelle en essayant de rendre acceptable tous ces projets et de sortir d’une position conflictuelle”, a-t-il ajouté. 

Lire l’article de Dominique Pialot dans la Tribune

Une plongée pleine d’enseignement dans deux siècles d’inondations

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Crue de la ravine Blanche au Tampon pendant le cyclone Hyacinthe à La Réunion, en 1980. Jean-Claude Hanon/Wikipédia, CC BY-SA
Michel Lang, Irstea

Face au retour régulier des inondations, qui constitue le premier risque naturel en France, tirer les leçons des événements passés apparaît comme une évidence. Un travail d’inventaire des « inondations remarquables en France », réalisé en 2011, a fait l’objet d’un recueil qui rassemble des informations sur près de 175 événements. Il complète le précédent inventaire national (1858-1864) réalisé par Maurice Champion et couvre une période de plus de deux cents ans, de 1770 à 2011.

On retiendra que la France, de par la diversité des influences climatiques (perturbations d’origine océanique, méditerranéenne, continentale ; cyclones, orages), connaît une grande variété de types d’inondation : crues pluviales, nivales, par remontée de nappe, submersion marine, crues et laves torrentielles.

Les cumuls pluviométriques, mesurés antérieurement à l’aide de pluviomètres (relevé manuel de la quantité d’eau précipitée dans un récipient gradué) et, depuis plusieurs décennies, à l’aide de pluviographes (relevé automatisé des intensités de pluie à pas de temps fin) sont spécifiques aux familles d’événement.

Des records de pluie et de débit

Parmi les précipitations record observées par le passé en France, on peut citer quelques événements remarquables : 792 mm en 21 heures à Joyeuse (crue de l’Ardèche du 9 octobre 1827), 687 mm en 21 heures à Anduze (crue des Gardons du 8 et 9 septembre 2002), 950 mm en 24 heures à Valleraugue (crue du Tarn du 28 et 29 septembre 1900), 1 000 mm en 24 heures et 1 930 mm en 5 jours à Saint-Laurent-de-Cerdans (crue du Tech du 16 au 21 octobre 1940).

L’île de la Réunion constitue un cas à part, avec les plus forts relevés pluviométriques mondiaux, pour des cumuls de 12 heures à 15 jours : 1 144 mm en 12 heures et 1 825 mm en 24 heures (cyclone Denise, 1966), 2 467 mm en 48 heures (cyclone du 8-10 avril 1958), 3 929 mm en 72 heures (cyclone Gamède, 2007), 6 083 mm en 15 jours (cyclone Hyacinthe 1980).

Des événements anciens plus meurtriers

Le travail d’enquête a identifié, sur les deux derniers siècles, sept événements ayant fait plus de 100 victimes : 1 200 morts lors du cyclone de 1928 (Guadeloupe), 500 morts en juin 1875 (crue de la Garonne), 423 morts en décembre 1959 (rupture du barrage de Malpasset), 230 morts en mars 1930 (crue du Tarn et de la Garonne), 175 morts en juillet 1982 (rupture de poche glaciaire à Saint-Gervais), 165 morts lors du cyclone de 1948 (La Réunion), 125 morts en septembre 1875 (lave torrentielle sur l’Orb et le Vernazobres).

On peut noter qu’il s’agit ici d’événements anciens : les progrès réalisés en matière de gestion de crise (prévision-alerte-évacuation) et de génie civil (habitations, barrages) ont depuis permis de réduire les conséquences de tels événements catastrophiques.

Ceci étant, les événements récents de septembre 1992 sur l’Ouvèze (41 morts), de novembre 1999 sur l’Aude (35 morts) et de la tempête Xynthia en février 2010 (35 morts) nous rappellent que la vigilance est de mise vis-à-vis des phénomènes rapides de submersion, avec des inondations brutales à bien analyser lorsque les ouvrages de protection sont submergés.


Le 22 septembre 1992, la rivière l’Ouvèze submergeait Vaison-la-Romaine (Vaucluse). Retour sur les lieux de la catastrophe.

Des événements récents coûteux

En termes de dommages liés aux inondations, on peut retenir que les événements pour lesquels les estimations dépassent le milliard d’euros (valeur 2011) sont en général assez récents : 3,5 milliards (crue de l’Aude, novembre 1999), 2,5 milliards (tempête Xynthia, février 2010), 1,6 milliard (crue de la Seine, janvier 1910), 1,4 milliard (crue des Gardons, septembre 2002), 1,4 milliard (crue des Gardons, septembre-octobre 1958), 1,1 milliard (crue du Rhône, décembre 2003), 1 milliard (crue de l’Argens et la Nartuby, juin 2010), 1 milliard (crue en Bretagne, hiver 2000-2001).

Cela traduit assez bien l’augmentation importante des enjeux et de la vulnérabilité en zone inondable ces dernières années. On notera également que les crues lentes comme les crues rapides sont susceptibles de générer des dommages très importants. Rappelons ici que les dernières estimations sur les conséquences possibles du retour d’une inondation type 1910 en région parisienne sont maintenant de l’ordre de 30 milliards d’euros, à comparer avec les 1,6 milliard de l’époque.

Où trouver des informations ?

Une grande variété de supports donne accès à des informations, des descriptions sur des inondations : marques de crue, plaquettes d’information, expositions, rapports techniques, documents réglementaires sur les risques, bases de données locales, photographies, vidéo, reportages…

Sur georisques.gouv.fr.

À l’échelle nationale, un travail est en cours depuis plusieurs années pour mettre à disposition du public les informations sur le risque d’inondation. On peut citer le portail Géorisques du ministère de l’Environnement sur les risques naturels et technologiques, le site Pluies extrêmes de Météo-France sur les pluies remarquables en France métropolitaine et dans les DOM, la base de données historiques sur les inondations du ministère de l’Environnement ; un nouveau site sur les repères de crue en France devrait être mis en ligne courant 2016, toujours par le ministère.

Ces différentes informations ont pour but de sensibiliser la population au risque d’inondation, et de faciliter l’accès aux données anciennes. C’est en connaissant mieux les aléas que l’on peut se préparer efficacement au retour de nouvelles catastrophes et proposer des solutions qui relèvent aussi bien de l’anticipation et de la gestion de crise, que des travaux de protection ou de la prévention des risques pour une réduction de la vulnérabilité et un aménagement raisonné du territoire.

   

Michel Lang, Ingénieur chercheur en hydrologie, Irstea

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Vraie voiture solaire

Eoliennes des fermiers de Loué : Nicolas Hulot salue l’intelligence du projet

” Des projets aussi consensuels et aussi participatifs, c’est plutôt rare. Nous sommes les premiers en France à nous être lancés dans cette aventure” . En prononçant ces mots, le directeur général des Fermiers de Loué, Yves de la Fouchardière, ne boude pas son plaisir.  Indéniablement pour lui et son groupe volailler, la venue du ministre est une reconnaissance du travail acompli. Un gros coup de pouce pour booster le développement des énergies renouvelables.

Lire sur le site de France 3 l’article de Thierry Bercault ICI

Les Pyrénées-Orientales passent le cap des 100 chaufferies automatiques au bois

Dans la continuité d’une dynamique engagée depuis plusieurs années, l’association Bois Energie 66 se félicité des résultats obtenus en 2017 ! Avec six nouvelles chaufferies automatiques au bois collectives, le total s’élève donc à cent unités en fonctionnement sur le territoire départemental, soit plus de 56 MW bois et une consommation potentielle de 51 000 tonnes par an, tous combustibles confondus (bois déchiqueté et granulés). C’est à lire ICI

Tesla a commencé à fabriquer des tuiles solaires

Tesla a commencé à fabriquer ses tuiles solaires dans la Gigafactory 2 de Buffalo, à New York. Les premières installations chez les clients commenceront dans les prochains mois.
Ces derniers mois, plusieurs observations d’installations de tuiles solaires (Tesla Roof) ont été signalées par la communauté Tesla mais il s’était révélé qu’elles étaient exclusives à certains employés du constructeur californien.
Peu d’informations filtraient également, si ce n’est le partenariat entre Tesla et le géant Panasonic qui d’ailleurs, dans ces dernières semaines, intensifiait son recrutement.

Canada

Agriculture raisonnée. Sur un hectare, il génère un C.A. de plus de 100 000 €

On nous a longtemps fait croire que les réalités économiques rendaient l’agriculture bio totalement utopique. Pourtant, de plus en plus d’exemples tendent désormais à prouver le contraire : une petite ferme à taille humaine peut parfaitement cultiver une nourriture saine et sans pesticides tout en gagnant l’argent nécessaire à sa survie. Démonstration dans le sud du Québec où, sur moins d’un hectare, une micro-ferme parvient à générer 150 000$ canadiens de chiffre d’affaires annuel (environ 102 000€)…

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Une éolienne capable de fabriquer de l’eau potable

Cette éolienne, appelée Water Seer, permettrait de collecter jusqu’à 37 litres d’eau par jour grâce à … l’air !

Pour faire simple, la Water Seer est composée d’un grand tube verticale avec au bout une éolienne. L’air aspiré par l’éolienne est ensuite propulsé sous terre. L’air se transforme alors en eau par simple réaction physique. En effet, le tube étant coupé de toute lumière et chaleur, la température de ce tube est basse et favorise la condensation. Il n’y a plus qu’à pomper dans la citerne pour récupérer l’eau. Lire sur le site piwee.net

Du solaire flottant sur des plans d’eau

Il y a quelques années, nous vous présentions Ciel & Terre, une PME lilloise qui depuis 2006 développe des centrales photovoltaïques d’un genre particulier : elles flottent sur l’eau. Le Japon est particulièrement friand de ce procédé qui permet d’éviter l’emprise au sol et les conflits d’usage. Ci-dessus en photo, la centrale installée par Ciel & Terre à Okegawa en 2013 affiche une puissance d’1,2 MWc !

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Une centrale solaire programmée pour 2019 en Sarthe

Un terrain appartenant à la SNCF accueillera 17 856 modules photovoltaïques répartis sur 744 tables à Lavenay, en Sarthe.

La société Nexity property management est mandatée par la SNCF afin de développer une centrale photovoltaïque au sol, sur l’un de ses terrains situé à Lavenay (commune déléguée de Loir-en-Vallée), en limite du Loir-et-Cher.

Arkolia Energies, installateur et producteur d’énergies renouvelables (EnR) sera en charge de la construction et de l’exploitation de la future ferme solaire.

« On a été mis devant le fait accompli. Des techniciens sont venus nous présenter un projet déjà bien avancé, constate le maire Michel Guillonneau. Même si on avait bien remarqué que la friche où se trouvait l’ancienne gare de Pont-de-Braye avait été nettoyée il y a deux ans ». Un lieu exempt de toute activité « depuis au moins dix ans. »

L’Inde installe des panneaux solaires sur les toits de 250 trains !

L’Indian Railways, l’entreprise publique qui exploite le réseau ferroviaire d’Inde, a pris l’initiative d’installer des panneaux solaires sur 250 de ses trains, afin de respecter les normes gouvernementales en vigueur et de réduire drastiquement les coûts du carburant ainsi que les émissions polluantes. L’installation n’a pas encore commencé mais l’entreprise a déjà réussi à mobiliser la somme nécessaire à l’installation des systèmes qui seront utilisés pour les lumières et la climatisation. Installée sur six trains pour une période d’essai de deux mois avant de la déployer à l’ensemble du réseau, cette initiative devrait relancer le pays dans sa course à l’écologie. Lire la suite ICI

Maroc : le premier village solaire autonome s’éveille

La région d’Essaouira n’est pas seulement célèbre pour ses spots de surf ou son festival de musique Gnaoua. Ici, on produit l’un des meilleurs vins du Maroc et… de l’huile d’argan. Une matière première très recherchée des gastronomes et par l’industrie cosmétique. L’arganier ne pousse qu’ici dans cette région qui compte la plus grande arganeraie du royaume chérifien. Des tentatives de plantations au Mexique (qui a la même latitude que le Maroc) ont toutes échouées. A Ounagha, à une quinzaine de kilomètres de la « grande » ville blanche, 200 personnes vivent sans raccordement au réseau électrique. Trop excentré, le douar (ndlr : village en arabe) sera le premier village solaire autonome d’Afrique. Lire l’article d’ Amelle Nebia sur le site ekopo.fr

Une maison étonnante avec vue sur la cime des arbres

Cette maison nichée en plein coeur de la forêt en est déjà à sa troisième vie. Construite en un premier temps comme petit bâtiment d’entreposage par l’exploitant en charge de la forêt, elle a ensuite été transformée en refuge. Son dernière métamorphose, opérée par le cabinet d’architecture canadien YH2, lui apporte davantage de hauteur. Baptisée la Colombière, cette maison a hérité d’un étage supplémentaire. Un dernier niveau conçu comme un perchoir par ses propriétaires, d’où son petit nom. Lire la suite ICI

Ethiopie : Dongfang Electric construira une centrale éolienne de 120 MW

L’énergéticien chinois Dongfang Electric construira une centrale éolienne de 120 MW, dans l’état régional de Somali en Ethiopie. Le gouvernement espère que les travaux démarreront dès juillet prochain, les travaux de pré-construction étant déjà en cours.

« Le projet de centrale éolienne est prévu pour durer 18 mois et coûter environ 257 millions $. 85% de ce financement sera fourni par l’Export-Import Bank de Chine, le solde sera mobilisé par le gouvernement éthiopien.», a affirmé Bizuneh Tolcha… Lire la suite

Chili: l’énergie est si abondante qu’elle est… gratuite !

Ces dernières années, le Chili a tellement investi sur les énergies renouvelables… que l’électricité est devenue gratuite ! Une situation ubuesque et inattendue qui, on s’en doute, ravit les habitants !

En quelques mois, 29 fermes solaires ont ouvert leurs portes au nord du Chili. Et, apparemment, elles sont toutes très performantes : la production excède largement la demande locale ! Résultat ? Un prix de vente qui s’écroule. Voilà 118 jours que l’électricité est même carrément gratuite au nord du pays ! Lire la suite

contact@diogenedarc.com

Oiapoque, une ville innovante pour la production électrique au Brésil

Articles sur ce site

Jardin : ce parasol tournesol suit le soleil et recharge vos batteries

Le “SunFlower” pivote pour mieux capter l’énergie du soleil. Grâce à l’électricité produite, il recharge votre portable et vous permet même de contrôler vos objets connectés.

Inde: les énergies solaires sont désormais moins chères que les énergies fossiles

Les observateurs n’avaient pas tablé sur une progression aussi fulgurante. Et pourtant, en Inde, deuxième pays le plus peuplé du monde après la Chine (qui bat régulièrement des records de pollution), les énergies renouvelables solaires coupent l’herbe sous le pied aux énergies fossiles, et plus vite que prévu. Ce qui rend le pays de plus en plus susceptible de tenir les engagements fixés lors de l’accord de Paris sur le climat en décembre 2015.

L’Inde avait en effet ratifié en octobre dernier le traité issu de la COP21, destiné à contenir le réchauffement climatique sous le seuil de deux degrés par rapport au niveau préindustriel. Une contribution qui passe par un investissement massif dans l’énergie solaire. Et un espoir pour le pays, troisième pays le plus pollueur du monde après la Chine et les États-Unis, dont 60 % de l’électricité dépend de ses (très polluantes) centrales de charbon. Sa capitale, New Delhi, se retrouve fréquemment en tête des villes les plus polluées du monde… La suite sur le site de konbini.com ( Jeanne Pouget)

eTree, le premier arbre aux feuilles photovoltaïques inauguré à Nevers

Cet arbre étrange a été inauguré le 29 mai 2017 dans la Nièvre. Inspiré de l’acacia du désert israélien, il permet notamment de charger son téléphone ou vélo électrique et de s’éclairer lorsque la nuit approche. Ces arbres photovoltaïques sont implantés dans plus d’une dizaine de villes dans le monde, principalement aux États-Unis, en Israël et prochainement au Kazakhstan. Toutefois, c’est une première en Europe… La suite sur le site consoglobe.com (Nathalie Jouet)

L’outre-mer, laboratoire des énergies renouvelables

Cap sur l’outre-mer, où le vent, le soleil et la houle sont autant d’atouts pour développer les énergies propres de demain.

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La ville Zéro déchets, une utopie ou un objectif ?

En association avec leurs habitants, des villes ont déjà commencé à anticiper cette situation catastrophique. La plus connut d’entre elles, et la pionnière en la matière … San Francisco en Californie. Avec ses 850 000 habitants, la ville c’est donné pour objectif d’atteindre le zero déchet d’ici à 2020. Pour tenir ces objectifs les acteurs du territoire, grandes entreprises et habitants sont associés à cette démarches au travers de compagnes de sensibilisation, mais également avec la mise en place de solutions tel que la mise en place de trois poubelles pour faciliter le tri, suppression des sacs plastiques, développement des solutions de compostage qui sont réutilisées par les agriculteurs de la région qui s’en servent pour fertiliser leur terre… Lire la suite ICI

France: l’absurde retard dans l’énergie solaire

La France produit moins d’électricité solaire que… l’Angleterre. Pire encore, la puissance raccordée stagne. L’auteur de cette tribune explique les raisons de ce retard français : une politique tarifaire inadaptée et des subventions qui favorisent les gros projets, alors qu’il faudrait soutenir les petites installations. Lire la suite de l’article de Jean-Louis Gaby est ingénieur, ancien artisan solaire ICI (site de reporterre)