La Saint-Georges est la fête du saint patron de l’Angleterre et de l’État de Rio de Janeiro, célébrée chaque année le 23 avril. Mais qui était ce soldat tueur de dragons devenu le saint patron de nombreux pays, États et villes ?

Georges de Lydda serait né en Cappadoce, en Turquie, vers 260 après J.-C., et serait mort en martyr à Nicomédie, ou Lydda, aujourd’hui en Israël, dans la province romaine de Palestine, en 300 après J.-C., selon le chercheur.

La fête du saint guerrier est généralement célébrée à Rio par des messes dans les églises et à la cathédrale de la capitale de l’État de Rio de Janeiro, ainsi que par des cérémonies organisées par les fidèles de Saint Georges dans le monde de la musique, en particulier celui de la samba.

Peu après sa mort, Jorge a été vénéré comme un saint, avec une fête célébrée le 23 avril, jour supposé de son martyre.

On dit aussi, du moins au Brésil, qu’il est le patron des bandits, mais aussi des… policiers !

Dans l’État de Rio de Janeiro, le 23 avril est un jour férié officiel, ce qui montre à quel point Saint Georges est présent dans la culture, la foi et le cœur des Cariocas. Pour beaucoup, cette journée va bien au-delà d’une simple célébration religieuse. C’est un moment de dévotion, de gratitude, de protection, de force et de solidarité, vécu intensément dans les rues, lors des rodas de samba et dans les rassemblements qui envahissent la ville. 

Des milliers de personnes vêtues de rouge et de blanc s’entassent à l’intérieur et sur le parvis de l’église baroque de Saint Gonçalo et Saint Georges dans le centre de Rio, où les chants de la messe se mêlent aux percussions africaines et aux tirs de feux d’artifice alors que les trottoirs environnants sont lavés à grande eau, dans le respect de la tradition candomblé.

Saint Georges pour les catholiques, Ogum ou Oxossi pour les afro-brésiliens: chacun vénère le saint guerrier, généralement en mélangeant tous les cultes, sans la moindre contradiction.

Saint Georges est également le patron de la Bourgogne.