Les actualités aux Amériques

Brésil, Guyane, Chili, Argentine, Bolivie, Venezuela, Surinam, Guyana, Colombie, Mexique, USA, Canada, Pérou… Antilles…

Une athlète d’origine haïtienne devient le nouvel espoir du Chili

 

L’histoire de Berdine Castillo marque un avant et un après dans le sport au Chili. Elle est née à Port-au-Prince (Haïti), mais sa vie a pris un tournant décisif lorsqu’elle est devenue, à l’âge de six ans, la première Haïtienne dont l’adoption a été décrétée par la Cour suprême.

Peu après cette étape, son père chilien, un sous-officier de l’armée de l’air, lui a inculqué la passion du sport. Actuellement, Berdine poursuit une carrière sportive de haut niveau. Elle est championne nationale aux 800 mètres (2 minutes, 20 secondes et 14 millièmes).

Elle a également remporté la médaille d’argent au relais 4 × 400 mètres des Jeux binationaux de Córdoba. Des succès qui l’ont fait connaître auprès des médias et du public chilien.

« Parfois, j’ai l’impression que dans le métro, on me regarde parce que je suis passée à la télévision. Je me sens très à l’aise. Je me suis bien adaptée. Je me sens maintenant comme une citoyenne chilienne ».

Chili : Trois Belges suspectés d’avoir endommagé un site classé

Trois Belges soupçonnés d’avoir endommagé le site protégé du Géant de Tarapaca, au Chili, ont reçu l’ordre de ne pas quitter le territoire durant 30 jours, rapportent les médias chiliens. Ils ont été arrêtés à l’aéroport de la capitale alors qu’ils étaient sur le point de quitter le pays. Le 6 janvier, ils s’étaient rendus sur le site archéologique. Ils ont roulé avec leur véhicule sur le Géant de Tarapaca, un énorme géoglyphe anthropomorphique situé au nord-est de la ville chilienne d’Huara. Les traces de leur voiture sur les vestiges ont provoqué des dégâts jugés pour certains irréparables, car le géoglyphe utilisait notamment le relief du site. Vive émotion après cet acte imbécile de vandalisme. Le Géant d’Atacama (en espagnol : Gigante de Atacama) est un immense géoglyphe anthropomorphique situé sur le flanc du cerro Unita (1 245 m) à environ 15 km au nord-est de la ville chilienne d’Huara et 90 km de celle de Iquique, dans le désert d’Atacama. Il aurait été construit il y a plus de mille ans. C’est une forme humaine stylisée portant un masque de félin, les yeux grands ouverts sur le monde. Visible du sol contrairement aux grandes figures de Nazca et d’une longueur de 85 m, il se trouve sur le trajet du Chemin de l’lnca régulièrement utilisé pour les transhumances. Il est également visible de l’espace. On suppose qu’il représente un chaman ou yatiri. On dit aussi qu’il représente le dieu civilisateur Tunupa-Tarapaca, venu du lac Titicaca, civilisant les populations qu’il rencontrait jusqu’à la côte Pacifique. Pour d’autres scientifiques et historiens, il était un point de repère sur une route empruntée par des caravanes de lamas. D’autres géoglyphes formés de lignes et de cercles concentriques subsistent aux alentours.

 Ce n’est pas la première fois que des touristes détériorent ces géoglyphes soit à pied, soit en 4x4 !

Brésil : Les peuples autochtones réagissent aux attaques du nouveau gouvernement

 

Les attaques du nouveau gouvernement contre les peuples autochtones, les changements administratifs dans le portefeuille de l’Agriculture et la responsabilité de la démarcation des terres d’origine provoquent déjà une réaction immédiate des communautés organisées et autonomes qui survivent et luttent dans le territoire national, rapporte Elaine Tavares, journaliste brésilienne d’origine uruguayenne.

Après plus de 500 ans d’invasion et une politique d’extermination systématique, 305 groupes ethniques occupent encore un peu plus de 12 % du territoire brésilien. La majorité, près de 90 %, est située en Amazonie.

La richesse de la forêt amazonienne, de ses minéraux et dans le domaine de l’énergie (avec la construction de centrales hydroélectriques) a attiré l’attention des grands groupes de l’agroalimentaire, de la pharmacie, de l’industrie minière entre autres. Ainsi, les grands propriétaires qui occupent déjà plus de 60 % du territoire avec l’agro-industrie, veut couvrir ces 12 % qui sont sous le contrôle des peuples autochtones.

« L’intention du gouvernement, en réponse au désir des paysans, est de retirer les indigènes de la terre en « faisant d’eux des citoyens », ce qui, en pratique, signifie non seulement éliminer leur manière d’être dans le monde, mais aussi leur désintégration en tant qu’êtres humains ayant leur propre culture, viscéralement différente de la culture occidentale juive et chrétienne », écrit Elaine Tavares sur le site rebelion.org, tout récemment.

 

Nous ne sommes pas dans des zoos !

 À la suite d’une déclaration du président Bolsonaro selon laquelle les peuples autochtones vivant sur les terres d’origine sont comme des animaux dans les zoos, une lettre ouverte des peuples Aruak Baniwa et Apurinã indique clairement leur position concernant cette proposition visant à en faire des “citoyens” : « Nous ne sommes pas dans les zoos, Monsieur le Président, nous sommes sur nos terres (…) Nous sommes des êtres humains, nous avons du sang comme vous, nous naissons, nous avons grandi, nous avons procréé, puis nous sommes morts sur notre terre sacrée, comme tout être humain vivant sur cette terre. Nos terres, déjà reconnues sur les plans technique et scientifique, sont des garanties de protection de l’environnement, préservées et gérées par les peuples indigènes… »

Ils n’acceptent pas non plus l’idée d’intégration proposée par le président : « Nous avons été décimés, surveillés et victimes de la politique intégrationniste des gouvernements et de l’État national brésilien, c’est pourquoi nous sommes ici pour affirmer que nous n’acceptons plus de politique d’intégration, de tutelle et nous ne voulons plus être décimés par de nouvelles mesures gouvernementales et nationales. Ce pays qu’on appelle le Brésil nous doit une valeur inestimable, Monsieur le Président, pour tout ce qui a déjà été fait contre et avec nos peuples. Les terres autochtones jouent un rôle très important dans le maintien de la richesse de la biodiversité, la purification de l’air, l’équilibre environnemental et la survie même de la population brésilienne et du monde ». Un représentant de l’Articulation des Peuples Indigènes du Brésil (APIB) est arrivé au Bureau du Procureur Général de la République pour demander le contrôle judiciaire de la mesure provisoire signée par le Président Jair Bolsonaro qui transmet au portefeuille agricole les pouvoirs d’identification, de délimitation et d’enregistrement des terres occupées par les peuples autochtones. Selon l’APIB, cette mesure contrevient à l’article 6 de la Convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail ainsi qu’à un certain nombre d’autres lois nationales.

 Source : Los pueblos indígenas reaccionan ante los ataques del nuevo gobierno

La caravane de migrants du Honduras reprend sa marche au Guatemala

Après avoir franchi la frontière du Guatemala, la caravane d’environ un millier de migrants honduriens a repris mercredi sa longue marche vers les États-Unis sous la pluie, ont constaté les journalistes de l’AFP.

La colonne d’environ était partie lundi et mardi de la deuxième ville du Honduras, San Pedro Sula dans le nord-ouest.Elle s’est dispersée après avoir franchi cette première frontière, et de petits groupes cheminaient ainsi mercredi et jeudi (16 & 17 janvier) avec pour premier objectif la capitale, Guatemala, à 225 km.

de plus, groupe d’environ 200 Salvadoriens a également pris la route des États-Unis pour fuir la misère et les violences. Leur objectif est de traverser le Guatemala et le Mexique, puis, s’ils n’arrivent pas à franchir la frontière américaine, de demander l’asile au Mexique.

Brésil : Un cas suspect de peste bubonique fait l’objet d’une enquête

 

Les autorités sanitaires de Rio de Janeiro enquêtent sur une suspicion de cette maladie à São Gonçalo, dans le Rio Grande. Premier cas suspect depuis une trentaine d’années dans la région. La direction de l’hôpital municipal Luiz Palmier, où la victime est hospitalisée, a confirmé les soupçons, jeudi dernier (10/01/2019). Des analyses sont toujours en cours pour identifier la bactérie. Pour l’instant, les autorités sanitaires se veulent rassurantes, le patient ne présentant pas les caractéristiques cliniques de la peste, appelée aussi fièvre noire. Le sous-secrétaire d’État à la surveillance de la santé, Alexander Chieppe, souligne que le traitement précoce de la peste bubonique est très efficace. Il a précisé qu’il n’y a aucun risque de propagation ou d’épidémie. Selon lui, il s’agit d’une maladie déjà contrôlée dans tout le pays. « Nous allons traiter ce cas très attentivement. Au début, le patient ne remplit pas les critères permettant de définir la peste », a-t-il expliqué.

Cesare Battisti arrêté en Bolivie, expulsé vers l’Italie

Dès l’arrivée au pouvoir de Bolsonaro Cesare Battisti avait quitté le Brésil où, grâce à Lula il avait pu trouver refuge dans un village près du littoral. Il a été repéré et arrêté en Bolivie. Selon le journal italien Corriere Della Sera, Battisti se promenait dans une rue de Santa Cruz de la Sierra quand Interpol et des agents boliviens l’ont approché. Il portait une fausse barbe et avait avec lui une pièce d’identité avec son nom et sa date de naissance.

Le procureur Vladimir Aras, ancien secrétaire à la coopération du bureau du procureur général, a déclaré qu’il y avait deux possibilités pour envoyer Battisti en Italie. La premère serait un nouveau processus d’extradition, demandé par l’Italie à la Bolivie. La seconde, plus simple, serait l’expulsion de l’Italien vers le Brésil. Son entrée en Bolivie s’étant probablement déroulée de manière irrégulière. S’il s’agit d’une nouvelle demande d’extradition de l’Italie, Battisti peut gagner du temps et tenter de rester dans le pays au motif qu’il est victime de persécution politique. Le gouvernement de gauche Evo Morales peut accepter cette option et lui accorder l’asile.

Mise à jour, lundi 14 janvier 2019: Finalement, la Bolivie a extradé C. Battisti vers l’Italie où il est arrivé ce lundi vers 14 heures.

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Brésil : Les alliés de Bolsonaro lui reprochent (déjà) ses atermoiements

Le nouveau président et son équipe ont fait marche arrière sur une série d’annonces et de mesures. Les leaders des partis alliés du gouvernement attendent de Jair Bolsonaro qu’il remette de l’ordre dans ses troupes. Par exemple, à propos d’une éventuelle base US sur le territoire de l’Union (projet abandonné sous la pression de l’armée), l’absorption par Boeing du constructeur aéronautique (un coup oui, un coup non finalement oui).

Le président et son équipe ont effectivement enchaîné les contradictions, dans les domaines politique et économique, mais aussi en matière de sécurité et d’éducation.

Brésil : Des milliers d’araignées tombent du ciel !

Des habitants d’une région de l’État de Minas Gerais (Brésil) ont déclaré que le ciel « pleuvait des araignées ». Un phénomène dû à la chaleur et aux températures très élevées. Selon la biologiste Cristina Anne Rheims de l’Institut Butantan de São Paulo, ce sont des araignées de l’espèce Parawixia bistriata. Cependant, la spécialiste explique qu’il n’y a aucune raison de paniquer. « Elles sont inoffensives, elles ne provoquent pas d’accident et leur poison n’est pas dangereux pour l’homme », a-t-elle souligné devant un début de panique des habitants de la région impactée. La biologiste a rappelé que le phénomène est courant et se produit généralement dans les zones rurales, en particulier en période de forte température.

Selon Cristina Rheims, ce qui donne l’illusion de pluie, c’est le « réseau communautaire de chasse » qui, du fait de sa faible épaisseur, donne l’impression que les animaux sont suspendus dans les airs. Leurs toiles peuvent contenir jusqu’à 100 araignées, elles sont tissées en fin d’après-midi et disparaissent généralement le matin.

Mexique : le plan de lutte contre le trafic d’essence provoque des pénuries

 Depuis plusieurs jours, les automobilistes de la capitale voient les stations d’essence se fermer les unes après les autres, faute d’essence. Cette pénurie est la conséquence du nouveau plan mis en place par le président Lopez Obrador pour lutter contre le vol de carburant.

Il a lancé une violente attaque contre la corruption et le crime organisé avec pour objectif de mettre un terme au vol de carburant qui a connu une croissance spectaculaire ces dernières années. Le nouveau président de gauche tente de mettre un terme au vol via les principaux pipelines transportant du carburant, mais les efforts déployés pour réorienter la distribution par des wagons-citernes ont provoqué de longues files d’attente aux stations-service.

Le gouvernement a ordonné la fermeture de six grands oléoducs particulièrement vulnérables aux prises de contrôle illégales et à partir desquels des groupes criminels ont détourné des milliards de dollars de carburant. Le président avait promis d’éradiquer la corruption généralisée, de renforcer la compagnie pétrolière nationale en ruine (Pemex) et de garantir la stabilité des prix du carburant.

Venezuela : appel à une mobilisation pour un « gouvernement de transition »

 Le Parlement vénézuélien, contrôlé par l’opposition, a appelé à une mobilisation le 23 janvier en faveur d’un « gouvernement de transition », au lendemain de l’investiture du président Nicolas Maduro pour un deuxième mandat contesté. Le 5 janvier, le Parlement s’est déclaré seul pouvoir légitime et a annoncé qu’il allait former un « gouvernement de transition » avant d’organiser de nouvelles élections. Le président du Parlement a appelé à la mobilisation « aux quatre coins du pays » le 23 janvier prochain. La date fait symboliquement référence au 23 janvier 1958, date de la chute du dictateur Marcos Perez Jimenez.

Une partie de l’opposition a demandé à Juan Guaido de prêter serment comme président en raison de la “vacance du pouvoir” qui existe, selon elle, après le rejet du deuxième mandat de Maduro par les députés et une bonne partie de la communauté internationale. Jeudi dernier, Nicolas Maduro a été investi pour un deuxième mandat de six ans devant la Cour suprême, et non devant le Parlement comme le prévoit la Constitution. Dans la pratique, le Parlement a été remplacé par une Assemblée constituante 100% chaviste. Nicolas Maduro, soutenu par le haut-commandement de l’armée, a été réélu le 20 mai. L’opposition a dénoncé des pressions sur les électeurs et l’abstention historique de 52 %.

USA : Des élus new-yorkais souhaitent légaliser le cannabis pour sauver le métro

 Les élus démocrates de l’État de New York proposent de légaliser l’usage récréatif du cannabis pour moderniser le métro dont le réseau est dans un état désastreux. Les autorités estiment qu’elles pourraient récupérer jusqu’à un milliard de dollars par an. Un projet de loi pourrait même être présenté dans le courant du mois de janvier. Plusieurs possibilités avaient été envisagées : augmenter le prix du péage à l’entrée de New Yok pour les voitures. Mais il est déjà de 15 dollars et cela aurait paradoxalement encouragé les automobilistes à se tourner vers le métro et donc à le saturer davantage. Deuxième possibilité : créer un prix du ticket proportionnel à la distance du domicile de la première ligne de métro. L’idée étant que plus on habite près, plus on a d’argent. C’est difficilement réalisable. Enfin, il y a donc cette idée de légaliser l’usage récréatif du cannabis comme dans dix autres États américains. Les économistes estiment que cela pourrait rapporter jusqu’à un milliard de dollars par an. Combiné à une augmentation du prix du ticket qui est déjà à 2,75 dollars, cela pourrait permettre de financer une première tranche de travaux, explique la correspondante à New York de RFI. Selon le New York Times, les responsables du métro ont besoin de plus de 40 milliards de dollars pour moderniser le système.

Argentine : Pluies diluviennes, 3 morts

Des précipitations sans précédent se sont abattues depuis trois jours sur le nord-ouest de l’Argentine provoquant des inondations dévastatrices. Les campagnes et le secteur de l’agriculture sont particulièrement atteints. Les habitants de Resistencia, la capitale du Chaco, dans le nord-est de l’Argentine, ne peuvent pas le croire écrit-on dans le quotidien El Pais. Le mardi 8 janvier, il a commencé à pleuvoir et cela ne s’est plus arrêté. En un peu plus d’une heure, 160 mm d’eau sont tombés et en deux jours, 340 mm, soit la totalité des pluies estivales. La ville n’a pas résisté à autant d’eau, elle est inondée comme jamais auparavant. Des centaines de personnes ont été évacuées. De plus, les prévisions ne sont pas bonnes : il va continuer à pleuvoir et l’excès d’eau va durer au moins jusqu’à la fin de l’été austral (en mars). La situation à Resistencia, où vivent 350 000 personnes, est l’exemple le plus visible d’un drame qui touche l’ensemble du littoral argentin. Un premier bilan fait état de trois morts et de plusieurs disparus sans que l’on en connaisse le nombre exact.

À Santa Fe, 80 % de la production de coton a été perdue et, à Corrientes, plus de 2 000 personnes ont dû quitter leur domicile, sur un total de 5 000.

Guyane : une mère de famille arrêtée avec 12 kg de cocaïne

 

Elle allait embarquer avec ses quatre enfants âgés de 12 à 16 ans, la mère de famille transportait de la cocaïne dans des sachets de poudre alimentaire. La drogue a été découverte le 4 janvier à l’aéroport Felix-Eboué (Matoury-Cayenne), lors du contrôle des voyageurs à l’enregistrement du vol Air Caraïbes à destination d’Orly. C’est un chien anti-stupéfiants qui a « marqué deux valises », explique la préfecture dans un communiqué. La Guyane, proche des pays producteurs de cocaïne, est en proie à un fort trafic de drogue vers l’Europe. Les trafiquants procèdent souvent en utilisant des mules, des personnes qui transportent la drogue dans leur valise, ou le plus souvent en ingérant des “ovules” de cocaïne. En 2017 les douanes ont intercepté 261 mules à Orly et 233 à l’aéroport de Cayenne.

 Morte en plein vol Cayenne-Paris

 La Guyane française est devenue la nouvelle plaque tournante du trafic de cocaïne en Amérique du Sud. Des hommes, des femmes souvent des jeunes, et même des chiens, sont gavés de boulettes de poudre avant d’embarquer pour Paris. Salaire : quelques milliers d’euros pour convoyer ce qui pourra être négocié en Europe dix à vingt fois plus. En général, les mules sont des personnes dont la seule ambition est de sortir de la misère au péril de leur vie. L’an passé, une femme de 32 ans est morte en plein vol entre Cayenne et Paris. Les boulettes, mal conditionnées, se sont ouvertes dans l’estomac de la victime. La jeune femme, d’origine guinéenne était accompagnée de son enfant de trois ans. Elle était domiciliée en France hexagonale.

Les douanes de Guyane ont saisi l’an passé 443 kilos de cocaïne, battant le précédent record de 373 kilos, qui datait de 2015. La saisie de début janvier va donc malheureusement amplifier ces tristes records.

Venezuela : Maduro entame un deuxième mandat contesté dans un pays isolé

 

Le président Maduro (56 ans) a entamé un deuxième mandat de six ans au Venezuela avec un soupçon d’illégitimité qui laisse présager un plus grand isolement international, dans un pays aux prises avec pire crise économique de son histoire. L’inflation frôle les… deux millions de pour cent ! L’Union européenne, qui a réitéré son appel à des élections libres au Venezuela et le Groupe de Lima (sauf l’Uruguay et le Mexique) n’ont pas envoyé de représentant à la cérémonie d’investiture. Parmi les pays représentés figuraient la Bolivie, Cuba, le Salvador, le Nicaragua, la Chine, la Russie et la Turquie. Que des pays très… démocratiques !

Angers : De la cocaïne très pure venue du Brésil dans des espadrilles

 

Les douaniers ont repéré le 27 décembre, à l’aéroport de Roissy, un colis suspect en provenance du Brésil, nous apprend Presse Océan. À l’intérieur, ils ont découvert de la cocaïne très pure cachée dans les semelles d’une paire d’espadrilles. Le colis a été refermé et il a été décidé de le laisser continuer son parcours jusqu’à son destinataire, à Angers. Celui-ci a été interpellé le 7 janvier.

Brésil : Bolsonaro ne s’opposera plus à la fusion entre Boeing et Embraer

 

Le nouveau président brésilien d’extrême droite, Jair Bolsonaro, a annoncé qu’il ne s’opposerait pas à la fusion entre le constructeur aéronautique brésilien Embraer et le géant américain du secteur Boeing. Pourtant, il avait exprimé la semaine dernière ses réserves devant ce projet de fusion. « Cette fusion serait très bonne, mais nous ne pouvons pas, tel que c’est prévu dans la dernière proposition, permettre que tout soit transféré (à Boeing) en cinq ans », avait alors déclaré le président brésilien. « Nous sommes inquiets, parce que c’est notre patrimoine », avait-il ajouté.

Troisième avionneur mondial avec près de six milliards de dollars de chiffre d’affaires et 16 000 employés, Embraer, privatisé en 1994, a non seulement une gamme d’avions civils, militaires, mais également de jets d’affaires.

Canada : Une femme demande au chauffard qui l’a heurtée de donner des conférences avec elle

 

Un homme a reçu une proposition surprenante de la part de la femme qu’il a renversée avec sa voiture à Hudson en 2015 alors qu’il conduisait avec des facultés affaiblies, rapportent Radio Canada et CBC.

Tina Adams, 24 ans, qui a dû subir 19 opérations après la collision et qui a cru qu’elle ne marcherait plus jamais, a accepté les excuses de Jordan Taylor et lui a proposé qu’ils donnent ensemble des présentations sur leur expérience dans des écoles. C’est lors des audiences au tribunal de Salaberry-de-Valleyfield, que Mme Adams lui a fait cette proposition.

 Même si elle n’est pas complètement rétablie, la jeune femme est retournée au Collège John Abbott où elle est toujours étudiante. Si elle continue sa pratique sportive, en revanche elle a dû renoncer à devenir policière. « Mes premières années d’adulte m’ont été complètement enlevées. Ma vie ne sera jamais ce que j’attendais qu’elle soit », a-t-elle dit au juge. Ce dernier a accueilli favorablement la proposition de la victime et le chauffard l’a acceptée publiquement. Toutefois, les réquisitions demandent l’interdiction à Taylor de communiquer avec sa victime (en plus de 8 mois de prison), sauf… pour la réalisation des dites conférences, notamment en milieu scolaire.

Brésil : malgré l’envoi de l’armée, les violences continuent dans le Ceará

 

Dans le Nordeste, au Brésil, les affrontements entre gangs criminels et force de police continuent. Depuis plus d’une semaine, la région du Ceará est la victime d’attaques et d’incendies répétés, de vandalisme.

Bolsonaro et l’ex-juge Moro (désormais ministre de la Justice) avaient joué les fiers à bras en envoyant l’armée, notamment à Fortaleza, la capitale et station balnéaire réputée. En vain. Les violences se poursuivent et cela depuis une dizaine de jours désormais. À Fortaleza, de très nombreux magasins n’ouvrent plus leurs portes. Les transports publics sont paralysés, tout comme le ramassage des ordures.

Une série de 180 attaques criminelles contre les autobus, les banques, les mairies, les commerces et les bâtiments publics ont été recensées par les forces de l’ordre dans tout le Ceará (184 municipalités touchées), mais les plus violentes ont été constatées à Fortaleza.

Pour tenter de contenir la vague de violence à Fortaleza et à l’intérieur du pays, l’État a reçu le renforcement des troupes de la Force nationale et de la police de Bahia. Le gouverneur Camilo Santana a annoncé que 21 membres des factions criminelles arrêtées à Ceará avaient été transférés dans des prisons fédérales.

Des membres de factions criminelles ont même attaqué des banques et des postes de santé.

Argentine : un fossile de cerf préhistorique découvert

 

Un fossile de cerf préhistorique particulièrement bien conservé a été découvert dans le nord de la province de Buenos Aires, a annoncé l’Université nationale de La Matanza. Le fossile comprend des éléments de dentition, des membres et la colonne vertébrale. La découverte, annoncée par l’Université, et a été réalisée par José Luis Aguilar, directeur du Musée paléontologique de San Pedro, dans le nord de la province de Buenos Aires (centre) lors de fouilles dans une zone où 24 fossiles de mammifères et de reptiles ont déjà été mis au jour ces 17 dernières années.

Canada : des dizaines de phoques envahissent un village

Le village de Roddickton-Bide Arm dans le nord de l’île de Terre-Neuve appelait à l’aide mercredi les gardes-côtes canadiens face à l’invasion d’une quarantaine de phoques désorientés qui, incapables de retourner dans l’océan Atlantique, erraient depuis près d’une semaine dans les rues et les jardins. « Ils sont de plus en plus léthargiques […] ça fait vraiment mal au cœur de voir ces animaux souffrir », a déclaré la maire, Sheila Fitzgerald au journal local The Northern Pen. Les villageois ne peuvent ni approcher ni toucher leurs visiteurs, car ce sont des animaux sauvages qui « peuvent être imprévisibles et agressifs » voire « transmettre des infections aux humains », selon les autorités fédérales des Pêches et des Océans.

Garry Stenson, chercheur scientifique au ministère des Pêches et des Océans (MPO) et chef de la Section des mammifères marins, a expliqué que des phoques du Groenland, comme ceux de Roddickton-Bide Arm, peuvent être désorientés s’ils n’ont pas accès l’océan.

« À la fin de l’automne et au début de l’hiver, ils voyagent vers le sud depuis l’Arctique canadien et les côtes du Groenland pour passer leurs hivers au large de Terre-Neuve-et-Labrador. Pendant ces mois, les phoques du Groenland vont se promener sur la glace au large du sud du Labrador et du nord-est de Terre-Neuve. Ils vont se nourrir et se préparer à mettre bas en mars, avant de retourner dans le nord en juin ». Cependant, Stenson souligne que les récentes cartes des glaces montrent très peu de glace au large dans le nord-est de Terre-Neuve. La majeure partie de la glace se trouve dans des baies et des bras de mer tels que celui de Roddickton et les phoques se promènent probablement ici, plus près de la côte. En règle générale, ils resteront près de l’eau et se déplaceront entre l’eau et la glace. Cependant, ils peuvent parfois entrer dans une situation où ils n’ont pas accès à l’eau. « Parfois, ce qui se passe est que, soit à cause des vents du large ou du gel, ils n’ont pas accès à l’eau là où ils se trouvent », a indiqué Stenson. « Et ensuite, ils sont un peu désorientés ».

Cuba : José Ramon Fernandez est décédé à l’âge de 95 ans

Il était connu internationalement pour être le vainqueur de la « baie des Cochons »

 

« Le Héros de la République de Cuba », selon l’annonce officielle des autorités cubaines, le général de division de la Réserve José Ramon Fernandez Alvarez, est décédé aux premières heures du dimanche 6 janvier, à l’âge de 95 ans. Fernandez, dit le Gallego, était né le 4 novembre 1923 à Santiago de Cuba. Dès son plus jeune âge, il participa à la lutte révolutionnaire contre Batista dans des mouvements de résistance avec différents groupes militaires et politiques, ce qui lui valut près de trois ans de prison sur l’Île des Pins.

José Ramon Fernandez avait intégré l’armée cubaine dans les années 1940 et avait reçu un entraînement aux États-Unis. Il avait rejoint dans les années 1950 les rangs de la guérilla menée par Fidel Castro contre la dictature de Batista. Capturé en 1956, il était resté emprisonné jusqu’au triomphe de la révolution cubaine trois ans plus tard. Au sein du ministère des Forces armées révolutionnaires, il a occupé différentes responsabilités. Il a exercé également les fonctions de Premier vice-ministre et ministre de l’Éducation, vice-président du Conseil des ministres et conseiller du président du Conseil d’État et du Conseil des ministres. De 1997 à octobre 2018, il présida le Comité olympique cubain.

 Membre fondateur du Parti communiste de Cuba, membre de son Comité central depuis le 1er Congrès en 1975 et membre suppléant du Bureau politique de 1980 à 1991, il est surtout connu internationalement pour avoir commandé les forces cubaines lors de l’échec du débarquement d’exilés cubains soutenus par les États-Unis dans la baie des Cochons, en 1961.

La Chine devient le premier importateur de produits agroforestiers du Chili

 

La Chine est devenue le premier marché d’exportation des produits agroforestiers chiliens en 2018, surpassant les États-Unis pour la première fois, selon un rapport publié mardi par l’Office des études et politiques agraires (ODEPA) du Chili. La Chine représentait 20,8 % du total des exportations dans ce domaine, tandis que les États-Unis arrivaient seconds, recevant 17 % des exportations de l’année dernière, selon l’agence de presse Xinhua. « Après quatre ans, les exportations agricoles et forestières ont connu une croissance significative en 2018 », a indiqué la directrice de l’ODEPA, Maria Emilia Undurraga. En 2018, les exportations agroforestières du Chili ont connu une croissance de 17 % en glissement annuel, ce qui a permis à ce pays latino-américain d’engranger 11 162 milliards de dollars. Le secteur a enregistré une croissance des exportations de vins ainsi que de raisins, de cerises, de pommes, de canneberges et de porc surgelé, entre autres.

 

Brésil : Armes, c’est parti…

Jusqu’à… deux armes à feu par personne, voire plus !

 

Le président Jair Bolsonaro devrait signer dans les prochains jours un décret facilitant la détention d’armes à feu et prévoyant que chaque citoyen peut avoir jusqu’à deux armes, selon une version préliminaire du texte. La limite peut encore être étendue si le besoin est prouvé (?) le texte devrait être publié la semaine prochaine.

Un sondage de Datafolha publié en août a révélé que 58 % des électeurs brésiliens pensent que la possession d’armes devrait continuer à être interdite. Le gouvernement devrait maintenir les règles existantes, telles que le fait d’être âgé de 25 ans ou plus et de ne pas avoir de casier judiciaire. Un examen psychologique et des cours en club de tir resteraient obligatoires. Selon les règles actuelles, vous pouvez acheter des fusils de calibre 20, 28, 36, 32 et 12 ; revolvers de calibre 22, 36 et 38 ; fusils de calibre ; calibre 38 fusils ; et pistolets de calibre 32, 22 et 380. Le citoyen peut également acheter des munitions et des chargeurs.

Les autorités mexicaines découvrent 17 corps calcinés à la frontière US

 

Les autorités mexicaines ont retrouvé mercredi les corps de 20 personnes, dont 17 brûlés, dans l’État de Tamulipas, dans le nord du pays, tout près de la frontière avec les États-Unis, rapporte l’agence Reuter.

Sur le site macabre, à proximité de la communauté du Refugio Hinojosa, dans la municipalité de Miguel Aleman, cinq véhicules ont été incinérés selon un bref rapport de police, qui ne fournit aucun détail pour l’instant. Tamaulipas est depuis quelques années le théâtre de batailles intenses entre des cartels de drogue violents qui se disputent le contrôle du territoire.

Brésil : Bolsonaro rejette le Pacte mondial pour les migrations

 Le président brésilien Jair Bolsonaro a critiqué mercredi le Pacte mondial pour les migrations, tandis que plusieurs médias annonçaient que le Brésil s’était déjà retiré de l’accord, comme le nouveau gouvernement l’avait promis avant de prendre ses fonctions. Le plus cocasse (ou dramatique) dans cette histoire est que le Brésil est un pays dont les habitants ont migré et continuent de le faire un peu partout dans le monde notamment en Europe occidentale (France, Portugal, Suisse) mais aussi au Japon et bien sûr en Guyane française. Des médias brésiliens ont annoncé mardi soir que ce retrait du pacte adopté en décembre à Marrakech était déjà acté. Cette information a été confirmée à l’AFP par une source diplomatique, mais le ministère des Affaires étrangères ne s’est pas encore prononcé à ce sujet. « Le Brésil est souverain pour décider s’il accepte ou non (d’accueillir) des migrants. Ceux qui viendront éventuellement ici devront respecter nos lois, nos règles, nos coutumes, notre culture et aussi chanter notre hymne », a déclaré le chef de l’État sur Twitter.

Remarquons également au passage que la plupart des politiciens brésiliens de haut niveau comme les vedettes de l’audiovisuel ont toutes et tous des biens immobiliers en Floride, à New York, à Genève ou à Paris et Nice… Certains y vivent quasiment toute l’année ne mettant les pieds au Brésil que pour « passer à la caisse ».

Brésil : confusion autour des livres scolaires

 Le ministre de l’Éducation annonce avoir annulé des modifications controversées dans les critères qui régissent l’achat de livres scolaires pour les écoles publiques, que le nouveau gouvernement attribue à l’administration précédente. La directive du ministère qui comportait ces modifications, supprimant notamment des exigences sur la représentation de la diversité ethnique de la population brésilienne, avait pourtant été publiée le 2 janvier, au lendemain de l’investiture du président d’extrême droite Jair Bolsonaro. Le ministère a expliqué dans un communiqué avoir annulé la directive « en raison d’erreurs détectées dans ce document émis par la gestion précédente ». D’après la directive publiée le 2 janvier, à laquelle l’AFP a eu l’accès, les livres scolaires n’étaient plus tenus de comporter des illustrations graphiques représentant la « diversité ethnique de la population brésilienne, le pluralisme social et culturel du pays ».

États-Unis : le numéro 2 du ministère de la Justice sur le départ

 Rod Rosenstein devrait quitter son poste dès que William Barr sera confirmé à la tête du ministère, rapporte Anne Corpet, correspondante de RFI à Washington. Rod Rosenstein a supervisé l’enquête du procureur Mueller sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle. Il a souvent été la cible de Donald Trump. Donald Trump critique régulièrement le numéro deux du département de la Justice. Il a été jusqu’à retweeter un photo montage (ci-dessous), où Rod Rosenstein figurait derrière les barreaux, en compagnie d’ailleurs du procureur Mueller.

Chico Buarque: “Com esses ministros, é preferível que Cultura não tenha ministério”

Artistas e intelectuais comentam a aterrissagem de Bolsonaro em Brasília. Temor maior é corte no Sistema S

Le personnel politique de l’extrême droite brésilienne est tellement mauvais que pour le grand écrivain et chanteur Chico Buarque, c’est aussi bien qu’il n’y ait pas de ministre de la Culture !

C’est à lire ICI en portugais (El Pais). Nous en reparleron dans peu de temps sur ce site.

Venezuela : À propos de la déclaration du groupe de Lima, l’Uruguay et le Mexique ne signent pas

 Le Gouvernement de l’Uruguay a refusé de se joindre à la déclaration faite vendredi dernier par le Groupe de Lima dans laquelle il refuse de reconnaître le second mandat de Nicolás Maduro qui débutera le 10 janvier prochain. « L’Uruguay ne se joindra pas à cette déclaration L’Uruguay reconnaîtra le nouveau mandat de Maduro » a déclaré un porte-parole de la chancellerie au journal uruguayen La República. Le Groupe de Lima a qualifié le Président vénézuélien « d’illégitime » et l’a appelé instamment à démissionner devant l’Assemblée Nationale. Le Mexique n’a pas non plus signé le document.

Chili : l’université va élaborer un livre sur les recettes d’Haïti

 L’Université du Chili publiera cette année un livre de recettes sur la cuisine haïtienne afin de présenter ses repas à la communauté chilienne et également combattre la malnutrition chez les enfants nous apprend le site BiobioChile. Cette initiative a été prise par des professionnels qui ont remarqué que les enfants issus des familles haïtiennes ne profitaient pas des recettes chiliennes. Ce qui aurait notamment pour effet d’augmenter la malnutrition infantile, selon l’avis de la directrice de la faculté de nutrition et de diététique, Karen Basfi-fer. « Ce phénomène s’observe particulièrement chez ces immigrants ». Dans les écoles chiliennes, les enfants haïtiens ne consomment presque pas les plats de la cantine. Le livre de recettes sera distribué à travers les divers centres de santé familiale (CESFAM), dans les hôpitaux. Il sera également disponible gratuitement sur Internet.

Le Guatemala décide de mettre un terme à la mission anti-corruption de l’ONU

 

Les autorités guatémaltèques ont annoncé la fin du mandat de la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala, mise en place par les Nations unies en 2007. Une décision qui va à l’encontre de l’accord international signé par le gouvernement guatémaltèque, selon le secrétaire général de l’ONU.

Pérou : Le procureur général démissionne (scandale Odebrecht)

 Dans un communiqué publié sur son compte Twitter mardi matin 8 janvier, Pedro Chavarry a annoncé sa démission à la tête du ministère public, dont il affirme vouloir maintenir l’autonomie. Pedro Chavarry n’est pas allé jusqu’au point de renoncer au parquet. Des centaines de personnes avaient manifesté pour demander sa démission. Il avait tenté de destituer deux procureurs qui enquêtaient sur l’affaire de corruption autour du groupe brésilien de BTP Odebrecht impliquant de hautes personnalités. Le procureur Chavarry est également soupçonné d’avoir des liens avec l’organisation dite des « Cols blancs du port », un groupe de juges corrompus de très haut niveau.

Trafic de cocaïne avec la Guyane : sept ans ferme pour un Surinamais

 Un an après avoir été interpellé à Montauban par les Douanes en possession de plus de 2 kg de cocaïne pure, Alfons Afoeala, un Surinamais de 53 ans, père de 17 enfants, a comparu pour un vaste trafic entre le Surinam et la France via la Guyane. La substitute du procureur a expliqué que ce trafic mobilisait une dizaine de mules transitant sur des vols quotidiens entre Cayenne et Paris. Un trafic qui représenterait un tiers du marché de la cocaïne en France.

Mexique : sept morts lors d’une attaque dans un bar

 Sept personnes ont été tuées par balles dans une station balnéaire de l’est du Mexique, près de Cancun. C’est un bar de Playa del Carmen qui a été attaqué. Un drame sans doute lié au narcotrafic, ont annoncé les autorités.

   « Six personnes ont perdu la vie sur place et une est décédée lors de son transfert à l’hôpital » après l’attaque dimanche soir, a déclaré à une chaîne de télévision locale le secrétaire à la sécurité publique de l’État de Quintana Roo, Alberto Capella. La région de Cancun et celle de Playa del Carmen, connues pour leurs plages de sable blanc et leurs eaux turquoise, reçoivent le plus grand nombre de touristes étrangers au Mexique.

Le pays est secoué par une vague de violences depuis que le gouvernement a déployé l’armée pour réprimer les cartels de la drogue en 2006. Plus de 200 000 personnes ont été assassinées, dont un nombre record de 28 711 en 2017.

Le Brésil pourrait privatiser ou fermer une centaine d’entreprises publiques

Le gouvernement du président d’extrême droite du Brésil Jair Bolsonaro a l’intention de « privatiser ou fermer » une centaine d’entreprises publiques pour réduire la dette.

Le programme économique de Jair Bolsonaro, d’inspiration ultra-libérale, prévoit d’accélérer et d’intensifier le plan de privatisations initié par le président sortant de centre droit Michel Temer.   

Durant la campagne, M. Bolsonaro avait affirmé que, parmi les 138 entreprises publiques qui dépendent du gouvernement fédéral, « 100 pourraient être privatisées ».  

L’objectif affiché par le nouveau gouvernement est de réduire d’environ 20% la dette abyssale du Brésil. Le Brésil est un des pays au monde qui compte le plus d’entreprises publiques, dont les mastodontes Petrobras (hydrocarbures), Eletrobras (électricité) ou Caixa Economica Federal (sorte de caisse d’épargne nationale). En prenant en compte également les entreprises qui dépendent des États ou des municipalités, leur nombre total s’élève à plus de 400.   Le programme de Jair Bolsonaro ne prévoit pas en revanche de privatiser les activités principales de la compagnie pétrolière Petrobras et d’autres entreprises publiques considérées comme stratégiques, mais seulement la cession de certains actifs. Mais devant l’importance stratégique d’Electrobras, et les critiques qui fusent contre cette privatisation, le gouvernement a indiqué que le modèle de privatisation n’avait pas encore été clairement défini.

Brésil : forte inquiétude de l’Eglise et de la société civile sur le devenir des terres indigènes

Le première ONG française de développement, le CCFD-Terre Solidaire, s’alarme de la situation des Amérindiens depuis l’arrivée au pouvoir de Bolsonaro. Sur son site, l’organisation écrit: “ le nouveau président Jair Bolsonaro vient déjà d’annoncer le transfert de la responsabilité de la démarcation des terres indigènes au ministère de l’Agriculture, très favorable à l’agrobusiness. Cette décision alerte les communautés indigènes et les défenseurs de l’environnement”. 

Mgr Roque Paloshi, archevêque de Porto Velho, et président du CIMI, l’organisme de l’Eglise catholique mandaté pour travailler avec les Amérindiens, nous explique le désaroi des peuples autochtones et des associations. Le Cimi est l’organisme mandaté par l’Eglise Catholique brésilienne pour accompagner les peuples amérindiens dans leur lutte pour la survie, la protection de leurs terres et la dignité. Il mobilise des équipes formées à l’anthropologie et aux langues des nombreuses ethnies existantes pour des actions dans les communautés indigènes. Il agit aussi aussi au sein de l’Eglise, auprès des organes de l’Etat et dans la société brésilienne pour les sensibiliser et défendre les droits des amérindiens. 

Que signifie la décision de Jair Bolsonaro de confier la démarcation des terres indigènes au Ministère de l’Agriculture ?

Cette décision confirme nos craintes concernant le nouveau président et son gouvernement : Ils veulent livrer les terres indigènes aux monocultures, à l’exploitation minière et à de grands projets de construction civile. 
Nous voulons garder cependant une certaine tranquillité. Car cette question de la démarcation des terres indigènes relève de la Constitution du 5 octobre 1988, et plus particulièrement des articles 231 et 232 reconnaissant les droits de ces peuples natifs, leurs cultures, leurs traditions et leur spiritualité. Or, lors de son investiture, le nouveau Président a juré qu’il allait respecter la Constitution de 1988…

LIRE LA SUITE SUR LE SITE DU CCFD-TERRES SOLIDAIRES

Brésil : Sixième jour d’émeute à Fortaleza et dans le Ceará

Les coups de menton de Bolsonaro n’y auront rien fait. Plusieurs attaques ont eu lieu notamment sur Fortaleza dans la nuit de lundi à mardi ceci malgré l’envoi de l’armée fédérale ordonné par le Président et son ministre de la Justice, l’inénarrable juge Moro.

Au moins quatre bus ont été incendiés à l’aube de ce mardi (08/01/2019) dans la région métropolitaine de Fortaleza. C’est le sixième jour consécutif de violence qui frappe l’État du Nordeste, le Ceará. Il y a eu également un incendie dans un bus transportant des passagers à Maranguape, une autre municipalité de la région métropolitaine. Les sociétés de transport urbain ont dû interrompre leurs services durant la nuit de lundi à mardi. 

Outre les attaques contre les transports en commun, la presse locale a rapporté qu’une voiture d’une école privée avait été incendiée avec deux occupants à l’intérieur. Les deux personnes ont été blessées dont on ne connaît pas pour l’heure l’état de santé. 

Par contre, un enfant de 5 ans est décédé après avoir été blessé par balle lundi soir (07/01/2019) à Eusebio, une ville de la région métropolitaine de Fortaleza. Un garçon de 15 ans a également été touché et est toujours hospitalisé.

 Soutien des États voisins

 L’envoi de 330 hommes armés des forces spéciales n’a donc pas calmé le jeu ! Les États voisins soutiennent le Ceará. Par exemple celui de Bahia a envoyé une centaine de policiers militaires à Fortaleza. Trois autres États vont également envoyer des agents pour renforcer la sécurité sur le territoire du Ceará. Selon le Secrétariat à la sécurité publique et à la défense sociale (SSPDS) du Ceará, il y aurait 43 agents de la police militaire et des services de renseignements de Piauí, Pernambuco et Santa Catarina. Selon le dernier rapport en date, au moins 148 personnes soupçonnées d’avoir participé aux attentats ont été arrêtées. Le climat dans la capitale du Ceará suscite une certaine appréhension et de grandes difficultés pour la population, en particulier dans les transports en commun. Des bus de la capitale ont circulé lundi avec des escortes de la police, mais la flotte a été réduite de 30 % par rapport à la normale, ce qui a gêné l’arrivée de milliers de personnes. En plus, la ville souffre de problèmes de ramassage des ordures ménagères, qui s’accumulent dans les rues et les principales avenues de la capitale. Avec les attaques, les entreprises de nettoyage ont également réduit la circulation des camions de collecte des déchets dans la ville. De nouvelles forces fédérales devraient débarquer dans les heures à venir.

Brésil : Bolsonaro renonce à « sa » base US sur le territoire de l’Union

Finalement, le président brésilien Jair Bolsonaro a changé d’avis quant à son intention initiale d’autoriser l’installation d’une base militaire américaine sur le territoire brésilien. Il renonce face à la pression des officiers. En particulier les généraux qui avaient fait passer le message directement au ministre de la Défense, le général Fernando Azevedo e Silva. Dans une interview avec SBT la semaine dernière, Bolsonaro a évoqué la possibilité d’installer une base militaire américaine au Brésil. Une source militaire de haut rang a déclaré à Reuters que les forces armées étaient contre cette idée. Le ministre brésilien des Affaires étrangères, Ernesto Araújo, a confirmé vendredi l’ouverture de Bolsonaro à une éventuelle base américaine lors d’un entretien avec des journalistes à Lima, à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères dans la région sur la crise au Venezuela. Même si Bolsonaro souhaite un rapprochement avec les États-Unis, les militaires sont très sourcilleux quant à l’indépendance et la souveraineté militaire du Brésil.

USA et Mexique : Trump va s’adresser à la nation, et se rendre à la frontière

Mardi soir, le président des Etats-Unis veut convaincre le public que le mur qu’il a promis lors de la campagne pour lutter contre l’immigration clandestine à la frontière mexicaine est un enjeu crucial pour la sécurité du pays, rapporte Anne Corpet, correspondante de RFI à Washington. Les démocrates continuent de dénoncer les mensonges du Président et une instrumentalisation de la peur. Ils estiment que la priorité est de rouvrir l’administration fédérale, et non de bâtir un mur. Faute d’obtenir du Congrès les 5 milliards de dollars qu’il exige, le président menace depuis plusieurs jours de décréter l’état d’urgence à la frontière, afin de débloquer des fonds en se passant de l’aval des parlementaires.

      Attaque sonique à l’ambassade US de Cuba

Cuba et USA : Et si c’était la faute aux… grillons ?!

 

Les États-Unis soupçonnaient qu’une attaque sonique avait été perpétrée contre le personnel de leur ambassade à Cuba en 2016. Mais un des sons enregistrés serait en fait un chant de grillon !

 Les autorités américaines affirmaient qu’au moins 24 personnes au sein de leur ambassade à La Havane ont souffert entre fin 2016 et août 2017 de migraines, nausées et légères lésions cérébrales, qu’elles pensent avoir été causées par des appareils acoustiques perfectionnés.

Les États-Unis ont retiré en réponse plus de la moitié de leur personnel diplomatique à Cuba, suspendu leurs activités consulaires à La Havane, et ordonné l’expulsion de 15 diplomates cubains du territoire américain, provoquant une crise diplomatique entre les deux pays.

 Un chant d’accouplement

 Alors, deux biologistes se sont penchés sur un des enregistrements et ont conclu que le bruit en question correspondait au chant d’accouplement du grillon à queue, présent dans les Caraïbes.

Du coup, les autorités cubaines réagissent, alors qu’elles-mêmes ne savaient rien de ces attaques soniques. : « La manipulation des soi-disant incidents de santé des diplomates américains continue », a affirmé lundi (07/01/2019) le ministre des Affaires étrangères cubain, Bruno Rodriguez, à la télévision d’État. Le chant du grillon à queue courte de De Geer correspond à l’enregistrement en termes « de durée, de fréquence de répétition des battements, du spectre de puissance, du taux de stabilité des battements et d’oscillations par battement », indique l’étude menée par les deux biologistes.

Le Brésil à l’heure de l’épuration !

 Jair Bolsonaro est entré officiellement en fonction le 1er janvier 2019 après avoir été élu avec 55 % des voix il y a deux mois.

Parmi les premières annonces :

La promesse d’un « nettoyage » idéologique au sein de l’administration et de l’enseignement a été annoncée à l’issue de son premier conseil des ministres. Cela consiste dans la plus pure tradition fasciste à une épuration (oui : épuration !) des contractuels dans l’administration publique pour « nettoyer » le Brésil « des idéologies socialiste et communiste ». « Ça n’a aucun sens de conserver dans un gouvernement ayant un profil comme le nôtre des gens qui défendent une autre logique, un autre système politique, une autre organisation de la société », a avancé le chef de la Casa Civil (sorte de Premier ministre ou de chef de cabinet) Onyx Lorenzoni, à la sortie de cette première réunion ministérielle au Palais présidentiel de Planalto, à Brasília. Il a ajouté que les hauts responsables engagés lors des gouvernements précédents seraient licenciés et a montré l’exemple en rompant les contrats des 320 fonctionnaires de son ministère. « Les citoyens ont dit basta aux idées communistes et socialistes qui en trente ans nous ont menés au chaos actuel »

 En ce qui concerne les écoles, la refonte de l’administration passera également par la suppression d’un département de la diversité au ministère de l’Éducation, qui était chargé notamment de mettre en place des programmes scolaires sur le respect des Droits de l’Homme et la lutte contre le racisme.

Chili : une explosion à un arrêt de bus de la capitale fait 5 blessés

Une explosion vendredi à un arrêt de bus dans le centre de la capitale chilienne a fait au moins cinq blessés, a annoncé la gouverneure de la région de Santiago, Karla Rubilar. «Un engin a explosé et a fait cinq blessés, leur pronostic vital n’est pas engagé», a déclaré Karla Rubilar à la presse, revoyant à la hausse le bilan initial qui faisait état de quatre ou cinq blessés. L’explosion est intervenue à la mi-journée à la suite de la «manipulation par des tiers» de l’engin explosif, a-t-elle ajouté. La détonation a été entendue à plusieurs centaines de mètres à la ronde, selon la police. La femme de ce couple présentait de graves lésions et a été transportée vers un hôpital, tandis que l’homme avait été blessé au visage. «On ne connaît pas encore la nature de l’explosif», a déclaré un responsable de la police.

Argentine: Diego Maradona de nouveau hospitalisé

Diego Maradona a été admis à l’hôpital, ce vendredi en Argentine. Selon le quotidien Olé, il souffrirait d’une hémorragie interne à l’estomac. Alors que Diego Maradona passait des examens de routine, ce vendredi à l’hôpital en Argentine, les médecins ont découvert qu’il souffrait d’une hémorragie interne à l’estomac. Selon le quotidien Olé, le champion du monde 1986, âgé de 58 ans, va devoir subir une endoscopie dans une clinique à Olivos, près de Buenos Aires.

Venezuela: le Groupe de Lima demande à Maduro de renoncer à son second mandat

Les pays du Groupe de Lima ont confirmé vendredi 4 janvier 2019 qu’ils ne reconnaîtront pas le nouveau mandat de Nicolás Maduro. Le Venezuela n’a pas tardé à rejeter cette déclaration. Pour 13 des 14 pays membres du Groupe de Lima, constitué en août 2017 pour trouver une issue démocratique et pacifique à la grave crise qui secoue le Venezuela. Le Mexique s’est abstenu de signer cette motion.

Mais les pays membres du Groupe de Lima ne sont pas tous prêts à l’épreuve de force, la formule est suffisamment vague pour offrir des options bien peu dissuasives, par exemple une rupture des relations diplomatiques ou le remplacement d’un ambassadeur par un chargé d’affaires. Chaque pays pourra également choisir de permettre ou non l’entrée sur son territoire des hauts fonctionnaires du régime vénézuélien. Les pays signataires ont également décidé d’élaborer des listes de personnes vénézuéliennes qui se verraient bloquer l’accès à leur système financier et pourraient voir leurs biens saisis.

 Caracas campe sur ses positions

 Avant même que la réunion du groupe de Lima ne commence, le ministre des Affaires étrangères vénézuélien accusait déjà les pays membres de se soumettre aux États-Unis, précise notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille. « La République bolivarienne du Venezuela tient à exprimer sa grande perplexité face à l’extravagante déclaration d’un groupe de pays du continent américain. Après avoir reçu des instructions du gouvernement des États-Unis par vidéo-conférence, ils se sont accordés pour encourager un coup d’État au Venezuela. C’est un fait sans comparaison dans l’histoire de notre région », a déclaré Jorge Arreaza selon RFI.

Le deuxième mandat de Nicolas Maduro doit débuter le 10 janvier prochain. « Jusqu’au 10 janvier, Maduro a la légitimité des urnes pour lui, mais ce mandat expire le 10 janvier, commence alors un mandat basé sur une élection que nous ne reconnaissons pas », a déclaré il y a quelques semaines le ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Borrell. Défendre le régime de Maduro au-delà de cette date sera très difficile, même pour ses alliés, puisqu’aucun pays occidental n’a reconnu sa « victoire » électorale, note l’universitaire Carmen Beatriz Fernández.

Dans le même temps, le J. Bolsonaro s’est dit prêt à accepter une base US sur le territoire brésilien…

 

Le Costa Rica mise sur la voiture électrique

Au Costa Rica, l’électricité renouvelable représenterait 98,5% de la consommation

«En cinq ans, nous pourrions avoir 40.000 véhicules électriques» dans le pays, fait valoir Bernal Muñoz, directeur pour la mobilité électrique de la compagnie publique d’électricité . L’ICE, qui détient le monopole de la production et de la distribution électriques, a montré l’exemple en remplaçant une centaine de ses véhicules à moteur thermique par des engins électriques, peut-on lire sur le site de Sciences & Avenir.

«L’objectif, c’est de démontrer que le véhicule électrique est parfaitement adapté aux conditions du pays, avec sa topographie accidentée, montagneuse», explique Bernal Muñoz à l’AFP. Le cap a été fixé par le nouveau président Carlos Alvarado lui-même, dès sa prise de fonction en mai dernier. Il a comparé le défi de la «décarbonisation» de l’économie du Costa Rica à l’abolition historique de l’armée par ce petit pays centraméricain en 1948. Le Costa Rica a mis à profit les caractéristiques d’un pays tropical montagneux et volcanique, entre éolien, hydroélectricité, solaire et géothermie. 

Cela lui permet d’être depuis quatre ans à un petit 1,5% de l’autosuffisance totale en électricité renouvelable. Ce pays de cinq millions d’habitants, qui veut notamment son image de destination touristique verte, est ainsi particulièrement bien placé pour mettre le transport au courant électrique, relève l’économiste Carlos Echeverria, spécialiste de l’énergie pour la Banque interaméricaine pour le développement . L’épouse du président Alvarado, Claudia Dobles, a été chargée de superviser la mise en oeuvre de cette orientation stratégique. Architecte de formation, la «Première dame» s’est en effet vu confier le dossier de la rénovation urbaine, dont le transport est l’un des gros morceaux. 

Des voitures électriques trop chères

«Le gouvernement veut faire du Costa Rica un laboratoire de la décarbonisation de l’économie et, pour cela, le transport est un enjeu fondamental», souligne M. Echeverria,pour qui le pays centraméricain a conquis une position de leader régional pour la mobilité électrique. Pour favoriser la conversion du parc automobile, une loi prévoit désormais des exemptions fiscales pour l’achat de voitures électriques par les particuliers. Des pourparlers sont également en cours avec les entreprises privées de transport routier de passagers pour les inciter à s’équiper en bus électriques. De même, l’État projette de créer une ligne ferroviaire électrifiée pour le transport de passagers entre les principales villes du pays, et une autre pour le fret pour desservir la zone portuaire de Limon ,principal point de passage pour l’importation et l’exportation de marchandises. 

Elles sont souvent hors de portée de la classe moyenne, en dépit des économies en carburant et maintenance – environ 130 dollars par mois, selon un costaricien converti à la voiture électrique consulté par l’AFP. D’un véhicule vendu en cinq mois il y a un an et demi, il est passé à quatre ventes par mois, et table sur une dizaine par mois en 2019. 


Brésil : Bolsogate, déjà !

Ça commence mal ! Un scandale de malversation impliquant le fils du président élu brésilien Jair Bolsonaro, qui avait fait de la lutte contre la corruption un axe majeur de sa campagne électorale, vient ternir l’investiture du chef de file de l’extrême droite brésilienne prévue le 1er janvier. Des paiements ont été effectués vers le compte de l’épouse du nouveau président, Michelle Bolsonaro.
Un rapport du Conseil de contrôle des activités financières (COAF) a identifié des mouvements financiers suspects entre 2016 et 2017 sur le compte bancaire de Fabricio Queiroz, ancien chauffeur et conseiller de Flavio Bolsonaro, tout juste élu au Sénat brésilien, à hauteur de 1,2 million de réais (271 000 €). Queiroz a cherché à s’expliquer lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision SBT, proche de Bolsonaro. Il ne s’est pas présenté à deux convocations des procureurs à cause d’un cancer qui nécessite une opération urgente, justifie-t-il. Ses avocats n’ont pas été en mesure d’expliquer pourquoi Queiroz avait choisi de s’exprimer à la télévision plutôt que devant le parquet. Les procureurs ont indiqué qu’ils souhaitaient interroger Flavio Bolsonaro le 10 janvier prochain.

D’après le rapport du COAF, certains paiements ont par ailleurs été effectués par d’autres employés de Flavio Bolsonaro lorsqu’il était député à l’Assemblée de Rio de Janeiro, dont la fille de Fabricio Queiroz. La plupart des dépôts d’argent ont été faits dans les jours qui précèdent ou qui suivent la date du versement des salaires par le Congrès brésilien. Queiroz a refusé d’indiquer pourquoi ses collègues déposaient de l’argent sur son compte, précisant qu’il l’expliquerait aux procureurs. Il a toutefois fait allusion à un « mouvement atypique » de 1,2 million de R $ avec la revente de voitures. Mais la Coaf souligne que 99 % de l’argent provient des salaires des employés de Flavio Bolsonaro.

Au Brésil, on parle désormais de Bolsogate.

Venezuela: Maduro voit des complots partout

Au Venezuela, neuf militaires ont été condamnés à des peines de prison pour complot contre le président Nicolas Maduro. Le projet daterait de 2014 mais ces condamnations ont lieu alors que les arrestations se multiplient dans le pays et que Nicolas Maduro se dit constamment visé par des complots pilotés de l’étranger. Ils étaient jugés pour avoir fomenté un complot en 2014, « l’Opération Jéricho », visant à arrêter plusieurs dirigeants chavistes, dont Nicolas Maduro. Ce genre de condamnations sert le discours du président vénézuélien qui se dit constamment visé par toutes sortes de complots. Lors de sa dernière intervention devant la presse étrangère, début décembre, il avait par exemple accusé les États-Unis d’avoir enclenché un plan pour le renverser. Nicolas Maduro utilise également tout ce qui ressemble de près ou de loin à une atteinte contre sa personne pour multiplier les arrestations d’opposants. C’est le cas depuis le 4 août dernier et le supposé attentat au drone qui l’a visé. L’ONG vénézuélienne Foro Penal recense 278 prisonniers politiques dans le pays, dont 80 militaires.

Brésil : Une base de Funai protégeant les Indiens isolés a été attaquée 

 Sur la terre indigène Vale do Javari, à la frontière avec le Pérou

Le secteur abrite le plus grand nombre de peuples autochtones isolés de la région

 Le danger Bolsonaro c’est aussi l’extermination annoncée des peuples Amérindiens !

La Funai est une agence gouvernementale brésilienne dont les missions sont la protection et le recensement des tribus isolées (ou non) d’Amérindiens. Elle avait déjà perdu beaucoup de ses subsides depuis le coup d’État constitutionnel mais, désormais, avec Bolsonaro c’est non seulement la légitimité qui est remise en cause mais aussi sa propre protection physique et juridique. Le président d’extrême droite qui prendra ses fonctions la semaine prochaine est clairement soutenu par les industries de l’agroalimentaire. Il s’est clairement positionné contre la protection des terres autochtones notamment en Amazonie. La parole raciste se libère. Et avec elle les actes illégaux.

La région où se trouve la base, dans la municipalité d’Atalaia do Norte, est le lieu de résidence des peuples autochtones de l’ethnie Korubo. La police militaire soupçonne les envahisseurs d’être des pêcheurs et des chasseurs illégaux d’Alto Solimões. Le territoire regorge d’espèces telles que le pirarucu et différents types de chéloniens (un ordre de reptiles dont la caractéristique est d’avoir une carapace), principalement le Tracajá-Ituí et l’Itacoaí.

Dans une note officielle, le 8e bataillon de la police militaire de Tabatinga (Alto Solimões) a déclaré que la garnison de police qui apporte son soutien à la Funai lors de la surveillance qui a lieu ce mois-ci dans la région a déclenché plusieurs investigations sur « la présence d’envahisseurs dans la zone indigène ». Lesdits envahisseurs ont attaqué la base et des fusillades ont éclaté entre eux et les policiers. La police a déclaré que « les armes utilisées par les agresseurs étaient des fusils de chasse, des revolvers et des pistolets ». Un navire de la FUNAI a été touché par des projectiles. Les responsables de la FUNAI, la police et les indigènes n’ont pas été blessés, a déclaré le commandant. Selon lui, le départ de la police de la base est prévu pour cette semaine, mais il compte demander aux autorités d’envoyer des troupes fraîches pour la relève afin de ne pas laisser la base sans protection. Lundi, la FUNAI a annoncé dans une note qu’elle avait déjà demandé le renforcement de la police militaire et avait officiellement sollicité l’armée brésilienne pour qu’elle opère sur le territoire autochtone Vale do Javari, plus précisément dans la région proche de la base d’Ituí-Itacoaí.

La base de protection Ituí-Itacoaí est coordonnée par le Front de protection ethno-environnementale de la vallée de Javari. Selon Paulo Marubo, président de l’Union des peuples autochtones de la vallée de Javari (Univaja), les Indiens Korubo ont été contactés en 1996. Mais la majorité d’entre eux est, depuis cette date, restée isolée.

Paulo Marubo s’inquiète de l’augmentation du nombre d’envahisseurs (hommes de main des gros propriétaires, braconniers…) dans la région de la vallée de Javari

Il affirme que depuis que la politique indienne du président élu Jair Bolsonaro a commencé à être connue, ces malfaiteurs se sont sentis libres d’entrer sur les terres indigènes.

La terre autochtone Vale do Javari est la deuxième plus grande du pays, derrière la seule terre autochtone Yanomami. Elle a une superficie de 8 544 hectares et est l’une des plus préservées du pays. Le territoire est traversé par plusieurs rivières, parmi lesquelles Itacoaí, Ituí, Curuçá, Quixito, affluents du fleuve Javari, en plus des rivières Jutaí et Jandiatuba.

C’est également là que se concentrent les plus grandes références de groupes d’Indiens, parmi lesquels les Korubo et les Flecheiros. La population estimée est de 5 000 locuteurs autochtones des langues pano et katoukina, un nombre qui n’inclut pas les Indiens isolés dont la population est très difficile à évaluer.

Le président élu a répété à plusieurs reprises qu’il n’avait pas l’intention de faire de nouvelles démarcations et avait défendu une politique d’intégration des peuples autochtones, y compris des activités économiques visant à réaliser un profit sur leurs terres.

Brésil : Coup dur chez les tontons flingueurs

Un politicien de 77 ans abattu par son ancien assistant de 66 ans

 

Gerson Camata, 77 ans, ancien gouverneur de l’État d’Espírito Santo (Sud-Est), a été assassiné à Praia do Canto, à Vitória par son ancien assistant. La scène s’est passée devant un restaurant mercredi (26/12). On en sait un peu plus ce matin (jeudi) sur les motifs de l’agresseur. Les deux hommes auraient eu une altercation à propos d’un procès intenté par le politicien contre son ancien assistant. Cette procédure aurait entraîné le blocage de 60 000 R$ sur les comptes bancaires du meurtrier (environ 13 500 €). L’ex-assistant est Marcos Venício Moreira Andrade, âgé de 66 ans.

La victime avait une longue carrière politique derrière lui débutée en 1966, en pleine dictature. Il fut notamment sénateur de 1987 à 2011.

Haïti : Où est l’argent de Petrocaribe ?

Comme d’autres pays des Caraïbes, Haïti faisait partie de Petrocaribe, le projet « solidaire » de Hugo Chávez qui a permis à plusieurs pays d’accéder au pétrole à des prix préférentiels. Aujourd’hui, l’utilisation de ces ressources, en grande partie détournées, est sous les feux des critiques et suscite des manifestations de rue massives qui ont bousculé le gouvernement de Jovenel Moïse.

Lire l’article complet d’Arnold Antonin sur le site  Barril.info

2018, crise migratoire au Venezuela et dans toute l’Amérique latine

Fin 2018, ce seront près de quatre millions de Vénézuéliens qui auront fui leur pays depuis le début de la crise en 2014. Des migrants qui fuient des conditions de vie qui se dégradent à une vitesse stupéfiante, un pays où les libertés sont confisquées par le pouvoir et où l’inflation détruit l’économie et rend la vie des citoyens absolument impossible. Que ce soit au Honduras, au Salvador, au Nicaragua ou au Guatemala, de plus en plus de gens tentent de rejoindre principalement les Etats-Unis. L’émigration vénézuelienne impacte principalement le Colombie, le Pérou et le Brésil.

Argentine: deux arrestations dans l’affaire de la disparition du Toulousain Mathieu Martin

Dans la région de Salta, à 1 600 kilomètres au nord de Buenos Aires, un Français, Mathieu Martin, un baroudeur de 32 ans a disparu depuis l’été dernier. Son dernier message avait été envoyé le 8 août depuis Tilcara, dans la province de Jujuy, à 1 600 km au nord-ouest de Buenos Aires. Le lendemain, il a été aperçu avec deux autres touristes, à San Isidro, un hameau de la province voisine de Salta, à une vingtaine de kilomètres du Cerro Morado, une montagne culminant à 5 000 mètres d’altitude.

Deux suspects viennent d’être arrêtés dimanche dans la ville d’Iruya grâce à des témoignages, selon le parquet de Salta. Il s’agit de deux frères. La justice vient de les inculper ce mercredi (19/12/2018).

« Il existe des indices soutenant la thèse d’un homicide, pour lequel deux hommes arrêtés ont été inculpés », a déclaré le procureur Ramiro Ossorio, lors d’une conférence de presse à Salta. « Les [frères] Cuevas reconnaissent avoir vu M. Martin. Nous pouvons lier sa disparition avec sa mort. Son corps n’a pas été retrouvé, mais les recherches continuent dans la zone. Les forces de l’ordre sont accompagnées de chiens » a précisé le procureur, puis il a expliqué « « M. Martin se serait perdu et serait arrivé au domicile des deux suspects, les frères Juan et Froilan Cuevas, dans les environs escarpés de Huacamola ». L’inculpation « se base sur le témoignage de la sœur des deux hommes « décrits par les habitants comme alcooliques et problématiques ».

Une région très escarpée et difficile d’accès…

Mathieu Martin, toulousain, avait l’habitude de voyager seul depuis de longues années. Il a parcouru les cinq continents selon ses proches qui ont toujours été en contact avec les policiers et magistrats argentins. Les recherches se poursuivent dans une zone difficile d’accès, non loin de la frontière bolivienne.

Du côté des proches de M. Martin, on continue d’espérer retrouver le jeune homme vivant. Pour l’instant une découverte macabre a été démentie par les autorités du secteur.

L’axe Bolsonaro-Salvani fonctionnera à plein : première victime Cesare Battisti…

Le président élu d’extrême droite qui prendra officiellement ses fonctions au 1er janvier prochain avait annoncé la couleur : Cesare Battisti sera extradé vers l’Italie. L’écrivain avait échappé de justesse à une première extradition grâce à Lula qui avait signé un décret en sa faveur lors des toutes dernières heures de son second mandat. Le parquet vient de déclarer vouloir accélérer les choses. Toutefois, Cesare Battisti, ancien militant d’extrême gauche condamné pour meurtres en Italie et réfugié au Brésil, a dernièrement réaffirmé qu’il ne pouvait pas être extradé par le nouveau président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro : « Bolsonaro peut dire ce qu’il veut, je suis protégé par la Cour suprême. Ce ne sont que des paroles, des fanfaronnades. Il ne peut rien faire, il y a une justice et je suis protégé par la justice », avait-il déclaré.

Brésil (Rio): la police civile déjoue un attentat contre un député

La police civile a contrecarré un projet d’exécution du député Marcelo Freixo par la milice « Le groupe paramilitaire de la zone ouest ». Cette dernière organisation militaire à la solde de l’extrême droite avait été citée dans l’enquête (non résolue) sur l’assassinat de Marielle Franco. M. Freixo s’est toujours opposé contre les milices et l’extrême droite.

Survival International

Peuples non contactés

Regardez le film avec Gillian Anderson et Mark Rylance

Brésil: La FUNAI a repéré un Amérindien vivant seul dans la forêt depuis 22 années

Au Brésil, il existe une agence gouvernementale chargée des dossiers liés aux peuples autochtones (Amérindiens), la FUNAI (Fundação Nacional do Índio) dont, malheureusement, les moyens alloués ont considérablement baissé depuis que la droite est au pouvoir. Toutefois, ses fonctionnaires travaillent d’arrache-pied afin de protéger au mieux les derniers indigènes vivant essentiellement dans le nord du Brésil (Amazone, Maranhão, Amapá, Pará). La fondation a relancé le débat sur la protection de la forêt amazonienne et des tribus isolées en diffusant des images d’un homme qui vit en solitaire depuis la mort de ses proches, il y a 22 ans.

Des images montrent un homme aux cheveux longs jusqu’aux genoux et portant un pagne. Une équipe qui le suit affirme toutefois que la plus récente preuve de son existence remonte à mai dernier (2018), selon Radio-Canada.

Altair Algayer, coordonnateur de l’équipe de la FUNAI travaillant sur les tribus isolées, mentionne que la Fondation hésitait à diffuser la vidéo, puisqu’il était impossible de demander le consentement de l’indigène. M. Algayer estime toutefois que de telles images permettent de conscientiser la population à l’importance des obstacles que doivent surmonter ceux qui cherchent à demeurer éloignés de la civilisation occidentale. « Je crois qu’en diffusant ces images, cela montre d’abord que l’homme existe ; il y a plusieurs personnes, entre autres des politiciens régionaux, qui espèrent mettre la main sur ses terres pour en tirer de l’argent. »

« Dans les années 1980, la colonisation désordonnée, la construction de fermes et la coupe d’arbres illégale dans l’État de Rondonia (nord-ouest) ont entraîné des attaques répétées contre les peuples indigènes isolés qui y vivaient jusqu’à maintenant, dans le cadre d’un processus constant d’expulsion de leurs terres et de mort », a de son côté fait savoir la Fondation par voie de communiqué. L’agence estime que l’homme indigène, surnommé « l’Indien du trou » en raison de trous creusés pour la chasse, vit seul depuis qu’une attaque de fermiers, en 1995, a entraîné la mort des autres membres de son groupe de six personnes, le laissant seul survivant de sa tribu.

Le Brésil compte plusieurs peuples « isolés » dont les terres, comme la plupart de celles de groupes autochtones, sont de plus en plus menacées, dans un contexte où la course aux ressources de l’Amazonie se poursuit.

En 2017, 71 personnes ont été tuées dans des conflits territoriaux, du jamais vu depuis 2003, selon la Commission des terres pastorales, qui surveille les actes de violence.

Altair Algayer et son équipe continuent de surveiller l’indigène à distance. Ils lui ont entre autres récemment laissé des outils et des semences, qui ont ensuite été utilisés pour assurer la subsistance de cet homme isolé de tout.

Génocide

Des peuples non contactés entiers sont en train d’être anéantis par la violence génocidaire perpétrée par des intrus, qui volent leurs terres et leurs ressources, et par des maladies telles que la grippe et la rougeole, contre lesquelles ils n’ont aucune résistance.