©Diogène d’Arc est le site de Philippe Poigeaud, auteur européen aux Amériques

James Bond ou Panthère rose ?

Isabel la Rédemptrice

Ayant aboli l’esclavage au Brésil en signant la Loi d’or en 1888, elle reçoit le surnom d’« Isabelle la Rédemptrice ».

Cent ans après la mort de la princesse Isabel, une demande à l’Église pour la béatification d’Isabel est en cours, tandis que des projets de loi sont examinés au Congrès pour l’insertion de son nom dans le Livre des Héros et Héroïnes de la Patrie.

La princesse Isabelle du Brésil (en portugais, Isabel do Brasil), née à Rio de Janeiro, le 29 juillet 1846 et morte au château d’Eu, en France, le 14 novembre 1921 a été princesse héritière du Brésil, régente à trois reprises (en 1871-1872, 1876-1877 puis 1887-1888) puis prétendante au trône après la chute de la monarchie.

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Un incendie ravage le plus grand parc du Nordeste 

C’est le quatrième de l’année 2021…

Le parc Cocó, le plus grand espace vert urbain de la région, a subi la semaine dernière le plus grand incendie depuis sa création, avec 46 hectares détruits. La zone est convoitée par des entreprises de construction.

Amazonie brésilienne

La déforestation en Amazonie n’a jamais été aussi importante depuis 15 ans et le gouvernement de Bolsonaro est accusé d’avoir caché des données à la COP26

Les Amérindiens veulent reconquérir leurs territoires avant qu’il ne soit trop tard

Les données étaient prêtes fin octobre, mais n’ont été discrètement publiées que ce jeudi (18/11) quelques jours après la fin du sommet sur le climat.

L’Amazonie brésilienne a perdu 13 235 km² en un an, selon le dernier bilan annuel, avec beaucoup de discrétion par le gouvernement de Jair Bolsonaro. Le bilan montre que la déforestation illégale entre août 2020 et juillet 2021 a augmenté de 22 % par rapport à la période précédente. Il s’agit du chiffre le plus élevé enregistré au cours des 15 dernières années. Ce bilan annuel, établi à partir des mesures satellitaires de l’Institut national de recherche spatiale (INPE), est le plus attendu par tous les acteurs de la protection et de la préservation de la plus grande forêt tropicale du monde.

C’est également le paramètre à l’aune duquel le monde entier mesure les performances environnementales du pays qui abrite la majeure partie de la plus grande forêt tropicale du monde. Cette année, la note fait état d’un échec cuisant.

Le système Prodes

L’augmentation significative enregistrée par le système Prodes contribuera à aggraver la crise climatique, mais c’est aussi un problème diplomatique pour le président brésilien. La disparition accélérée de la végétation en Amazonie représente une menace pour l’avenir du Brésil et de la planète. À mesure que la superficie boisée de l’Amazonie diminue, la forêt perd sa biodiversité et sa capacité à refroidir la planète et à ralentir le réchauffement climatique. Le système Prodes comptabilise les zones déboisées de plus de 6,25 hectares, ce qui en fait le plus précis de ceux utilisés par le Brésil.

Rien que pour le mois d’octobre, selon les données publiées par l’INPE, la déforestation en Amazonie brésilienne a atteint 877 km². Un record pour ce mois de l’année depuis cinq ans.

Dernière déclaration stupide du président brésilien depuis Dubai :

«Amazônia, por ser uma floresta úmida, não pega fogo…»

L’Amazonie étant une forêt humide, elle ne peut pas prendre feu !…

À Brumadinho (MG) – une petite municipalité dont le nom a fait le tour du monde après la rupture du barrage de Vale S.A. qui a fait 270 morts en 2019 – une zone convoitée par la même compagnie minière, mais aussi par une entreprise de construction, a été occupée par des autochtones Kamakã Mongoió.

La « reprise », du verbe reprendre (c’est-à-dire la terre qui a été occupée à nouveau par le peuple dont l’occupation était la première connue) se trouve dans la région de Córrego de Areia et porte le même nom que le groupe ethnique qui l’organise. Il s’agit de l’une des réoccupations les plus récentes parmi les nombreuses qui se déroulent régulièrement à travers tout le pays.

Ceux qui disent que l’année 2021 est marquée par une intensification des attaques contre les peuples indigènes du Brésil ne se trompent pas. L’exploitation minière progresse en Amazonie. Un rapport du CIMI révèle une augmentation de 61 % des meurtres d’autochtones au cours de la seule année 2020, et les processus de démarcation sont paralysés par le gouvernement Bolsonaro.

« Même si nous gagnons au tribunal, cela ne signifie pas que le problème sera résolu ». Ces mots viennent du cacique Babau Tupinambá, du village de Serra do Padeiro de la terre indigène Tupinambá de Olivença, dans le sud de Bahia. Le leader prend pour exemple la situation vécue par les peuples Yanomami et Munduruku pour mener une réflexion plus large sur ce que les peuples autochtones peuvent attendre des autorités étatiques.

La Commission interaméricaine des droits de l’homme se réunit et entend une dénonciation des attaques contre les peuples autochtones au Brésil 

En mai de cette année, le ministre du Tribunal suprême fédéral (STF), Luís Barroso, a ordonné au gouvernement d’expulser immédiatement les envahisseurs miniers de sept terres indigènes de la région amazonienne. Mais la décision du STF a été ignorée par le gouvernement fédéral dirigé par Bolsonaro. « Quand les décisions judiciaires sont contre nous, elles arrivent sur le champ. Lorsque la situation nous est favorable, il leur est très difficile de s’exécuter », résume M. Babau.

En outre, des initiatives visant à retirer les droits des autochtones circulent dans les couloirs de chacun des trois pouvoirs institutionnels à Brasilia. Parmi eux, le PL 191/2020, qui autorise l’exploitation minière et la construction de barrages hydroélectriques sur les terres autochtones, et le PL 490/2007, qui restreint les démarcations foncières.

Ces attaques contre les peuples autochtones cette année 2021, ont mobilisé plus de 6 000 autochtones de tout le pays. Ils ont campé devant la Cour suprême pendant des semaines.

À défaut de faire flancher Jair Bolsonaro et son gouvernement, ils ont au moins alerté la communauté internationale.

Dans le dernier recensement de l’IBGE – Institut brésilien de l’économie et des statistiques, en 2010, il y avait 817 693 indigènes au Brésil, dont 502 783 vivent dans les zones rurales et 315 180 dans les zones urbaines.

Rappel : pendant sa campagne électorale, Bolsonaro a qualifié les Amérindiens… d’immigrés !

Sources : CNN Brasil, Brasil de Fato, Reuters.

Deuxième bataille du Río de la Plata

L’Uruguay se déchire sur le sort d’un aigle de bronze nazi. 

L’histoire a commencé en décembre 1939, à l’occasion de la seule bataille qui a eu lieu en Amérique du Sud durant la Seconde Guerre mondiale, dans l’estuaire du Río de la Plata…

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Des Nouvelles du Brésil

« Omne solum forti patria »

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