Les actualités aux Amériques

Brésil, Guyane, Chili, Argentine, Bolivie, Venezuela, Surinam, Guyana, Colombie, Mexique, USA, Canada, Pérou… Antilles…

 

Brésil : les femmes à la pointe de la lutte contre l’extrême droite, elles seront dans la rue le 27 septembre

Ce sont les femmes brésiliennes qui ont pris la tête de la fronde contre l’extrême droite et en particulier contre son candidat qui fait la course en tête pour le premier tour des présidentielles, dans une campagne qui n’a jamais été aussi violente, depuis le retour de la démocratie. Un groupe Facebook a été créé et il compte plus de 2,5 millions de membres. Le site a été plusieurs fois piraté.

Des meetings et rassemblements sont appelés par ce groupe à São Paulo et à Rio de Janeiro pour le 27 septembre. Avec le slogan elenão (pas lui !) qui déjà s’est transformé en un #elenão sur Twitter.

Ce sont bien sûr les propos misogynes de J. Bolsonaro, nostalgique de la dictature, mais aussi le fait qu’il veut plus de répression et une libre circulation des armes. Ces femmes, pour la plupart mères de famille, savent qu’au Brésil la violence appelle la violence. Les jeunes des quartiers défavorisés et des favelas payent un lourd tribut dans des règlements de compte, face à la police et aussi du fait de balles perdues qui font chaque année des centaines de victimes dans des fusillades meurtrières. La page Facebook n’est plus accessible pour l’instant, depuis le 16 septembre. « On leur a fermé leur gueule à ces salopes ! », commentaire d’un des soutiens de Bolsonaro…

Venezuela : un navire-hôpital chinois vient apporter une aide médicale gratuite sous escorte militaire

À son retour de Pékin, Maduro avait annoncé la semaine dernière, un accord pour porter à un million de barils/jour les exportations de pétrole vers la Chine, pour un investissement de 5 milliards de dollars. Pékin est un des principaux alliés et créanciers du Venezuela, qui a reçu quelque 62 milliards de dollars de prêts du géant asiatique au cours des dix dernières années, principalement en échange de pétrole. On apprenait ce week-end qu’un bateau-hôpital chinois équipé de 500 lits, 35 unités de soins intensifs et 12 salles d’opération. Il est arrivé samedi, sous escorte militaire dans le port de La Guaira, à environ 40 km de Caracas.

 

Brésil : arrestation d’un Libanais suspecté de financer le Hezbollah

Assad Ahmad Barakat, un Libanais de 51 ans, accusé de financer le Hezbollah en blanchissant de l’argent dans des casinos à la frontière entre le Brésil, l’Argentine et le Paraguay, a été arrêté à Foz de Iguaçu, a annoncé la Police fédérale brésilienne. Inscrit depuis 2006 par le département du Trésor américain sur une liste de personnes soupçonnées de financer le Hezbollah, Assad Ahmad Barakat était « sous le coup d’un mandat d’arrêt de la justice paraguayenne pour faux et usage de faux », précise un communiqué de la Police fédérale brésilienne, ajoutant que “son emprisonnement a été autorisé par la Cour suprême du Brésil le 19 septembre ».

Le Chili refuse de négocier sa frontière avec la Bolivie

Le territoire chilien ne fera l’objet d’aucune négociation avec la Bolivie, a déclaré le ministre des Affaires étrangères du Chili, Roberto Ampuero, à une dizaine de jours d’une décision de la Cour internationale de justice (CIJ) sur une demande d’accès à la mer déposée par La Paz. La Bolivie a perdu son accès à la mer à l’issue d’une guerre de quatre ans contre le Chili en 1883. Elle avait alors été amputée de 120 000 km2 de territoire et 400 km de côte.

L’Organisation des Etats américains pense à renverser Maduro

En ce qui concerne une intervention militaire visant à renverser le régime de Nicolas Maduro, je pense que nous ne devons exclure aucune option, a déclaré  le secrétaire général de l’Organisation des Etats d’Amérique (OEA), Luis Almagro, dans la ville de Cúcuta, principal point d’entrée des Vénézuéliens en Colombie, près de la frontière avec le Venezuela. Le dirigeant de l’OEA, que le président vénézuélien, Nicolas Maduro, accuse d’«ingérence», a soutenu sa déclaration en faisant état de «violations des droits de l’homme» et de «crimes contre l’humanité» commis, selon lui, par le gouvernement vénézuélien contre son peuple. «Devant la souffrance des gens, devant l’exode» de la population «qu’il (le gouvernement vénézuélien) a provoqué, des actions diplomatiques doivent tout d’abord être menées, mais nous ne devons exclure aucune (autre) action», a-t-il ajouté.

Élections brésiliennes : mode d’emploi

Dans le cadre d’élections générales (sénateurs, députés locaux et députés fédéraux), l’élection présidentielle aura lieu au Brésil les 7 et 28 octobre prochains. Il s’agit d’un scrutin uninominal majoritaire. Le vote est électronique à partir de bureaux de vote physiques. Il est obligatoire, mais il existe de nombreuses dérogations. Les candidats sont identifiés par leurs noms et par des numéros de deux à six chiffres dont les deux premiers sont attribués à chaque parti. Par exemple le PT a le numéro 13, le PMDB le 15, le PSB le 40, etc. Individuellement, les candidats à la présidentielle n’ont que deux chiffres, l’identifiant du parti au nom duquel ils concourent. Les candidats à la députation fédérale ont cinq chiffres, par exemple 40 555 ou 13 333. En règle générale les candidats au niveau fédéral sont choisis sérieusement, mais aux niveaux locaux c’est parfois assez folklorique, surtout pour les candidats hors partis. C’est un peu chacun tente sa chance à la loterie ! Les partis passent des alliances en formant des blocs. Il arrive que des alliances locales contredisent des alliances nationales. En règle générale, la campagne présidentielle est relativement calme, mais cette année il y a eu de nombreux dérapages. La caravane du PT a été attaquée à balles réelles par des inconnus. Plus grave encore (pour le type d’attaque et politiquement), le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, a été victime d’un attentat à l’arme blanche en plein meeting. L’auteur est un illuminé qui affirme avoir agi sur ordre de… Dieu. Le candidat, que l’on croyait blessé superficiellement, a tout de même passé une semaine en soins intensifs. Il est toujours hospitalisé. Tous les autres candidats ont déploré cette attaque et ont même momentanément suspendu leur campagne.

À noter que les candidats présidentiables ont un âge moyen de 60 ans. En majorité des hommes blancs.

Fernando Haddad, 55 ans, gauche

Pour l’instant, les sondages sont contradictoires. Mais on peut dégager quatre ou cinq noms. Outre J. Bolsonaro, il y a Fernando Haddad (le remplaçant de Lula) qui grimpe fortement dans les sondages. Il serait crédité de 30 à 32 %, attention comme d’habitude au Brésil, c’est un chiffre à prendre avec des pincettes. Jusqu’à aujourd’hui, il était inconnu par un bon tiers des Brésiliens. L’ancien maire de São Paulo est un universitaire issu d’une famille libanaise très aisée (commerce en gros de textiles). Membre du PT depuis 1983, il fut ministre de l’Éducation de Lula puis de Dilma Rousseff de 2005 à 2012. Son bilan est très mitigé. Maire de São Paulo en 2012, il est sorti dès le premier tour quatre ans plus tard. Le 11 septembre 2018, il est désigné candidat par le Parti des travailleurs, le Tribunal supérieur électoral ayant rejeté la candidature de Lula dont Haddad aurait dû être le vice-président. Il vient d’être mis en accusation pour des faits présumés de corruption liés à sa campagne des municipales de 2012. Il peut bénéficier de la stature de Lula, même s’il est loin d’en avoir le charisme.

Jair Bolsonaro, 63 ans, extrême droite

Le Trump des tropiques serait au second tour, mais battu par n’importe quel autre candidat. Le directeur de la société d’études d’opinion Atlas Político, interrogé par El País Brasil, affirme qu’il ne peut guère faire plus de 26 % au deuxième tour. Il faut dire que ce candidat, nostalgique de la dictature militaire, lui-même capitaine de réserve, est l’auteur de nombreuses déclarations choquantes. Il avait par exemple déclaré à la télévision qu’il ne risquait pas (sic !) d’avoir un fils homosexuel ou en couple avec une femme noire, parce que ses enfants ont été « très bien éduqués ». À propos des armes à feu : supprimer la régulation mise en place par Lula et permettre une circulation la plus libre possible des armes. On imagine aisément les conséquences dramatiques dans un pays comme le Brésil où la violence est déjà une très importante préoccupation. Par ailleurs, pour lui, l’armée fait office d’institution modèle. Il a choisi un général comme vice-président. Ce dernier, Antônio Hamilton Mourão, avait déclaré en septembre 2017 que si la justice ne pouvait régler le problème de la corruption, ce serait à l’armée d’intervenir. Bolsonaro, en affichant sa foi, s’attire le soutien des évangéliques les plus réactionnaires. Son expression favorite est : « à fusiller ! ». C’est tout dire…

Marina Silva, 60 ans, écologiste

Marina Silva, écologiste (elle est la veuve de Chico Mendes) a été ministre de l’Environnement de Lula durant son premier mandat (2003). La déforestation a ralenti de 48 % sur ses 5 ans au ministère, tendance confirmée par une baisse de 54 % les cinq années suivantes. Le problème est qu’elle perd en popularité (autour de 10 %) car elle est de moins en moins audible. Elle est opposée à l’avortement (en tant qu’évangélique acharnée) et plaide pour un rapprochement avec les États-Unis. Elle se présente pour la seconde fois. En 2010, elle avait réuni 19,33 % des suffrages exprimés. En 2014, elle avait échoué à réunir les signatures nécessaires à la création de son parti et à sa candidature à l’élection présidentielle.

Ciro Gomes, centre gauche, 61 ans

Ciro Ferreira Gomes est l’outsider de cette élection. On l’appelle par son premier prénom. Il a derrière lui (il a la soixantaine) une déjà longue carrière politique, mais pas en continu. Universitaire internationalement reconnu, il a fait plusieurs allers-retours entre l’Université de Harvard, la politique et le secteur bancaire. Il a été ministre des Finances dès 1994 d’un gouvernement de centre droit puis ministre de l’intégration nationale de Lula lors du premier mandat de celui-ci. Son fief est le Ceará (il fut maire de Fortaleza), il est passé du centre droit à la sociale démocratie. Aujourd’hui il se présente sous les couleurs du Partido Democrático Trabalhista, parti de gauche dont le logo est la… rose au poing, réplique de celle du parti socialiste français. Le PDT est membre de l’Internationale socialiste. Certains sondages le voient au second tour. Dans ce cas de figure, face à Bolsonaro ou même Haddad, il sortirait vainqueur de cette élection.

Geraldo Alckmin, 65 ans, droite

Les autres candidats, dont Geraldo Alckmin, médecin, gouverneur de São Paulo (PSDB-Droite) qui fait l’objet depuis 2017 d’une enquête judiciaire pour corruption, n’arrivent pas à émerger. À 65 ans, le gouverneur de l’État de São Paulo depuis 2011, s’est déjà présenté à l’élection présidentielle de 2006 où il avait remporté 39,17 % des voix au deuxième tour, face à Lula. Il serait crédité de 9 à 11 %. À noter que son électorat s’était érodé entre les deux tours en 2006 perdant deux points. Il a été désigné comme candidat par le PSDB le 4 août 2018.

MAIS… tout est possible ! et faire un pronostic aujourd’hui est quasi impossible. Toutefois, plusieurs observateurs craignent le pire scénario : Bolsonaro, s’il poursuit sa campagne, pourrait se positionner en martyre, aidé en cela par ses relais évangéliques et du coup arriver en position de force au second tour. À noter que la Globo (la grande chaîne privée de télévision) soutient activement les candidats de droite et principalement Geraldo Alckim. Vendredi soir, lors de l’entretien en direct au Journal national avec Fernando Haddad, le journaliste vedette, William Bonner, a parlé durant 16 minutes sur… 27 minutes d’émission ! L’éditorialiste Ricardo Miranda a relevé plus de 70 interruptions plutôt agressives de la part de Bonner et de sa consœur Renata Vasconcellos contre Haddad !

Meurtre de Marielle Franco à Rio : analyse de 40 000 pages de données téléphoniques

Les meurtres de la militante féministe Marielle Franco et de son chauffeur le 14 mars dernier dans les rues de Rio de Janeiro auraient été orchestrés par des politiciens. C’est ce qu’avait déjà laissé entendre le ministre brésilien de la Sécurité publique, Raul Jungmann. Toutefois, ce double assassinat est encore un mystère pour la police civile de Rio de Janeiro. Et l’enquête piétine. Au début 30 enquêteurs travaillaient sur cette affaire, ils ont été réduits à 10 pour revenir ces derniers jours une vingtaine. Malgré ce manque criant de moyens et de personnels, la police s’est attelée à une tâche fastidieuse, mais peut-être payante : analyser au moins 40 000 pages de données provenant de téléphones portables ! Mais les enquêteurs dénoncent de nombreuses fuites qui auraient contribué à la disparition d’éléments de preuves. On sait cependant qu’au moins un conseiller municipal de Rio est mêlé à cette sordide affaire. Il aurait été le donneur d’ordre à la milice d’un certain Araújo.

Brésil : reprise des importations de cacao sénégalais

Des hommes d’affaires brésiliens saluent la reprise des exportations du cacao ivoirien vers leur pays. Une délégation brésilienne comprenant des broyeurs et des transformateurs intervenant dans la chaîne de production du cacao ont exprimé, jeudi, leur reconnaissance au gouvernement ivoirien pour les efforts accomplis en vue de la reprise des exportations de cacao ivoirien vers le Brésil. Depuis 2013, le Brésil avait suspendu les importations de fèves de cacao de Côte d’Ivoire après la découverte d’une cargaison infectée par des insectes. Ces importations ont repris depuis le mois de juillet dernier après la mise en place de nouvelles procédures.

Chili : le parlement autorise le changement de genre dès 14 ans

Les députés chiliens ont adopté une loi autorisant le changement de nom et de genre dès 14 ans avec une autorisation parentale. Le texte, qui a recueilli 95 voix pour et 46 contre, avait déjà reçu le feu vert des sénateurs début septembre. Ses mêmes sénateurs qui, pourtant, avaient repoussé une proposition de loi autorisant l’avortement. Le texte concernant les transgenres prévoit que les majeurs puissent changer de nom et de genre à l’état civil, tandis que les adolescents de 14 à 18 ans devront être accompagnés d’un représentant légal pour effectuer cette démarche. En l’absence de représentant légal, ils pourront néanmoins faire appel à un juge. La loi doit encore être promulguée par le président de droite Sebastian Piñera, et des parlementaires conservateurs n’écartent pas de saisir le Tribunal constitutionnel.

Brésil : Bolsonaro de nouveau en soins intensifs

Le candidat d’extrême-droite à la présidentielle Jair Bolsonaro, poignardé à l’abdomen il y a une semaine lors d’un meeting, a été reconduit en soins intensifs après avoir subi une nouvelle opération d’urgence. Le candidat d’extrême droite, 63 ans, a été opéré pour la deuxième fois en sept jours en raison d’une « occlusion de l’intestin grêle » provoquée par une « bride intestinale », a précisé l’Hôpital israélite Albert-Einstein dans son dernier bulletin de santé. Selon l’établissement, l’intervention chirurgicale s’est bien passée et a duré deux heures. « Le patient a présenté une bonne évolution après l’opération et se trouve actuellement en soins intensifs ».

Brésil : Augmentation de la dette des ménages

L’avancée du crédit aux particuliers a été considérée comme un indicateur positif, notamment au premier trimestre 2018, mais il présente également un aspect inquiétant. En effet, de plus en plus de ménages s’endettent en fait pour payer… leurs dettes ! Car bien qu’il existe une relation de cause à effet entre l’augmentation de l’offre de crédit et l’augmentation de la consommation, il semble que l’intention d’achat donne lieu à d’autres objectifs dans la reprise de l’endettement des ménages. Les chiffres de la Banque centrale (BC) sur le crédit bancaire montrent que le taux d’endettement des ménages, hors financement du logement, a diminué au cours de l’année 2017. Mais en janvier, toutefois, l’indicateur a encore augmenté chaque mois et en mai, le dernier chiffre connu a atteint 23,3 % du revenu accumulé en 12 mois, le plus haut niveau depuis 14 mois. Selon une enquête de juillet, près d’un Brésilien sur deux a eu recours à un découvert bancaire, l’un des contrats de prêt les plus chers du marché. Les taux peuvent atteindre… 66 % par an !

Bolivie : Accès à la mer, décision de la CIJ le 1er octobre

La Cour internationale de justice (CIJ) va rendre le 1er octobre sa décision sur la demande d’accès à la mer de la Bolivie, refusée par le Chili depuis plus d’un siècle. Ce différend, qui mine les relations entre les deux pays sud-américains sera tranché lors « de l’audience qui aura lieu le lundi 1er octobre 2018, au Palais de la Paix, à La Haye”, selon le ministère des Affaires étrangères chilien. La Bolivie est devenue enclavée après avoir perdu son accès à la mer à l’issue d’une guerre de quatre ans contre le Chili en 1883. Elle avait alors perdu 120 000 km2 de territoire et 400 km de côte. Les deux pays s’affrontent également sur un litige fluvial : la Bolivie conteste au Chili l’exploitation du fleuve frontalier Silala.

États-Unis : malgré la croissance, la pauvreté s’incruste dans le pays

Aux États-Unis, les inégalités sont toujours très grandes, selon le Bureau américain des statistiques. Pourtant la croissance est au beau fixe à 4% et le taux de chômage est à moins de 4%. Pour l’association Community Service Society (New-York) : « Près d’un New-Yorkais sur cinq est pauvre. Et être pauvre c’est gagner très peu d’argent. Pour une famille de quatre enfants, c’est gagner moins de 18 000 euros par an. C’est un revenu vraiment bas pour une famille à New York où le coût de la vie est très élevé. Les enfants, les jeunes et les personnes âgées sont les plus touchées. Les travailleurs pauvres, eux, et il y en a plus de 300 000 ici, ont beau avoir un emploi et travailler, ils n’arrivent pas à s’en sortir. Et il faut savoir qu’aux États-Unis le taux de pauvreté est le même dans tout le pays. »

Pérou: prison à perpétuité pour dix dirigeants du Sentier lumineux

Un tribunal péruvien a condamné mardi à la prison à perpétuité dix dirigeants de la guérilla maoïste péruvienne du Sentier lumineux, dont son chef historique Abimael Guzman, âgé de 83 ans et qui purge déjà une peine à vie, pour un attentat qui avait fait 25 morts en 1992. Les ennemis du Pérou doivent rester incarcérés en permanence, a tweeté le président péruvien Martin Vizcarra.

Argentine: Le peso rechute !

C’est un cauchemar pour les Argentins. La monnaie nationale n’en finit plus de baisser. Cette semaine, elle aura perdu quasiment 7 % face au dollar US. Il s’était pourtant légèrement repris la semaine précédente. Depuis avril, l’Argentine est secouée par une crise monétaire qui a fait perdre à la devise plus de 50 % de sa valeur. Pour stabiliser une économie fragile, le gouvernement argentin (Macri-droite) s’est tourné vers le FMI qui lui a attribué en un prêt de 50 milliards de dollars sur trois ans. D’ailleurs, les négociations se poursuivent entre l’Argentine et l’institution financière à Washington, Buenos Aires espérant obtenir un déblocage anticipé des fonds pour enrayer l’effondrement du peso. Dans la rue, les manifestations se multiplient. Jeudi, ce sont les enseignants qui ont manifesté pour leurs salaires, laminés par une inflation qui va dépasser les 40 % cette année pour 2018. Les syndicats envisagent d’avancer la date d’une grève générale initialement prévue pour le 25 septembre. Des pillages de supermarchés ont été constatés dans deux provinces du pays.

Costa Rica : Grève et blocages

Plusieurs axes routiers ont été bloqués au Costa Rica, notamment à l’approche de l’aéroport de la capitale. Parallèlement une grève illimitée (elle en est à son cinquième jour) contre un projet de réforme fiscale paralyse encore un peu plus ce petit pays.

A ceci s’ajoute une crise universitaire, étudiants et professeurs défendant leur autonomie.

Le plus long blocage routier a été enregistré, jeudi, dans la commune de Barranca (Pacifique central). D’autres tronçons ont été coupés plus brièvement, notamment autour de l’aéroport Juan Santamaria de San José, sur plusieurs ponts ou près de la frontière nicaraguayenne.

Dans la ville caribéenne de Limon, et dans le port de Moin, par lequel transite la majeure partie du commerce extérieur du pays, des violences ont éclaté dans la nuit de mercredi à jeudi, et huit policiers ont été blessés. Des pillages et des actes de vandalisme ont également eu lieu.

La réforme cherche à contenir le déficit public, qui en 2017, a atteint 6,2 % du PIB et pourrait atteindre 7,2 % en 2018 sans nouvelles recettes.

Le tourisme est la principale source de revenu de ce petit pays d’Amérique Centrale. Sous l’impulsion du président de la République qui a décrété la paix à la nature, le Costa Rica est devenu pionnier de l’écotourisme

Guyane:

Léon Bertrand définitivement condamné

La Cour de cassation a validé mercredi 12 septembre la condamnation de Léon Bertrand à 3 ans de prison et 3 ans inéligibilité plus 80 000 € d’amende. La cour de cassation a donc rejeté le pourvoi de l’ancien ministre de Jacques Chirac. Risque-t-il pour autant d’aller immédiatement en prison ? Le mandat de dépôt n’a pas été suivi, à ce jour, de mandat d’arrêt. Ce sera donc à la justice de décider, note Véronique Bedz sur le site de Guyane 1 (France Info). Léon Bertrand va certainement saisir la Cour européenne des droits de l’homme. Saisie non suspensive.

Brésil : le candidat d’extrême droite désormais en tête des intentions de vote

Le député d’extrême Jair Bolsonaro est en tête des intentions de vote pour les élections présidentielles d’octobre, avec 24 % des voix. C’est un sondage publié au début de cette semaine qui révèle ces chiffres. Il gagne 2 points par rapport au dernier sondage réalisé le mois dernier. Le centriste Ciro Gomez arrive en deuxième position avec 13 % puis la pseudo écologiste évangélique Marina Silva, qui a perdu cinq points, est seulement créditée de 11 %. Bolsonaro réputé pour ses dérapages homophobe et misogyne a été victime d’un attentat à l’arme blanche lors d’un meeting.

 

Brésil : Bras de fer entre des anti chasse à la baleine

Les pays chasseurs et protecteurs des baleines ont entamé lundi au Brésil lors d’une réunion annuelle de la commission baleinière internationale une confrontation tendue. Le Japon espérant réexaminer le moratoire sur la chasse aux cétacés qui datent de 1986. Le ministre brésilien de l’Environnement a déclaré à l’ouverture que : « l’heure était venue d’avancer et non de reculer », avant de rappeler aux délégués « de donner une impulsion décisive en direction de la préservation des cétacés ». La Norvège et l’Islande sont les seuls pays à pratiquer ouvertement la chasse commerciale des baleines. Tokyo, de son côté, tente de prouver que la population des baleines est assez importante pour supporter une reprise de la chasse commerciale.

 

Un Colombo-Américain entre au capital du domaine viticole Petrus

L’actionnaire milliardaire Alejandro Santo Domingo d’un géant de la bière, prend 20 % du capital du vignoble propriétaire d’un cru mythique. Le domaine Petrus. Alejandro Santo Domingo aurait déboursé 200 millions d’euros.

Le plus célèbre cru bordelais qui se situe à Pomerol ne compte que 11 ha et demi de vignes, cette rentrée au capital le valorise à plus d’un milliard d’euros selon les experts. Ce milliardaire colombo-américain est notamment actionnaire du leader mondial belgo-brésilien de la bière AB InBev.

Brésil : Lula renonce

Brésil : Lula va renoncer à la présidentielle. L’ancien chef de l’État doit désigner Fernando Haddad, l’ancien maire de Sao Paulo, comme candidat de son parti. Lula va mettre fin ce mardi 11 septembre à sa bataille juridique pour obtenir le droit de se présenter à l’élection présidentielle d’octobre. Selon le Jornal do Brasil, les avocats de l’ancien président ont déposé, hier lundi 10 septembre, une demande auprès du Tribunal suprême fédéral afin de prolonger le délai dont dispose le PT pour remplacer Lula en tant que candidat. Le sursis donné par le Tribunal doit expirer aujourd’hui. Dans le même temps, ce même mardi, la Cour suprême doit se prononcer sur une plainte contre le candidat d’extrême droite (J. Bolsonaro) pour racisme.

Argentine : Un Français porté disparu depuis plus d’un mois

Il a fait le tour du monde. Ce Français de 32 ans est porté disparu depuis le 9 août en Argentine. Selon les proches du jeune homme originaire d’Aussonne, près de Toulouse, l’ambassade à Buenos Aires et les consulats sont alertés et les autorités locales ont commencé des recherches. « La dernière fois qu’il a été vu, c’était à San Isidro de Iruya le 9 août dernier », explique Christophe Grèzes, l’un des amis d’enfance de Mathieu Martin. Adepte des voyages au long cours, ce Toulousain était parti visiter le nord de l’Argentine. « Il a voyagé partout, en Afrique, au Liban où il avait eu des soucis. Jamais il ne nous a laissés sans nouvelles aussi longtemps », a dit la mère de Mathieu Martin à La Dépêche.

Guyane : une milice prétend faire le travail des gendarmes et policiers…

Zone de non-droit, la Guyane ? En tout cas une milice veut faire le travail des forces de l’ordre au su et au vu de tous, avec l’approbation d’une partie de la population qui pointe l’incurie des autorités locales et nationales.

A lire sur mon blog en accès libre (Médiapart).

Photos: Captures d’écran de France Guyane et Guyane 1ère via GuyaneActu

La Californie s’engage pour une énergie «100% propre»

Les Etats-Unis se sont retirés de l’accord de Paris sur le climat mais la Californie, rebelle, entend bien poursuivre ses objectifs. L’Etat le plus opposé à Donald Trump s’est engagé à produire 100% d’énergie propre d’ici 2045. Le gouverneur Jerry Brown a ratifié ce lundi la loi validant cet engagement. (RFI)

Nicaragua: sur France 24, Ortega se dit «prêt à discuter avec Trump»

Depuis le mois d’avril, plus de 300 personnes ont été tuées et 2 000 blessées au Nicaragua. Un mouvement de protestation qui avait commencé contre une réforme de la sécurité sociale, et dont les violences ont été majoritairement attribuées à des milices proches du pouvoir. Dans une interview exclusive à la chaine France 24, Daniel Ortega est revenu sur la crise que traverse son pays et s’est dit, notamment, « prêt à discuter avec Donald Trump ». Il repondait aux questions de Marc Perelman.

Notamment sur le récent rapport, accablant, du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU sur les violations des droits humains survenues au cours des manifestations entre le 18 avril et le 18 août. Le rapport de l’ONU fait notamment état d'”exécutions extrajudiciaires”, de “disparitions forcées” ou encore de “torture et mauvais traitements”. Le président Ortega dénonce un “rapport politique” et affirme que l’organisme onusien est aux ordres de Washington. 

Commerce : Le nouveau président du Mexique veut que le Canada soit dans le nouvel accord nord-américain

Le nouveau président du Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador (surnommé AMLO), a souhaité que le Canada se joigne au nouvel accord de libre-échange que les États-Unis et le Mexique viennent de conclure.

« Il est important que le gouvernement du Canada soit appelé, à se joindre à l’accord, pour que l’Accord de libre-échange nord-américain soit maintenu », a déclaré M. Lopez Obrador à la presse à Tuxtla Gutierrez, une ville du sud du Mexique. « Cela nous intéresse beaucoup que ce soit un traité de trois pays » a-t-il insisté, exprimant le souhait que l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna) se maintienne « comme il a été conçu ».

Lopez Obrador (gauche), qui prendra ses fonctions le 1er décembre, succédant au président Enrique Peña Nieto, a appelé le Premier ministre canadien J.Trudeau à se joindre aux négociations. Les négociateurs des États-Unis et du Mexique sont parvenus à un accord et ils appellent maintenant le Canada à entrer en pourparlers. Dans ses déclarations à la presse, AMLO s’est réjoui de l’accord conclu avec les États-Unis, car, a-t-il dit, « il donne une stabilité économique et financière » au Mexique.

Le président élu a souligné que le nouvel accord stipule « que le Mexique est un pays souverain y compris dans le domaine énergétique » ce qui était l’un des thèmes centraux de sa campagne électorale.

« Dans le domaine énergétique, il nous appartient seulement à nous les Mexicains de décider ce que nous voulons faire en ce qui concerne la gestion et l’administration de nos ressources naturelles », a-t-il ajouté.

De son côté D. Trump s’est félicité à propos d’un texte qu’il trouvait « désastreux » à son arrivée à la Maison-Blanche. Il a ajouté qu’il allait très prochainement appeler J. Trudeau.

Brésil : toujours plus de morts violentes

Le taux de morts violentes au Brésil a atteint 30,8 pour 100 000 habitants. Près de 64 000 de personnes sont décédées l’année dernière. C’est une triste hausse de 3 % sur les douze derniers mois. Les critères des morts violentes sont l’homicides volontaires, le vol qualifié tournant mal, les blessures corporelles suivies de mort, les décès de policiers lors d’affrontements et les décès résultant d’interventions de la police.

Selon le 12e Annuaire brésilien de la sécurité publique, les États les plus violents sont Rio Grande do Norte, Acre et Ceará (capitales, Rio Branco, Fortaleza et Belém). Cela place le Brésil parmi les pays les plus violents au monde derrière El Salvador, le Honduras, le Venezuela, la Jamaïque et Trinité-et- Tobago. Aux États-Unis, par exemple, le taux n’était que de 4,9 et dans l’Union européenne seulement de 1. Parmi les pays les plus proches, la situation n’est pas encourageante : le taux en Argentine est de 6,5, au Mexique, 16,3.

La sécurité publique est une question prioritaire lors des élections d’octobre, car les taux de mortalité dans le pays ne font qu’augmenter. Et les candidats s’appuient sur le thème pour obtenir des votes, comme le député Jair Bolsonaro (extrême droite).

Guyane : Le préfet jette l’argent par les fenêtres à chaque expulsion !

C’est le site Streetpress qui a soulevé le lièvre. La presse locale a été muette comme une carpe sur cette affaire. Il est vrai qu’on la sait courageuse comme un mouton paresseux déprimé !

« C’est la nouvelle idée de génie de la préfecture de Guyane. Pour expulser des sans-papiers vers le Guyana, un pays à plusieurs centaines de km, la préfecture a décidé de louer des hélicoptères privés. À 4 600 euros pour 1 h 30 de voyage, l’addition est salée », écrit Theo Englebert.

Le journaliste prend le cas d’un ressortissant du Guyana nommé Carl (prénom d’emprunt) : « Le 20 juillet, c’est le grand départ pour Carl. À 13 h, heure de Cayenne, le jeune homme entame le voyage retour vers le Guyana, son pays d’origine, bien escorté par trois policiers de la police aux frontières (PAF). Quelques jours plus tôt, le juge a décidé de son expulsion. Son voyage retour, Carl va d’abord le faire en hélicoptère jusqu’à Paramaribo, la capitale du Surinam, pays qui partage donc des frontières terrestres avec la France. Avant de prendre un avion de ligne à destination de Georgetown, la capitale du Guyana. Pour l’expulser, la police a loué un hélicoptère auprès d’une société privée installée en Guyane, Heli Cojyp. Montant de l’opération ? 4.600 euros, d’après des devis que StreetPress a pu consulter. Adressés directement à la PAF, la facture comprend le transport du sans-papiers et de trois policiers jusqu’à bon port… ainsi que le voyage retour ».

La Guyane est réputée, malheureusement, et ses habitants le savent pour recevoir des hauts fonctionnaires assez borderline. Le précédent préfet a été fortement critiqué pour n’avoir ni anticipé les mouvements sociaux du printemps 2016 ni compris leur ampleur. Il est d’ailleurs fortement critiqué encore aujourd’hui pour son incompétence face à l’orpaillage illégal. Celui-ci jette carrément l’argent par les fenêtres obnubilée qu’il est à faire du chiffre. Faire du chiffre ! Une expulsion par hélicoptère !

C’est début juin que, pour la première fois, qu’une ordonnance d’expulsion propose pour la de renvoyer des sans-papiers guyaniens par hélicoptère. Depuis, seules deux expulsions ont été menées à terme. Celle de Carl le 20 juillet, et celle d’un autre ressortissant guyanien le 23. Toutes deux ont d’abord été réalisées dans un appareil appartenant à Heli Cojyp, pour le même tarif de 4600 euros. « [À Paramaribo] Les autorités surinamaises ont gardé les gars et on les transfère ensuite vers Georgetown », prolonge Willy Ranguin, délégué pour le syndicat de police Unité SGP-Police.

Le site précise : « Contactées par StreetPress, ni la préfecture de Guyane ni la société Heli Cojyp n’ont donné suite à nos demandes d’interviews ».

 

L’article complet de Theo Englebert sur StreetPress

Survival International

Peuples non contactés

Regardez le film avec Gillian Anderson et Mark Rylance

Brésil: La FUNAI a repéré un Amérindien vivant seul dans la forêt depuis 22 années

Au Brésil, il existe une agence gouvernementale chargée des dossiers liés aux peuples autochtones (Amérindiens), la FUNAI (Fundação Nacional do Índio) dont, malheureusement, les moyens alloués ont considérablement baissé depuis que la droite est au pouvoir. Toutefois, ses fonctionnaires travaillent d’arrache-pied afin de protéger au mieux les derniers indigènes vivant essentiellement dans le nord du Brésil (Amazone, Maranhão, Amapá, Pará). La fondation a relancé le débat sur la protection de la forêt amazonienne et des tribus isolées en diffusant des images d’un homme qui vit en solitaire depuis la mort de ses proches, il y a 22 ans.

Des images montrent un homme aux cheveux longs jusqu’aux genoux et portant un pagne. Une équipe qui le suit affirme toutefois que la plus récente preuve de son existence remonte à mai dernier (2018), selon Radio-Canada.

Altair Algayer, coordonnateur de l’équipe de la FUNAI travaillant sur les tribus isolées, mentionne que la Fondation hésitait à diffuser la vidéo, puisqu’il était impossible de demander le consentement de l’indigène. M. Algayer estime toutefois que de telles images permettent de conscientiser la population à l’importance des obstacles que doivent surmonter ceux qui cherchent à demeurer éloignés de la civilisation occidentale. « Je crois qu’en diffusant ces images, cela montre d’abord que l’homme existe ; il y a plusieurs personnes, entre autres des politiciens régionaux, qui espèrent mettre la main sur ses terres pour en tirer de l’argent. »

« Dans les années 1980, la colonisation désordonnée, la construction de fermes et la coupe d’arbres illégale dans l’État de Rondonia (nord-ouest) ont entraîné des attaques répétées contre les peuples indigènes isolés qui y vivaient jusqu’à maintenant, dans le cadre d’un processus constant d’expulsion de leurs terres et de mort », a de son côté fait savoir la Fondation par voie de communiqué. L’agence estime que l’homme indigène, surnommé « l’Indien du trou » en raison de trous creusés pour la chasse, vit seul depuis qu’une attaque de fermiers, en 1995, a entraîné la mort des autres membres de son groupe de six personnes, le laissant seul survivant de sa tribu.

Le Brésil compte plusieurs peuples « isolés » dont les terres, comme la plupart de celles de groupes autochtones, sont de plus en plus menacées, dans un contexte où la course aux ressources de l’Amazonie se poursuit.

En 2017, 71 personnes ont été tuées dans des conflits territoriaux, du jamais vu depuis 2003, selon la Commission des terres pastorales, qui surveille les actes de violence.

Altair Algayer et son équipe continuent de surveiller l’indigène à distance. Ils lui ont entre autres récemment laissé des outils et des semences, qui ont ensuite été utilisés pour assurer la subsistance de cet homme isolé de tout.

Génocide

Des peuples non contactés entiers sont en train d’être anéantis par la violence génocidaire perpétrée par des intrus, qui volent leurs terres et leurs ressources, et par des maladies telles que la grippe et la rougeole, contre lesquelles ils n’ont aucune résistance.

Guyane : l’hôpital de Cayenne fonctionne au ralenti, car il ne paye pas ses fournisseurs dans les temps

L’hôpital de Cayenne (le Char – Centre Hospitalier Andrée Rosemon) s’apparente de plus en plus à un hôpital du tiers monde avec une gabegie financière hors du commun ! Entre les recadrages financiers et les missions inutiles, la situation ne cesse de se dégrader. Même les médecins sont désemparés au point d’avoir démissionné en masse. En effet, le 3 mai dernier, 17 médecins urgentistes déposaient leur démission pour protester contre des moyens insuffisants et un manque de personnel ! Une première dans un hôpital français. Au mois de juin, une marche de 200 personnes a été lancée afin de soutenir les 17 urgentistes démissionnaires. Les médecins urgentistes, au nombre de 25 initialement, estiment toujours qu’il y a besoin d’au moins 40 urgentistes. Alors que la France triomphait dimanche à Moscou, un communiqué sidérant et rapporté sur les réseaux sociaux tombait :

« Depuis cette nuit le centre hospitalier de Cayenne n’a plus la possibilité de réaliser un examen de laboratoire des plus courants à savoir la NFS numération de la formule sanguine […]. Comment cela est-ce possible ? Nous sommes face une nouvelle fois à des retards de paiement de la part de l’hôpital envers ses fournisseurs […] le manque de réactif rend l’examen de la NFS impossible ce qui met en grande difficulté les soignants ». Sanitaire 973 poursuit : « Quelle solution pour le patient avec de la fièvre aux urgences de Cayenne, pour le patient dont l’état s’aggrave dans un service de l’hôpital, quand on entend en boucle le fait que l’hôpital ne manque pas d’argent ? Qu’il vient d’obtenir plus de 40 millions d’euros et que l’on continue d’entendre ce n’est pas un problème d’argent ? »

Guyane: Non à la Montagne d’or !

Les autochtones et écolos se fédèrent contre la Montagne d’or

Catastrophe écologique et humaine en vue !

La multinationale Nordgold qui exploitera la Montagne d’or est connue pour l’exploitation des mines du Burkina Faso qui, selon plusieurs rapports, viole les droits humains et réduit la population locale à un quasi-esclavage. Pensez-vous que les Lois françaises qui ont déjà du mal à être appliquées à Cayenne le seront au fin fond de la forêt ?