L’Ibama (Instituto Brasileiro do Meio Ambiente e dos Recursos Naturais Renováveis), au Brésil, est en quelque sorte la police des eaux et forêts. Elle a des pouvoirs de police et de justice.
Un de ses collaborateur a été assassiné dans une ambuscade lors d’une mission dans l’État du Pará (Nord du pays).
L’équipe dont il faisait partie a été victime d’une embuscade alors qu’elle exécutait une décision judiciaire de la Cour suprême fédérale (STF) visant à expulser des envahisseurs et à saisir du bétail illégal sur le territoire Apyterewa, à environ 1 100 kilomètres de Belém. L’homme, un guide éclaireur, qui soutenait l’équipe de l’Ibama dans cette opération, a été secouru et transporté par hélicoptère vers un hôpital de São Félix do Xingu, mais il n’a pas survécu.
L’opération s’inscrivait dans le cadre de l’ADPF (Action pour non-respect d’un précepte fondamental), qui traite de l’expulsion des intrus sur les terres délimitées. L’Apib (Articulation des peuples autochtones) a intenté une action dès 2020 pour expulser les envahisseurs de huit territoires autochtones brésiliens. L’opération était menée conjointement par le MPI (Ministère des peuples autochtones), la Funai (Fondation nationale des peuples autochtones), l’ABI (Agence brésilienne de renseignement), la Force nationale de sécurité publique, la police civile, la police militaire et l’Agence de défense agricole et pastorale du Pará.
Entre 2012 et 2022, des exploitations agricoles du Pará ont acheté 47 200 bovins élevés illégalement dans la réserve indigène d’Apyterewa, selon une enquête du ministère public fédéral. Les transactions ont été estimées à plus de 130 millions de reais. Selon le MPI, cette région a été la plus déboisée de l’Amazonie légale entre 2019 et 2022. Elle s’étend sur 773 000 hectares. Environ 1 300 personnes de l’ethnie Parakanã y vivent, selon les données de l’IBGE (Institut brésilien de géographie et de statistique) de 2022.
Le site Terras Indígenas no Brasil (Terres indigènes au Brésil) souligne que le territoire est menacé par les pêcheurs, les prospecteurs, les bûcherons, les agriculteurs et les spéculateurs fonciers.
Les violences contre les fonctionnaires de l’IBAMA ou de la police fédérale ne sont malheureusement pas rares dans ces régions amazoniennes très convoitées.






