Brésil L’occupation des terres toujours plus violente par des groupes paramilitaires de plus en plus nombreux

Dans les zones urbaines ou rurales, un modèle économique fondé sur la violence, l’accaparement des terres se développe à travers le Brésil avec souvent l’aval du gouvernement. « Ces miliciens non seulement tuent pour de l’argent, mais se lancent dans l’occupation de terres publiques ou privées, dans le but d’étendre les activités agroalimentaires ou les projets de construction dans des zones de potentiel profit », explique O Globo. Le journal a identifié dans au moins 12 États des actions des forces de sécurité visant à démanteler les groupes paramilitaires.

Au départ, explique le quotidien, des entreprises recourent, moyennant monnaie sonnante et trébuchante, à ces miliciens pour les aider à s’approprier illégalement des terres ou des terrains. Les « policiers » en question, indique O Globo, se déplacent armés avec des équipements radio et autres de la police militaire, même en dehors du service ».

Ils usent de menaces, voire d’extorsion forcée et parfois ils tuent. Ou encore, ils se présentent comme des apporteurs de solution à un problème de réglementation du foncier.

Cette situation ne date pas d’hier. Mais si les miliciens avaient levé le pied sous les gouvernements Lula et Dilma Rousseff, ils reprennent du poil de la bête, car ils se sentent pousser des ailes avec le clan Bolsonaro au pouvoir.

Les enquêtes (peu soutenus dans leurs missions) montrent que les différents gangs criminels agissent de la même manière : des hommes d’affaires financent l’exploitation d’entreprises irrégulières, en particulier d’accaparement des terres, et font équipe avec des policiers responsables de menaces, d’extorsions et même d’homicides. De l’autre côté, des fonctionnaires et des notaires sont achetés pour régulariser les occupations menées par les milices à l’aide de faux documents.

Une des techniques vieille comme le monde brésilien est d’enfermer dans une boîte ou un tiroir un grillon avec un titre de propriété antidaté venant d’être fabriqué de toute pièce. En une semaine, le petit animal par ses urines et son piétinement du papier qu’il grignote parfois a transformé le document en un titre datant de plusieurs décennies en arrière.

Cela s’appelle tout bêtement le grilagem.

Mais, comme le souligne O Globo, il y a des fonctionnaires honnêtes. Ils sont la cible de menaces. Ainsi des entrepreneurs véreux n’ont-ils pas hésité à se rendre maîtres de terrains publics en bord de mer en menaçant les employés municipaux qui refusaient de légaliser l’opération et en chassant manu militari les habitants.

Les investigations de la police fédérale ont dévoilé des affaires de cet ordre dans douze États brésiliens, tout particulièrement dans des régions reculées.

 

Pour le grilagem voir cette page facebook (en portugais mais facilement compréhensible) d’où est tirée l’image du tiroir ICI


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