Les actualités aux Amériques

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14-Juillet

Communiqué du Consulat général de France à Recife

A l’occasion de la fête nationale française, le vendredi 14 Juillet 2017, le Consulat Général de France à Recife pour le Nordeste organise une soirée à caractère culturel au Museu de Arte Moderna Aloisio Magalhães (MAMAM) et en partenariat avec lui.

 Cette célébration de la fête nationale française est plus particulièrement placée sous le signe du partenariat et de l’amitié entre les peuples.

 La soirée ambitionne de réunir de nombreux partenaires de la France dans le Nordeste dans les domaines  économique, de l’enseignement et de la recherche ou de la création culturelle.

 Le Consulat Général de France est également heureux d’inviter quelques compatriotes à cette soirée. A cet effet il met  à leur disposition des invitations qu’il convient de venir retirer en personne au Consulat général. Le nombre d’invitations étant nécessairement limité, il est recommandé de se présenter au Consulat général le plus tôt possible la semaine prochaine.  L’invitation est nominative et valable pour une seule personne. Une seule invitation sera remise par personne.

 Merci de formuler votre demande au préalable par voie de courriel à l’adresse suivante : admin-francais.recife-fslt@diplomatie.gouv.fr . Cette précaution est prise pour vous éviter un déplacement inutile.

Brésil : Le sénat approuve la Loi Travail (très controversée)

Le Sénat a approuvé mardi une réforme du Code du travail très contestée par les syndicats. Le projet de loi avait déjà été approuvé par la chambre des députés en avril. Réclamée par les milieux d’affaires, cette réforme est considérée comme vitale par le gouvernement du président Temer.

La réforme s’inscrit dans une série de mesures d’austérité en corollaire avec la réforme en cours d’examen par le parlement, et elle aussi très contestée. La nouvelle loi travail prévoit notamment la création de contrats de travail plus flexibles, et met fin aux cotisations syndicales obligatoires. Selon un sondage de l’institut Datafolha, 58 % des Brésiliens y sont opposés.

M. Temer a salué le vote du Sénat : « Je crois que nous avons approuvé une des réformes les plus ambitieuses des trente dernières années », a-t-il dit.

L’adoption du texte par le Sénat a été retardée mardi pendant un long moment par trois sénatrices de l’opposition qui ont empêché le président du Sénat Eunicio Oliveira de s’asseoir à son pupitre. Le président du Sénat a alors décidé de suspendre les débats et demandé de couper les micros et la lumière. L’hémicycle a été plongé dans l’obscurité. Les trois sénatrices de gauche qui ont occupé le pupitre ont ensuite été rejointes par d’autres parlementaires, qui ont retransmis leur action en direct sur les réseaux sociaux à l’aide de leurs téléphones mobiles.

Guyane

Encore une élue mise en examen (la maire de Saint-Elie)

L’alliance de la Bible et du fusil-mitrailleur : ces figures montantes de l’extrême-droite brésilienne

par Mathilde Dorcadie

Secoué par les scandales de corruption et les intrigues, le Brésil vit actuellement une restructuration complète de son paysage politique, dominé pendant une décennie par le Parti des Travailleurs (PT) et sa figure emblématique, l’ancien syndicaliste Lula. En deux ans, les courants conservateurs et réactionnaires, proches des paramilitaires et des églises évangélistes, ont conquis un espace médiatique sans précédent et infusent lentement leurs idées dans une société qui a perdu confiance dans ses dirigeants. Dans la perspective d’élections anticipées, et dans un contexte de violence politique croissante, Basta ! propose un tour d’horizon des nouvelles droites au Brésil.

Brésil : grève générale

Élections anticipées ?

La journée de protestation contre le gouvernement Temer au Brésil (vendredi 30 juin 2017) n’a guère mobilisé en dehors des grandes métropoles du littéral (São Paulo, Rio de Janeiro, Porto Alegre). Dans le Norte et le Nordeste les activités commerciales et me parfois bancaires ont été très peu perturbées. Par contre, partout, les transports en commun étaient à l’arrêt (Teresina, Fortaleza, Brasília, Imperatriz, Cuiaba…)

La circulation a notamment été désorganisée vendredi matin par des manifestants qui avaient placé des barricades pour bloquer des routes, notamment à Rio de Janeiro, où des incidents entre policiers et manifestants se sont prolongés jusque dans la nuit. Des pneus ont été brûlés sur les principales voies d’accès à la ville, provoquant des embouteillages monstres atteignant 70 km à l’heure de pointe. À Sao Paulo, capitale économique du pays, un groupe d’une vingtaine de personnes a installé des barricades pour bloquer une route du centre-ville, avant d’être dispersé par les forces de l’ordre à l’aide de grenades assourdissantes (AFP).

Les principales revendications portent sur l’assouplissement des règles du travail et la réforme libérale des régimes de retraite. Tout ça dans un contexte de crise politique sans fin. Le président Temer est clairement accusé de corruption. Il est sur un siège éjectable. Lula demande des élections anticipées.

Brésil : Le naufrage du président Temer

Arrivé au pouvoir il y a un an à peine, dans la foulée de la destitution de la présidente Dilma Rousseff, Michel Temer est aujourd’hui en bien mauvaise posture.

« Homme froid et cérémonieux, profondément impopulaire auprès des Brésiliens, Temer est arrivé en affichant une seule et unique préoccupation : la dure crise économique que le Brésil traverse depuis 2014 », rappelle El País Brasil. Mais il s’est avéré incapable d’imposer les réformes économiques drastiques qu’il voulait mettre sur pied. Temer est également aux prises avec la justice, notamment pour des soupçons de corruption. Quant à sa popularité, elle est estimée à moins de 9 %, rapporte O Globo.

À lire dans Courrier International 

Tout savoir, ou presque sur la situation économique du Brésil par les services économiques à l’étranger du Ministère de l’économie (Direction du Trésor)

Guyane: de scandale(s) en scandale(s)

En Guyane française, l’histoire se répète depuis des décennies. Cadres dirigeants, élus, institutions font encore et toujours la une des médias et généralement pas à leur avantage.

Les élus notamment sont sur la sellette : la maire de Cayenne, Mme Marie-Laure Phinéra Horth et l’ancien maire de Matoury sont soupçonnés de détournement de fonds publics. La maire de la capitale a même été placée en garde à vue. Tous les deux nient farouchement. En ce qui concerne M. Jean-Pierre Roumillac l’ancien maire de Matoury de 1989 à 2014, il se voit accusé par l’actuel maire (M. Gabriel Serville qui a sauvé son siège de député) qui affirme vouloir déposer une plainte dès lundi (3 juillet). Ces accusions sont dans l’air depuis au moins… deux ans. Certains observateurs s’interrogent à propos de l’opportunité d’engager des poursuites aujourd’hui.

Au chapitre des élections, justement, les deux députés de Guyane font l’objet d’un recours. Davy Rimane, syndicaliste (éclairage, mais ce n’est pas forcément une lumière !) contre Lénaïck Adam dans la deuxième circonscription (Ouest). Dans la première circonscription (Cayenne et Est) on ne connaît pas l’identité de celle ou celui qui a déposé un recours contre M. Serville (député sortant, réélu).

À part ça le scandale Léon Bertrand perdure. Condamné à de la prison ferme, il est toujours en liberté et surtout… maire de Saint-Laurent-du-Maroni ! [voir mon papier dans Mediapart ou sur ce site un peu plus bas].

Autre affaire cocasse (ou dramatique, c’est selon), celle de l’ineffable Bertrand Moukin un des leaders du mouvement d’avril-mai. On l’a surnommé M. Barrages, tout un symbole. Cet homme, par ailleurs vent debout contre l’immigration clandestine a finalement reconnu avoir participé à un vaste trafic de… faux visas ! L’affaire concerne également deux fonctionnaires de la préfecture, une dirigeante d’entreprise et un transporteur. Troublant : le préfet était-il au courant lors de négociations folkloriques avec les 500 frères et autres collectifs ?

Autre affaire : le procès de l’ancien président de la Chambre des métiers et de l’artisanat, M. Harry Contout pour favoritisme conjointement avec un chef d’entreprise. Voir Guyaweb sur les développements de cette sombre histoire où, comme toujours en Guyane, trafic d’influence, corruption, abus de confiance sont étroitement liés avec les pouvoirs économiques et politiques !

Pendant ce temps-là, le lycée agricole de Matiti est bloqué. L’établissement est en cessation de paiement fautes de subventions, notamment de la part Collectivité locale… Naturellement, on parlemente, on s’énerve, on bloque et débloque, mais rien n’avance.

Wait and see !

Selon les autorités, la cagoule n’est plus à la mode en Guyane !

Cet article a été publié sur mon blog, site de Mediapart, le 7 juin 2017 à 13:10 (Paris: 18:10)

La justice garde un œil sur les cagoulés de Guyane. Les 500 frères ont voulu remettre le couvert, le procureur a tapé du poing sur la table ! Des questions demeurent.

Les 500 cagoulés bas du front ont repris du service le 6 juin en voulant bloquer le centre des impôts de Cayenne. Mais, contrairement à il y a quatre mois, comme nous le soulignions dans notre article du 17 février 2017, la justice a réagi. En effet, par un communiqué de presse, le procureur de la République (près le TGI de Cayenne, M. Eric Vaillant) a justifié l’interpellation de plusieurs leaders des collectifs dits des 500 frères et de Trop Violans en ces termes :
« … six personnes ont été interpellées et placées en garde à vue au commissariat de Cayenne (…) pour les motifs suivants : dégradation de biens publics, entrave à la circulation, entrave à la liberté de travailler, dissimulation de visage lors d’une manifestation et pour l’un d’entre eux, en plus : port d’arme de catégorie D (poing américain et menaces) ».
Les gardes à vue ont été relativement courtes (un peu plus de cinq heures), mais « l’enquête se poursuit ».
Une question évidente se pose : pourquoi ces interpellations n’ont-elles pas eu lieu le 15 février dernier puis les semaines suivantes où on a quand même laissé librement circuler des cagoulés, bloquer la Guyane, dégrader la préfecture et parfois commettre des actes « musclés » en tenant des propos racistes ?
Pourquoi a-t-il semblé normal pour les élus et les autorités de Guyane qu’une poignée d’énergumènes bloquent pour la seconde fois le consulat du Surinam ?
Pourquoi a-t-on vu des gradés de la gendarmerie « cul et chemise » avec des cagoulés ?
Pourquoi le préfet s’est-il laissé déborder par des gens complètement hors-sol et irresponsables ?

Pourquoi ce qui était autorisé avec une certaine bienveillance ne l’est-il plus aujourd’hui ?
Certains avancent l’explication suivante : il fallait éviter à tout prix une explosion bien plus grave à la Guyane. Sans doute, mais nous évoquons les premiers jours. C’est-à-dire les premiers défilés des cagoulés à la mi-février. À ce moment-là, il était tout à fait possible de désamorcer ce qui en fait n’aura été qu’une suite d’événements néfastes n’ayant apporté à la Guyane quasiment aucun autre bénéfice que ceux proposés dans un certain Contrat d’avenir. Celui-ci, à défaut de construire l’avenir, a surtout fait couler beaucoup d’encre et de salive du côté de la CTG (Collectivité territoriale de Guyane). Ah si : il y a l’effacement de certaines (grosses) dettes dues à des incompétences purement locales ! Tout ça pour ça…

Au fait, un sondage circule : désormais, il n’y a plus que 15 % des Guyanais pour approuver l’action des 500 cagoulés. Mais bon, ce n’est qu’un sondage…

Brésil: le président Michel Temer plus que jamais sur la sellette


On le surnommait l’homme à la valise. Rodrigo Rocha Loures ce proche du président Temer avait été filmé en train de recevoir une valise de billets de banque (150 000 €). Il a été emprisonné. L’incarcération de ce proche conseiller du président Temer fragilise encore un peu plus le gouvernement brésilien. Enième rebondissement qui arrive au moment où le président pourrait voir son mandat cassé par le Tribunal supérieur électoral qui siège à partir de ce mardi 6 juin. Déjà accusé de corruption, M. Temer comparait aujourd’hui pour des irrégularités dans le financement de la campagne présidentielle de 2014 dans le ticket Dilma Rousseff présidente et Michel Temer à la vice-présidence. La position du président (non élu) devient franchement compliquée. Quant à son impopularité, elle bat des records ! « Le président affirme qu’il veut le bien du Brésil, en réalité il redoute la prison et sa résistance aggrave la crise a déclaré Paolo Baia, professeur de sciences politiques à l’Université fédérale de Rio de Janeiro ».

Quoi qu’il en soit, si le président est destitué le président de la Chambre des députés, Rodrigo Maia, assurera l’intérim pendant un mois, ensuite il y aura des élections indirectes (par le Congrès).

De plus en plus de voix s’élèvent (notamment dans la rue) pour réclamer des élections directes anticipées (au suffrage universel). Normalement la prochaine élection présidentielle doit avoir lieu en octobre 2018. Lula est candidat, pour l’instant, car la justice et tout particulièrement le juge Moro s’échinent à lui barrer la route.   Lors de la clôture du 6e congrès du Parti des travailleurs à Brasilia, ce dernier a déclaré : « J’ai appris aujourd’hui que le parquet demande ma condamnation, m’on incarcération. Je ne sais pas pourquoi. N’importe où dans le monde pour être condamné ou accusé il faut des preuves, ici au Brésil, non ! »

Gleisi Hoffmann, 2017

O PT vivenciou neste domingo mais um processo de eleições diretas para renovar suas direções. Milhares de filiados e filiadas foram às urnas partidárias. Esse processo é um compromisso histórico do PT com a democracia, que o diferencia de outras agremiações partidárias no País.

À l’ouverture de ce congrès, Lula avait demandé à la gauche de se préparer à revenir au pouvoir. Il a aussi critiqué l’infantilisme du parquet qui selon lui n’est pas parvenu « depuis deux ans a trouvé un dollar, un peso, un Real de pots-de-vin » à son encontre. Par ailleurs, ce Congrès a élu à la tête du Parti des Travailleurs la sénatrice Gleisi Hoffmann, avocate de 51 ans. Elle a été la chef de cabinet de la présidence de la République sous Dilma Rousseff. 

À propos de l’élection de G. Hoffmann, l’ex-président Lula da Silva déclaré : « Quand le PT était dirigé par des hommes il était bien et maintenant que c’est une femme qui en assure la responsabilité, ils vont voir comment le parti est plus audacieux, plus aguerri ». Quant à Michel Temer, il faut savoir que la plainte contre lui devant le Tribunal supérieur électoral a été déposée par une formation de droite, le parti de la social-démocratie brésilienne, qui avait perdu l’élection présidentielle de 2014. Ce parti est aussi… membre de la majorité présidentielle actuelle ! On voit mal désormais comment Michel Temer peut se maintenir au pouvoir, à moins que les juristes décident de jouer l’apaisement en le maintenant sous perfusions jusqu’à l’élection de 2018… histoire de ne pas rajouter une crise aux autres crises (politique, sociale, économique) qui secouent et affaiblissent le pays depuis plus de deux ans.

Législatives 2017. Français de l’étranger.

Fin de partie pour les deux députés sortants des première et deuxième circonscriptions de l’Amérique

Le continent américain compte deux circonscriptions pour les représentants des Français établis hors de France. La première (Nord, USA Canada), la deuxième (Amérique latine). Cette dernière comprend trente-trois pays pour une population d’environ 100 000 Français inscrits sur les registres consulaires. Le Brésil rassemble environ 22 000 ressortissants français (inscriptions consulaires).

Dans la 2e circonscription, Sergio Coronado a été le premier député à être élu (depuis la réforme de 2010) le 17 juin 2012 sous l’étiquette EELV. En 2017 il se représentait sous les couleurs de J.L. Mélenchon. Il serait en ballotage défavorable selon les premiers résultats partiels.

Selon les résultats publiés par l’embassade de France au Brésil Paula Forteza (LREM) arriverait en tête avec 50,64% des suffrages exprimés devant le député sortant, Sergio Coronado avec 22,18 %. (Résultats seulement sur les 10 bureaux du Brésil, pas sur l’ensemble de la 2e circonscription).

Même sort dans la première circonscription pour l’ancien sniper de Sarkozy, Frédéric Lefebvre (LR). Il serait battu par Pierre Lescure (LREM). 

Màj : 4 juin 2017 (22 h Brésil, 3 h le 5, Paris).

Paula Forteza (LREM)-Amérique latine

Sergio Coronado (FI)-Amérique latine

Frédéric Lefevbre (LR)-Amérique du nord

Roland Lescure (LREM)-Amérique du nord

Brésil : Après deux années de récession hausse du PIB de 1 %
Mais la crise politique et sociale est toujours prégnante

Certes c’est une bonne nouvelle, mais l’incertitude est toujours de mise tant la crise politique et sociale est profonde. Les inégalités s’accroissent, les mesures libérales du président Temer gèlent les acquis sociaux des plus pauvres et pénalisent aussi la classe moyenne notamment au registre des retraites.
D’ailleurs cette hausse de 1 % au premier trimestre 2017 ne doit pas masquer le fait que par rapport au 1er trimestre 2016, le PIB de la principale économie latino-américaine est cependant en retrait de 0,4 %, a précisé l’IBGE (Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística).
Pour rappel Le PIB du Brésil avait diminué de 3,6 % en 2016, après avoir déjà baissé de 3,8 % en 2015.
L’économie brésilienne, qui avait connu un taux de croissance record de 7,6 % en 2010, a été affaiblie par la baisse des cours des matières premières (produits agricoles et pétroliers), mais aussi par la crise politique qui secoue le pays.
 L’analyste et ex-président de la Banque centrale Carlos Langoni maintient sa prévision d’une croissance autour de 0,5 % pour l’année en cours. Même si, a-t-il précisé « dans un scénario extrême d’approfondissement de la crise politique, il pourrait y avoir une croissance nulle du PIB, avec une stagnation économique ».
Par secteurs, c’est l’agriculture qui a connu la plus forte progression (13,4 %) grâce à un volume accru de récoltes et à la bonne résistance des prix des marchandises. L’industrie a progressé de 0,9 % et les services sont restés stables.

Reste que l’inflation passe en avril sous la cible de la Banque centrale (4,08 % contre 4,5 %), pour la première fois depuis 2009. Par ailleurs, toujours selon l’IBGE, les secteurs du commerce de détail voient leurs résultats baisser en mars en comparaison à février (quasi – 2 %).

Crise politique et sociale

D’autre part en dévoilant le programme d’investissement nommé « Avançar », destiné à remplacer la PAC (plan d’accélération de la croissance), le gouvernement fait l’impasse sur les politiques sociales d’éducation, de santé, de sport et d’accès à l’eau en y consacrant seulement 13 % du budget. Les priorités étant les transports et la défense. Curieux : la défense (23 % du programme) pour un pays qui n’est en guerre avec personne et dont aucune perspective belliqueuse n’est en vue.

Le président non élu Michel Temer, 76 ans

L’actuel président non élu, Michel Temer, 76 ans, est mis en cause par d’anciens cadres du groupe de BTP Odebrecht, dans l’enquête sur l’énorme scandale de corruption impliquant la plus grande entreprise du pays, le groupe pétrolier Petrobras. M.Temer aurait demandé à Odebrecht quelque 10 millions de reais (3 millions d’euros) pour la campagne de son parti (PMDB). Pour une fois, les juges détiendraient des preuves. Contrairement au sujet des accusations portées contre Lula soupçonné d’enrichissement personnel par le juge Moro qui ne désespère pas d’empêcher l’ancien président, toujours populaire (notamment dans les régions pauvres du Norte et du Nordeste), d’être candidat à la présidentielle d’octobre 2018.

[M. Temer est président par intérim après le coup d’État constitutionnel mené par la droite et l’extrême droite qui a mené à la destitution de Dilma Rousseff qui avait été élue démocratiquement pour un second mandat].

Qual o nome completo de Michel Temer ?

Filho de imigrantes libaneses que chegaram ao Brasil, na década de 1920, Michel Temer nasceu e foi criado no interior paulista. Em 1963, graduou-se em direito pela Universidade de São Paulo (USP), onde atuou ativamente na política estudantil. O nome completo de Michel Temer é Michel Miguel Elias Temer Lulia .

Le témoignage d’un lanceur de projets entrepreneuriaux en Guyane

Après la publication d’un article sur le blog de Mediapart ICI concernant la Guyane, Maurice B. nous a envoyé un courriel. Il souhaite témoigner sur les difficultés qu’il rencontre auprès des élus et des administrations en Guyane. Il travaille dans le secteur fluvio-maritime (création et fabrication d’embarcations originales comme des house-boats ou des petits sous-marins de loisir). Il reproche surtout aux élus et aux administrations guyanaises de ne pas prendre en compte les projets créateurs d’emplois proposés par les citoyens.
« Personnellement, je pense que les élus tous confondus, non rien a faire du peuple, seul les intéresse de se faire élire avec leur parti ou de faire des alliances pour garder leur place.
Nous avons présenté un projet à madame Marie-Laure Phinéra-Horth, maire de la ville de Cayenne. [Ce projet peut créer] 50 emplois en moins de trois ans [puis] 100 emplois.
Sans compter du travail pour 4 sous-traitants en direct, il faut savoir que nous aurions apporté toutes les formations aux personnes que nous aurions employées, et cela sans demander d’assistance à quiconque.
Notre seule exigence était d’avoir une assistance financière soit sous forme de caution bancaire ou de subventions remboursables avec intérêts ou d’être parrainés par une grosse société locale le temps de notre mise en place ».

Passe-droits ? Belles paroles ? Des formations pour quoi faire ?

« [les collectivités] interviennent avec des millions d’euros, voire des milliards pour certains, il se monte des SEM [sociétés d’économie mixte] où elles sont majoritaires à plus de 70 % ».
Notre témoin sous-entend que beaucoup de ces SEM sont créées au bénéfice d’amis d’élus…
Il poursuit : « … à ce jour c’est lettre morte [les démarches effectuées pour la création de cette entreprise], il est vrai qu’une start-up, c’est pas très crédible, il vaut mieux donner [c’est Maurice qui souligne] de l’argent sans contrepartie a des grosses multinationales connues, que d’aider une jeune entreprise avec un projet innovant et porteur d’emplois. Quand tout le monde parle de créer des emplois c’est du leurre et des belles paroles, ils [les élus] n’en pensent pas un mot, il parle de faire de la formation, c’est très bien, mais de la formation quand il n’y pas de travail… »
Notre témoin dit que lui et son équipe peuvent vraiment créer des emplois : « Nous, nous amenons du travail réel pas des chiffres ou des belles paroles ».
Il insiste : « ça va faire plus d’un an qu’on nous promène [d’administration en administration]. Après on vous explique qu’il n’y a pas d’argent ou que ça ne dépend pas de leur budget, il y a toujours une explication sordide, pour vous dire sans vous le dire, que ça ne les intéresse pas… ».
Maurice prétend que s’il était connu, médiatisé ou proche d’un élu il n’en rencontrerait pas tous les obstacles qu’il nous décrit.
Et, avec humour, il cite Coluche : « quand la personne ayant perdu ses papiers va à la police qui l’écoute bien et après on lui demande s’il a ses papiers ! »

contact@diogenedarc.com

Les conséquences au Brésil de la crise vénézuélienne
L’appel d’universitaires et d’intellectuels

Alors que des militants de la société civile, des universitaires et des intellectuels latino-américains et européens viennent de publier un appel international « pour stopper la montée de la violence au Venezuela », la situation s’aggrave à Manaus (capitale de l’Amazonie brésilienne). En effet, Brasília a assoupli ses conditions d’entrée sur le territoire de l’Union afin de venir en aide aux milliers de Vénézuéliens qui le peuvent de venir se réfugier ou tout simplement se procurer les produits de base qui font désormais défaut chez eux et notamment les médicaments.
Du coup, la ville brésilienne de Manaus, au cœur de l’Amazonie, dans l’impossibilité de loger tout le monde et face au risque de maladies, a décrété l’état d’urgence sociale en réaction à l’afflux de migrants venus du Venezuela et parmi eux plus de 350 Indiens de la tribu vénézuélienne des Warao.
Depuis le début de 2017, le Brésil a reçu 8 231 demandes de réfugiés venant du Venezuela. Depuis février, une résolution du Conseil national de l’immigration brésilien permet aux ressortissants du Venezuela essayant d’échapper à la crise dans leur pays de demander un permis de séjour temporaire sans passer par les procédures complexes concernant normalement les réfugiés.

L’appel des intellectuels à propos de la situation au Venezuela

L’appel des d’intellectuels sud-américains comme la sociologue argentine Maristella Svampa ou l’économiste équatorien Alberto Acosta, est notamment signé par Sergio Coronado, député des Français de l’étranger pointe la responsabilité du gouvernement Maduro dans la dérive autoritaire du pouvoir, et soutient les initiatives de dialogues pluralistes qui émergent à Caracas : En tant qu’universitaires, intellectuels ou militants de la société civile, nous souhaitons exprimer notre profonde préoccupation face à la situation incontrôlée de violence politique et sociale au Venezuela qui a déjà entraîné plus de cinquante morts, des centaines de blessés et de détenus renvoyés devant des tribunaux militaires.
Nous sommes conscients que la situation de violence dans laquelle le Venezuela est plongé aujourd’hui a des origines nombreuses et complexes, dans un contexte de polarisation politique de plus en plus virulent et de désintégration du tissu social. Le conflit vénézuélien a ainsi différences faces.

Capture d’écran de la chaîne Euronews

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Brésil

La destruction du système de protection sociale par le gouvernement Temer

Grazielle David

Jeudi 25 mai 2017, mis en ligne par Dial

Il est encore trop tôt pour faire le bilan du gouvernement de Michel Temer devenu officiellement chef d’État du Brésil après la destitution de Dilma Rousseff, le 31 août 2016. Mais comme l’explique Grazielle David, les mesures prises font planer une menace importante sur les services publics et le système de protection sociale brésilien. Article publié dans l’édition de mars de la revue América Latina en Movimiento : « Stop aux paradis fiscaux ? », une coédition avec la campagne « Paguen lo Justo » [Qu’ils paient ce qui est juste].

Le Brésil s’est distingué par l’ampleur, l’intensité, la perversité des mesures d’austérité adoptées. Le gouvernement de Temer, qui est arrivé au pouvoir en 2016 après la destitution de la présidente élue démocratiquement, a adopté de façon accélérée une série de mesures nocives au peuple brésilien. Il est important de souligner que le président comme ses ministres sont largement impliqués dans les dénonciations de corruption en cours. Le pays vit une crise institutionnelle et politique et les propositions du gouvernement n’ont jamais été soumises au vote populaire. Lire l’article complet

La justice française enquête sur de possibles rétro-commissions autour de la vente de sous-marins au Brésil 

Lire l’article complet sur le site de France Inter, par Emmanuel Leclère publié le dimanche 21 mai 2017 ICI

D’après les informations du Parisien, l’enquête du parquet national financier (PNF) a été ouverte en octobre dernier pour « corruption d’agents publics étrangers » et fait suite aux aveux d’Emilio et de Marcel Odebrecht. Père et fils, ils sont fondateur et patron de la plus grande entreprise de BTP brésilienne.

Brésil : Ce que dit le rapport annuel d’Amnesty International

Le moins que l’on puisse dire est que ce rapport 2015/2016 n’est pas très flatteur. On s’y attendait. En préambule, les auteurs écrivent :

« Cette année encore, de graves atteintes aux droits fondamentaux, dont des homicides perpétrés par la police et des actes de torture et autres mauvais traitements en détention, ont été signalées. Les jeunes Noirs des favelas (bidonvilles) et les groupes marginalisés étaient particulièrement exposés à ces violations ».

Violences policières

Le rapport souligne en effet que « Le nombre d’homicides commis durant des opérations policières demeurait élevé en 2015 mais, en raison d’un manque de transparence dans la majorité des États, il était impossible de fournir un chiffre exact. Les États de Rio de Janeiro et de São Paulo ont enregistré une hausse importante du nombre de personnes tuées par des policiers en service, confirmant la tendance observée en 2014. Ce type d’homicides faisait rarement l’objet d’une enquête, et des tentatives de maquillage des scènes de crime et d’incrimination des victimes de la part des policiers ont souvent été signalées. Ceux-ci invoquaient régulièrement la légitime défense pour justifier ces meurtres, soutenant que la victime avait opposé une résistance au moment de son arrestation ».

L’association internationale donne plusieurs exemples. Mais il suffit de lire la presse quotidienne au Brésil pour se faire une idée encore plus précise des exactions policières, souvent hors de contrôle. Des mineurs, et parfois même des enfants en sont très souvent les victimes. Les exécutions de masse ne sont pas rares : « À Manaus (État de l’Amazonas, dans le nord du pays), 37 personnes ont été tuées en l’espace d’un week-end en juillet. À Osasco, une ville de la région métropolitaine de São Paulo, 18 personnes ont trouvé la mort en une seule nuit. L’enquête préliminaire a révélé l’implication de policiers militaires ».

Les policiers responsables d’homicides illégaux jouissent d’une impunité quasi totale. Sur les 220 enquêtes sur des homicides commis par la police ouvertes en 2011 dans la ville de Rio de Janeiro, une seule affaire avait abouti en 2015 à l’inculpation d’un agent. En avril 2015, 183 de ces enquêtes étaient toujours en cours.

Autre dossier très lourd : les peuples indigènes

Le rapport explique : « Le processus de délimitation des terres des peuples indigènes ne progresse toujours qu’avec une extrême lenteur, alors que le gouvernement fédéral dispose à la fois de l’autorité juridique et des moyens financiers nécessaires pour le faire avancer. Plusieurs dossiers sont toujours en instance. Les attaques visant des membres de communautés indigènes demeurent monnaie courante, et leurs auteurs sont rarement traduits en justice ».

Le rapport pointe notamment du doigt la situation dramatique des Guaranis-Kaiowás de la communauté d’Apika’y, dans le Mato Grosso do Sul. Une ordonnance d’expulsion, qui aurait pu laisser sans abri les membres de cette communauté, a été suspendue provisoirement en août. Cependant, à la fin de l’année 2015, ils étaient toujours sous la menace d’une expulsion…

Un texte aux conséquences très néfastes pour les peuples autochtones

Une commission spéciale de la Chambre des députés a approuvé en octobre une proposition d’amendement de la Constitution transférant au pouvoir législatif – au sein duquel l’influence du lobby de l’agriculture industrielle est très forte – la responsabilité de délimiter les terres appartenant aux indigènes, responsabilité jusqu’alors assumée par le pouvoir exécutif. À la fin de l’année, cet amendement devait encore être adopté par l’ensemble des députés réunis en plénière. L’adoption de ce texte aurait de lourdes répercussions sur l’accès à la terre des peuples indigènes.

Guyane : le scandale Léon Bertrand

Léon Bertrand s’honorerait à mettre un terme à ses recours à la noix et à se présenter aux portes du pénitencier. Ne serait-ce pas un acte à la hauteur de ce qu’il fut et de la confiance longtemps placée en lui ?

Il a été l’homme fort de la droite guyanaise. Ce « bébé » Chirac a même connu son heure de gloire grâce au Corrézien. L’amateur de tête de veau et d’argent liquide l’a fait secrétaire d’État puis ministre délégué au Tourisme (2002-2007). On dit que le grand Jacques l’appelait régulièrement à trois heures du matin…

En 2008, Nicolas Sarkozy le nomma inspecteur général de l’Éducation nationale au 5e tour. Ne participant qu’à une petite dizaine de réunions en deux ans, notre descendant de bagnard ne s’est pas tué à la tâche. D’ailleurs, professeur de sciences physiques et naturelles, il a très peu enseigné (il est maire de Saint-Laurent-du-Maroni dès 1983 après avoir été élu conseiller général l’année précédente).

Léon Bertrand, revendiquant ses origines (européennes, surinamaises, amérindiennes), aura été très populaire dans l’Ouest guyanais. Il dispose toujours d’un certain capital de sympathie. Homme chaleureux, généreux, bon musicien à ses heures, n’hésitant pas à boire le coup avec ses administrés dans les cafés du coin, il a su longtemps naviguer en évitant les écueils, usant souvent d’un clientélisme bon enfant. Du moins, le croyait-on. Car tout s’est sérieusement gâté à l’aube des années 2010.

Mis en examen pour délit de favoritisme et corruption passive, il a été placé en détention provisoire au centre pénitentiaire de Ducos (Martinique) dans la nuit du 26 au 27 novembre 2009, après avoir été gardé à vue à Cayenne. Il est alorssoupçonné d’irrégularités dans les conditions d’attribution de marchés publics au sein de la Communauté de communes de l’Ouest guyanais (voir ici sa fiche Wikipédia).

À partir de là le feuilleton judiciaire (compliqué !) occupera les Guyanais, et surtout le toujours maire de Saint-Laurent et ses proches. En fait : sept ans de malheur !

Un (trop) long feuilleton judiciaire dont Monsieur Léon est la vedette

Dans cette histoire, il y aura de tout, même disparition et mort d’homme (voir iciou ). On suivra alors les aventures judiciaires de l’ancien ministre au gré de rebondissements multiples notamment sous la plume de Frédéric Farine, correspondant de l’AFP et journaliste pour le site Guyaweb.

On a cru qu’un point final ponctuerait cette pâle copie d’un polar à la James Hadley Chase  avec la condamnation en appel (à Basse-Terre, Guadeloupe) de Monsieur Léon : trois ans de prison ferme, 80 000 euros d’amende et trois ans de privation des droits civiques pour corruption passive et pour favoritisme dans le cadre de marchés publics. Peine prononcée le 7 mars 2017 assortie d’un mandat de dépôt. Lire la suite sur mon blog hébergé par Mediapart

Brésil : la presse française à la remorque du groupe Globo

La façon dont les médias français rendent compte de ce qui se passe au Brésil n’a qu’un lointain rapport avec le journalisme. Un stagiaire localier dans une sous-préfecture ferait beaucoup mieux. Beaucoup de correspondants ne font que recopier les dépêches de l’AFP et traduire celles du groupe Globo. Ce dernier, très à droite dans ses analyses (ce qui d’ailleurs est son droit dans une démocratie), soutient naturellement tout ce qui peut aller contre l’exécutif brésilien actuel et le PT. Il est également intéressant de ne pas oublier que ce groupe a quand même été longtemps un soutien indéfectible à la dictature militaire aux mains de la CIA. Ou s’inspirent tout simplement (quand ils ne le recopient pas) du Washington Post.

La correspondante du Monde, comme la plupart de ses consœurs et confrères n’a de cesse de porter aux nues le juge Sergio Moro. L’Eliot Ness brésilien cher au Washington Post. Mais pourquoi donc, dans le Monde, dans le Figaro et même dans l’Obs, ne rapporte-t-on pas ces quelques précisions :

Sergio Moro est très marqué à droite. Il est le fils du fondateur du PSDB (à la pointe de l’opposition au gouvernement). Son épouse est toujours salariée de ce parti qui porte bien mal son nom (Parti de la sociale démocratie du Brésil). Sergio Moro va très régulièrement aux États-Unis où il a fait ses études d’ailleurs. En 2007, il a participé à un séminaire de trois semaines pour les « leaders potentiels » parrainés par le Département d’État américain…

Pourquoi ne rapporte-t-on pas non plus les réactions de certains juristes brésiliens comme José Roberto Batochio, avocat, ex-président de Ordem dos Advogados do Brasil, à propos de la divulgation par Moro d’un enregistrement pirate d’une conversation entre Lula et Dilma : « C’est inadmissible, ce juge [Sergio Moro] tente d’instaurer un État policier dans les faits ». Lui aussi accuse le juge de transgresser la Constitution. Il a ajouté que dans une démocratie solide (comme aux États Unis), le juge aurait été sanctionné. « Où allons-nous si on peut ainsi divulguer des secrets d’État ? » Cet enregistrement a été effectué sans mandat.

Enfin, la situation dans laquelle se retrouve le Brésil est principalement due à une absence totale de législation concernant le financement de la vie politique et à un Congrès très à droite qui refuse toutes les réformes. Oui, Petrobras a servi de pompe à fric pour tous les partis politiques tout comme le groupe de BTP Odebrecht. Dilma Rousseff aurait dû reconnaître au tout début de l’affaire Petrobras qu’elle était au courant des financements des partis de droite comme de gauche. Elle ne pouvait sans doute pas l’ignorer quand elle était ministre des Mines et de l’Énergie et présidait à ce titre le Conseil d’administration de l’entreprise nationale que la droite veut offrir aux Américains.

Comme dans tout financement de la vie politique par des entreprises, il faut bien faire la part des choses entre ceux qui ont détourné  l’argent pour des campagnes électorales et ceux, qui, au passage, se sont personnellement enrichis comme Aécio Neves (candidat malheureux à la présidentielle de 2014 et très proche du juge Moro), Cardoso (ancien président et, accessoirement, propriétaire d’un appartement avenue Foch à Paris !) ou Eduardo Cunha, président de l’Assemblée Nationale qui a envoyé de l’argent sur des comptes en Suisse par le biais de l’église évangélique.

La méthode de Sergio Moro est d’obtenir des aveux négociés en échange de réductions de peine ou même d’arrêt des poursuites. Il y a donc, au niveau judiciaire un odieux marchandage et, au final, très peu de preuves matérielles. D’ailleurs il n’y a aucun document attesté prouvant un enrichissement personnel de Dilma Rousseff et de Lula. Enfin, rappelons que se sont eux qui ont le plus œuvré contre la corruption au Brésil !